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Construisons les SUITES !

C’est en poursuivant les actions locales et les initiatives diverses que nous créerons les conditions pour gagner une autre réforme pour le ferroviaire et nos retraites.

« Nous écrirons ensemble cette réforme des retraites dans les transports », telle était la réponse faite par le secrétaire d’État aux Transports, Jean- Baptiste Djebbari, le 24 septembre 2019, alors que près de 25 000 cheminots s’étaient mobilisés pour dire non à la réforme envisagée par le gouvernement ! Ce que ce personnage, bien connu des cheminots puisqu’il a été rapporteur de la réforme ferroviaire de 2018 à l’Assemblée nationale, n’a pas compris, c’est que nombre de salariés et de citoyens ne veulent pas de ce projet.

Un refus à soutenir

Ils l’ont largement démontré lors de la journée de grève et de manifestations interprofessionnelles du 24 septembre par plus de 150 manifestations organisées sur l’ensemble du territoire et de nombreux appels à la grève dans les entreprises. Une journée d’action qui en appelle d’autres pour contrer le projet gouvernemental et porter les propositions de la CGT d’une réforme progressiste du système de retraite préservant et améliorant les droits de toutes et tous.

Une urgence globale

La situation demande en effet une mobilisation sans faille. Car la fumée blanche est sortie de l’Élysée ! C’est finalement Jean-Pierre Farandou, président de Keolis, qui est pressenti pour être président de la SNCF et finir le travail de mise en oeuvre de la réforme ferroviaire au 1er janvier 2020. Or, les effets que cette dernière produit d’ores et déjà sur les conditions de vie et de travail des cheminots confirment qu’elle est néfaste, tant pour eux que pour les usagers et le fret. Le recours à la soustraitance et l’externalisation des charges de travail ne cessent d’augmenter et la direction refuse d’appliquer une décision de justice la contraignant à consulter les comités sociaux économiques (CSE) avant tout projet d’externalisation.

Soyons force d’action

Lors du forum organisé par l’UFCM-CGT au sein même de la direction de l’entreprise le 16 octobre prochain, débattons largement et ouvertement de la réinternalisation de la production. Les jeunes sont notre avenir ! Même si le niveau de recrutement est largement insuffisant pour couvrir les besoins, plusieurs milliers d’entre eux ont rejoint la SNCF ces dernières années. Si nous voulons gagner la bataille des idées, renforcer notre organisation pour développer les luttes, il nous faut aller à leur rencontre, débattre avec eux de nos propositions et leur proposer l’adhésion. C’est tout le sens de l’initiative du 9 octobre à Montreuil qui a l’ambition de réunir 300 jeunes dont un tiers de non syndiqués. Ces actions et la multiplication des mobilisations locales doivent nous aider à poursuivre la bataille des idées et construire une lutte de haut niveau pour gagner une autre réforme du ferroviaire et le maintien de notre régime de retraite.

Véronique Martin, secrétaire fédérale.

LE 24 SEPTEMBRE SOYONS EN GRÈVE !

L_BrunFace aux attaques du Gouvernement la rentrée sociale doit voir converger les actions de manière massive.
Cette date sera une étape importante.

Incendies de forêt en Amazonie, incroyable pénurie de médicaments en France du fait de la spéculation et des délocalisations des laboratoires pharmaceutiques, annonce d’une possible nouvelle crise financière liée au niveau d’endettement des entreprises privées. Le libéralisme économique nous conduit dans le mur et c’est de plus en plus visible.

Fédérer les colères

De nombreuses expressions de colère émergent : grève du « bac », des urgentistes, des pompiers… Elles font suite à toutes celles de 2018 : Air France, SNCF, EDF, retraités… Certes, il faut encore du travail militant pour en faire des mobilisations majoritaires et convergentes. Mais le socle d’une rentrée sociale chaude existe bel et bien. Le gouvernement le sent. Il tisse sa toile de division,  de répression et d’enfumage pour l’éviter.

Ne laissons rien passer

Or, comme nous l’a montré la mobilisation contre la suppression du train des primeurs Perpignan-Rungis, le rapport de force a contraint celui-ci
à faire des promesses. Nous ne lâcherons pas le sujet jusqu’à ce qu’elles soient respectées.
Temps d’attente en gare, problèmes de sécurité dûs au manque d’entretien de l’infrastructure, multiplication des conflits d’intérêts entre entreprises bientôt autonomes, problèmes matériels, etc. sont directement liés à la réforme ferroviaire de 2018 votée sur des mensonges.
En matière sociale, la direction SNCF compte faire passer son pacte au second semestre. Elle veut faire payer aux cheminots l’absence de solution de financement du service public dans la réforme par la rémunération et des promotions « au mérite », la suppression des taquets du RH 0077 et des suppressions massives d’emplois. Il y a donc urgence à remettre – par la force des mobilisations – la satisfaction des besoins sociaux au cœur des politiques publiques.

Prendre date

Face à des situations identiques dans presque toutes les branches professionnelles et à la réforme des retraites qui touchera tous les salariés, la confédération a programmé trois semaines de mobilisation en septembre, dont une journée de grève le 24 septembre. D’ores et déjà mettons tout en œuvre pour que les cheminots se saisissent de cette action. Sur les retraites, la question centrale sera le niveau de richesses que notre société acceptera d’y consacrer. Emmanuel Macron veut imposer une règle d’or et empêcher de dépasser 14 % du PIB.
La variable serait donc le niveau des pensions. C’est uniquement à cela que servira le régime par points. D’autres proposent au contraire de consacrer progressivement 17 % du PIB aux retraites.
Il suffirait pour cela de prélever seulement 30 % des dividendes monstrueux versés aux actionnaires chaque année (220 milliards d’euros en 2018).
C’est un choix de société. Il justifie amplement de se mobiliser. Alors, le 24 septembre, mettons-nous massivement en grève pour une autre réforme ferroviaire et une autre réforme des retraites !

Laurent Brun,
secrétaire général de la Fédération.

Parce que c’est POSSIBLE !

NierFace aux attaques que subissent les salariés, notre organisation doit avoir le souci permanent de « jouer » collectif.

 

Le gouvernement qui, depuis sa mise en place et jusqu’alors, empilait les réformes, envisagerait maintenant de repousser le vote sur l’avenir des retraites après les municipales de 2020, en présentant une loi-cadre en décembre 2019. Au-delà de la vieille tactique politicienne, l’on perçoit, à quelques encablures des prochaines échéances électorales, une certaine prudence. À n’en pas douter, l’objectif est d’éviter que salariés et citoyens ne s’unissent contre les régressions sociales.

Les luttes dans différents secteurs, ainsi que le référendum d’initiative partagée (RIP) contre la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), qui peut potentiellement rouvrir le débat sur les privatisations d’entreprises publiques, créent un foisonnement de mobilisations.

Construire la mobilisation

Le Comité confédéral national (CCN) de la CGT, lors de sa dernière réunion, a proposé de faire agir tous les salariés en septembre. Les unions locales et départementales (UL et UD) constituent des lieux privilégiés pour préparer cette action. Les syndicats de cheminots pourront y travailler les convergences avec d’autres entreprises en lutte de différents champs professionnels.

Tout en agissant dans le quotidien, prenons le temps de remettre notre CGT en ordre. Parallèlement aux visites de syndicats initiées par la fédération, la confédération lance une grande consultation de tous les syndiqués. Ces deux démarches ambitionnent de recréer du collectif dans les syndicats et de remettre les syndiqués au coeur de la démarche revendicative. Malgré le rythme soutenu des restructurations, nous étions une nouvelle fois plus de 15 000 cheminots dans les rues de Paris le 4 juin dernier, appuyés par de multiples luttes locales. Ceci n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de notre présence en proximité avec des syndicats de site capables de mener la bataille idéologique.

Nos ressources

Dans le cadre de notre bataille pour une autre réforme, nous pouvons compter sur plusieurs points d’appui. En interne, nous avons la possibilité de mobiliser massivement les cheminots dans le cadre de nos luttes. Rappelons-nous que durant le conflit du printemps de 2018, ils ont été près de 90 % à participer à au moins une journée de grève sur les trois mois et qu’en novembre 2018, 34 % d’entre eux, tous collèges, tous services, ont voté pour la CGT. Preuve que malgré les pressions, les sanctions, les discours antisyndicaux, les cheminots sont là quand on prépare la mobilisation avec eux ! En externe, au-delà du comité de vigilance national, près de 25 comités locaux agissent en proximité et sur le terrain. De nombreuses luttes sont menées pour préserver des guichets et des gares avec des associations d’usagers, notamment Convergence nationale rail (CNR). Parce que c’est possible, chaque syndicat doit s’impliquer dans une veille estivale dynamique (tournées, AG de syndiqués). Objectif : plus de 15 000 cheminots en lutte à la rentrée. Bonnes vacances à toutes et à tous.

Thierry Nier,
secrétaire général adjoint.

TOUJOURS LÀ !

gendronLe 4 juin 2019, 15 000 cheminots ont participé à la manifestation nationale à l’appel des quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF. Cette réussite doit nous encourager à continuer la lutte.

Lors de cette journée, les cheminots et les cheminotes, les associations d’usagers et les comités de défense ont réaffirmé au gouvernement leur détermination à changer la loi du 27 juin 2018 qui est mauvaise pour le service public ferroviaire et la population.

Une convergence payante !

Le matin même, 800 cheminots participaient avec la Fédération CGT des cheminots au rassemblement initié par l’association Convergence nationale rail (CNR) devant le siège de la SNCF. Une délégation a par ailleurs été reçue par la direction. Au même moment, devant le siège de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), plus de 500 cheminots demandaient l’intégration des salariés de la restauration ferroviaire à la CCN du ferroviaire. N’en déplaise à certains, nous étions sur tous les fronts et cela doit continuer !

Prendre date

Prétextant l’ouverture à la concurrence, gouvernement et direction SNCF nient le chemin de fer public, pourtant le seul à pouvoir répondre aux besoins sociétaux et environnementaux qui sont au coeur des préoccupations quotidiennes. Il est temps de remettre « tout ce joli monde » dans le droit chemin ! Nous devons réitérer cette mobilisation lors des prochains rendez-vous revendicatifs. Ainsi, il nous faudra être nombreux pour nous opposer à la suppression du train des primeurs Perpignan-Rungis dans les actions à venir. Le 27 juin, jour prévu des négociations salariales, nous devons massivement nous rassembler à Saint-Denis pour exiger le dégel des salaires et enfin sortir de l’ère glaciaire !

Aller au contact

Pour gagner la participation des cheminots à une action de grande ampleur dans les semaines à venir, mettons à profit cette période estivale pour les rencontrer, échanger avec eux. Profitons-en aussi pour remettre nos militants à niveau sur les conséquences de cette loi. Ces initiatives nous permettront d’être en capacité de mobiliser le plus largement possible dans une action professionnelle et une mobilisation interprofessionnelle, nécessaires et attendues, au regard notamment des attaques contre les régimes de retraites. Nous n’avons plus le temps de tergiverser, la situation exige de notre part de l’engagement, de la rigueur et de l’envie. Alors ne soyons pas « petits bras ». Battons-nous !

Olivier Gendron, secrétaire fédéral.

la COUPE est PLEINE, faisons-la DÉBORDER !

cyrilleIl y a un an, les cheminots s’opposaient, par un conflit historique et atypique, à la réforme portant le nom de « pacte ferroviaire ».

Ce conflit majeur a mis en exergue les problématiques du système ferroviaire, notamment son financement et l’organisation de la production, ainsi que celles liées à l’ouverture à la concurrence du transport voyageurs.

Mystifications

Lors de ce mouvement, les cheminots furent confrontés à l’idéologie dogmatique du gouvernement et aux prémices de ses velléités de réforme ou privatisation de l’ensemble des services et entreprises publiques françaises.
Les annonces de ces derniers jours concernant Aéroports de Paris (ADP), la fonction publique, la Française des jeux ou encore ENGIE, confirment malheureusement ces intentions.
Sans arguments solides, le gouvernement a utilisé des propos mensongers pour convaincre l’opinion publique et les cheminots des bienfaits de cette loi et justifier le nouveau changement du statut juridique de la SNCF. En effet, à l’époque, le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Transports ainsi que Guillaume Pepy n’hésitèrent pas à affirmer publiquement le maintien des lignes de proximité, le développement du transport public ferroviaire, la rénovation des lignes existantes et la reprise de la dette. Force est de constater qu’aujourd’hui, la mise en œuvre anticipée de cette réforme se caractérise justement par la fermeture de gares, de lignes, de guichets et de dessertes, impactant le quotidien des usagers et des cheminots. Parallèlement, ces derniers voient leurs conditions de travail se détériorer à grande vitesse du fait des multiples restructurations et des évolutions du périmètre des métiers. Cette stratégie, orchestrée par la direction, prépare la négociation du pacte d’entreprise, transformant les nouveaux statuts juridiques des entreprises du Groupe public ferroviaire (GPF) et le statut des futurs cheminots à compter du 1er janvier 2020. Simultanément, l’UTP s’obstine à construire une convention collective nationale (CCN) au rabais pour appliquer le dumping social aux salariés du ferroviaire.

Renverser la donne

Ces violentes attaques font naître de multiples actions locales de cheminots et d’usagers du rail pour s’opposer à cette politique de casse du service public. C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots, pour donner des suites à ce mécontentement, a annoncé lors de l’interfédérale du 10 avril, l’organisation d’une grande manifestation nationale actifs et retraités à Paris le 4 juin. Les trois autres organisations syndicales représentatives à la SNCF se sont ralliées à cet appel.
Pas de concurrence sur le rail et entre salariés, en avant pour la manifestation nationale !

Cyrille Reneaud, secrétaire fédéral.

CAP sur les MOBILISATIONS!

Tribune_N972Alors que le gouvernement feint de tergiverser sur les suites du grand débat national, la CGT tient le cap. Son processus de mobilisation reste ancré au plus près des réalités des salariés, retraités, privés d’emploi et de la jeunesse.

Assemblées générales, heures d’information syndicale, diffusion de tracts, pétitions et rassemblements ont permis de donner du sens et de la visibilité aux mécontentements et revendications dans le cadre des Mardis de l’urgence sociale. La journée de grève et de manifestations du 19 mars dernier, soutenue par près de 73 % de la population selon un sondage Odoxa, a fait converger l’ensemble des exigences sur le territoire dans un silence médiatique assourdissant !

De Paris à Bruxelles

Le 26 mai 2019 auront lieu les élections européennes. Confrontés aux politiques nocives décidées par le Parlement européen, les cheminots ont un intérêt particulier à faire entendre leur voix dans les urnes et dans la rue. La manifestation européenne des cheminots du 27 mars dernier à Bruxelles pour dire non à la concurrence entre les salariés et oui au service public ferroviaire en toute sécurité, et qui a rassemblé des milliers de cheminots venant de toute l’Europe, allait dans ce sens. À propos CAP sur les MOBILISATIONS ! Alors que le gouvernement feint de tergiverser sur les suites du grand débat national, la CGT tient le cap. Son processus de mobilisation reste ancré au plus près des réalités des salariés, retraités, privés d’emploi et de la jeunesse. La mobilisation qu’elle a suscitée doit constituer un point d’appui pour les luttes à venir, et notamment pour la manifestation qui aura lieu à Bruxelles le 26 avril, à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES). L’enjeu de cette action sera d’exiger des pays de l’UE l’arrêt des politiques d’austérité, des augmentations générales de salaire, des emplois, plus de justice sociale et de démocratie.

Du local au national

Les luttes locales associant cheminots actifs et retraités, usagers, population, élus locaux pour « plus et mieux » de service public ferroviaire fleurissent au fil des annonces de fermeture de guichets, de gares, de lignes, de suppressions de trains. C’est cette ligne qu’il nous faut poursuivre et développer pour démontrer la nocivité de la réforme de 2018 et être force de propositions et mobilisations. Toutes les dates déjà inscrites au calendrier des luttes doivent nous permettre de convaincre le plus largement possible pour faire grandir le train des luttes. Prochains rendez-vous : le 11 avril prochain pour les retraités, à l’appel de toutes les organisations syndicales, et le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs.

Les débats et les initiatives revendicatives locales sont des leviers à activer dans le cadre de la préparation de la manifestation nationale des cheminots à Paris prévue avant l’été.

Véronique Martin,
Secrétaire Fédérale.

Débattre et COMBATTRE !

Face à la pression orchestrée par le gouvernement et la direction de la SNCF, nous avons à construire l’offensive sur le terrain, au plus près des cheminots, en les informant et en débattant avec eux.

Ne nous laissons pas enfermer dans les réformes, les restructurations et les instances que les dirigeants et le patronat tentent de nous imposer. Notre priorité est, et doit demeurer, l’activité de nos syndiqués, nos syndicats, en proximité.

Renforcer notre base

C’est là, au cœur et à la base de notre structure que nous devons débattre et décider des axes revendicatifs que nous devons mettre en œuvre, avec l’ensemble des cheminots et plus largement des usagers et la population.
En effet, devons-nous accepter sans broncher que le service public ferroviaire soit méthodiquement démantelé ? Devons-nous nous résigner à subir les premiers effets d’une réforme votée sur des mensonges, sans remettre au centre du jeu ce que la CGT porte, et qui reste furieusement d’actualité ?
L’ouverture à la concurrence est-elle si inéluctable qu’elle le paraît ? Devons-nous nous soumettre à ses conséquences concernant la suppression du statut pour les futurs embauchés, le changement du statut juridique de l’entreprise, l’avenir de notre protection sociale, nos conditions de vie et de travail, les fermetures de gares, de lignes ?

Ne pas se résigner

Ne portons-nous pas des arguments légitimes, concrets, viables et opposables ? Ne sommes-nous pas résolument contemporains lorsque nous affirmons que le développement du service public ferroviaire est au cœur des défis économiques, sociaux et environnementaux ?
Ne pas se résigner, c’est donc poursuivre le débat et convaincre que d’autres options existent. Le recul du chemin de fer public en France n’est pas une fatalité. Il relève d’un choix politique que nous considérons être une erreur.
Réaffirmons-le !

Combattre

Ne pas se résigner, c’est aussi construire des ripostes revendicatives qui rassemblent très largement. Nous devons briser la lame de fond idéologique qui vise à la fin des services publics. Toute notre organisation doit s’y attacher avec force et conviction.
Nous appelons d’ores et déjà à faire du 19 mars prochain une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations dans laquelle les cheminots ont, au regard de la situation ferroviaire, toute leur place à prendre.
Nous n’en rabattrons pas ! Nous continuerons de débattre de l’avenir de la SNCF, de notre avenir.
Nous continuerons également de combattre celles et ceux qui, au nom des dogmes et par réflexe de classe, ont en horreur l’intérêt général et tout ce qui l’incarne.
Oui, nous devons débattre !
Oui, nous devons continuer à combattre !

Cédric Robert,
secrétaire fédéral.

Se faire entendre, CONVAINCRE et VAINCRE !

gendronFace à la parodie de débat engagée par le gouvernement, la CGT s’engage à en porter un véritable avec les syndiqués et les citoyens.

Si nous voulons obtenir un juste retour de notre travail par une hausse des salaires et de meilleures conditions de vie, les mobilisations du samedi ne suffiront pas.

Hausser le ton !

Il faut viser le portefeuille des patrons et pour cela, stopper les moyens de production en cessant le travail dans les entreprises. Le patronat est en effet le grand gagnant des « pseudos » mesures annoncées en fin d’année par le gouvernement, car pas un euro ne sortira de sa poche. C’est une stratégie qui n’est pas nouvelle, dans ce Monopoly financier, que de laisser les salariés « jouer » avec leur argent et non celui du Medef !

Convaincre

La CGT a décidé d’aller à la rencontre des syndicats pour débattre des conditions de travail, de vie et des luttes avec les militants et les syndiqués, afin de construire ensemble nos revendications. Nous devons rester le syndicat de la réalité sociale en gardant la proximité qui fait notre force. Il n’y a pas à réinventer la démarche mais à la mettre en pratique ! Voilà en ce début d’année une résolution simple à prendre et à appliquer.

Lutter et vaincre

Sans notre intervention et celle des salariés, la misère va s’accentuer pour les uns tandis que les profits augmenteront pour les autres, comme le montre honteusement les 57,4 milliards de dividendes versés aux actionnaires en 2018 ! D’aucuns pensent qu’il faut accompagner et accepter « l’évolution » des services publics, et notamment celui du ferroviaire en le réduisant à sa portion congrue, en le livrant aux entreprises privées. L’époque serait à donner le travail des cheminots aux postiers et le travail des postiers aux buralistes ou aux salariés de Carrefour. S’en indigner est une chose, s’y opposer en est une autre, indispensable, indéniable.

La CGT a appelé à une journée de grèves et manifestations le 5 février 2019. Cette date doit en appeler d’autres. La cible ? Le gouvernement, le Medef, les fraudeurs du fisc, les financiers… La liste est longue. Il est temps de se rassembler, de s’opposer, de lutter et de gagner !

Olivier Gendron, secrétaire fédéral.

2019 : une année ROUGE ?

L_BrunL’année 2018 aura été forte en revendications sociales, formant un terreau sur lequel pourrait éclore une mobilisation plus vaste.

Une lutte vive

L’explosion atypique des « gilets jaunes » qui a clôturé l’année dernière et ouvert 2019 témoigne de la vivacité de la lutte des classes. Cette vivacité s’est exprimée tout au long de 2018, avec le mouvement historiquement long des cheminots, le grand nombre d’actions dans l’énergie ou la santé, la grève et le référendum à Air France.
L’ampleur du mouvement a saisi toute la population : journées exceptionnelles de manifestations des retraités, occupations d’universités puis mouvement lycéen. Cette vivacité est à la hauteur de la violence sociale sans précédent dont font montre les projets de La République en marche (LREM) qui visent à remettre en cause les acquis du Front populaire ou du Conseil national de la Résistance.

Un terreau à rendre fertile

En effet, la bourgeoisie dispose d’un gouvernement qui ne tient plus aucun compte du débat, des arguments adverses ou de l’opinion publique. Elle n’a donc même plus besoin d’une expression forte du Medef pour parvenir à préserver et développer ses privilèges. La force à opposer pour stopper ce rouleau compresseur est évidemment considérable. Malheureusement, malgré une mobilisation exceptionnelle, 2018 n’aura pas été l’année des grandes victoires sociales, bien que le gouvernement ait été fragilisé et ait vacillé à chaque conflit.
Mais dès qu’il avait l’assurance que la jonction entre les différentes colères ne s’opérerait pas, il s’est servi de la puissance des institutions françaises pour se rétablir et passer en force. Les multiples résistances qui ont eu lieu durant l’année qui vient de s’écouler n’ont cependant pas été vaines. Elles ont construit un terreau sur lequel pourrait fleurir une explosion plus vaste dans un avenir proche. Notre rôle de syndicalistes est d’y contribuer.

Nos atouts

La préparation du congrès confédéral de mai 2019 pourrait être une occasion de décisions à tous les niveaux pour y parvenir. La pétition confédérale peut également être un outil de débat avec les cheminots actifs et retraités sur les revendications qu’ils voudraient voir satisfaites et l’investissement qu’ils sont prêts à fournir pour cela.
Nos sujets spécifiques vont nous permettre d’alimenter cette démarche avec la négociation de la CCN ferroviaire qui va fortement impacter le contenu de nos métiers et du statut ou le pacte d’entreprise écrit unilatéralement par la direction par le biais d’une pseudo-démarche participative. Nous aurons également à nourrir le débat sur la poursuite de la mise en place de la réforme ferroviaire avec les résistances qu’elle produit contre la casse du service public, le budget du groupe SNCF qui consacre le gel des salaires et les suppressions d’emplois comme sources de marge bénéficiaire pour payer le désengagement de l’État…
La CGT est prête à repartir à la bataille. Débattons avec les cheminots à partir de leur vécu quotidien pour les gagner à cette nécessité. Faisons de 2019
une année rouge de reconquêtes sociales !
Nos atouts
La préparation du congrès confédéral de mai 2019 pourrait être une occasion de décisions à tous les niveaux pour y parvenir. La pétition confédérale peut également être un outil de débat avec les cheminots actifs et retraités sur les revendications qu’ils voudraient voir satisfaites et l’investissement qu’ils sont prêts à fournir pour cela.
Nos sujets spécifiques vont nous permettre d’alimenter cette démarche avec la négociation de la CCN ferroviaire qui va fortement impacter le contenu de nos métiers et du statut ou le pacte d’entreprise écrit unilatéralement par la direction par le biais d’une pseudo-démarche participative. Nous aurons également à nourrir le débat sur la poursuite de la mise en place de la réforme ferroviaire avec les résistances qu’elle produit contre la casse du service public, le budget du groupe SNCF qui consacre le gel des salaires et les suppressions d’emplois comme sources de marge bénéficiaire pour payer le désengagement de l’État…
La CGT est prête à repartir à la bataille. Débattons avec les cheminots à partir de leur vécu quotidien pour les gagner à cette nécessité. Faisons de 2019
une année rouge de reconquêtes sociales !

Laurent Brun, secrétaire général.

GONFLÉS à BLOC !

 NiertAvec 34,02 % des voix tous collèges, le score obtenu par la CGT lors du dernier scrutin à la SNCF est un très bon résultat.

Gouvernement et direction de l’entreprise rêvaient d’un tout autre scénario. Ils auront devant eux la CGT, première organisation syndicale, bien en place et combative, confortée par le vote des cheminots. Malgré les tentatives de discréditation, ils ont en effet exprimé une nouvelle fois leur confiance envers notre syndicalisme de lutte et force de propositions.

Un score mérité

Ce score est le résultat de la campagne électorale que nous avons menée à l’image de notre activité syndicale quotidienne, en proximité, en touchant du doigt les réalités vécues par les cheminots dans leur travail.

Nous avons été en capacité de confronter nos idées en menant avec eux des débats contradictoires. Mais nous avons aussi su étayer nos propositions alternatives et crédibles pour gagner le développement du service public ferroviaire, l’amélioration des conditions sociales, de vie et de travail de tous les cheminots.

Un second tour doit avoir lieu dans trois CSE. Cette séquence n’est donc pas tout à fait terminée. Néanmoins, elle constitue d’ores et déjà une étape importante dans notre processus global de lutte.

Faire converger les luttes

La colère gronde dans le pays. Le gouvernement et le patronat feignent de l’entendre sans y apporter de réponses concrètes. Le gouvernement fait le choix de tenir son cap antisocial au travers de réformes régressives qu’il empile les unes après les autres, toutes empreintes d’austérité pour les salariés, les citoyens.

Dans ce contexte, le rôle de notre organisation n’est pas de trier les revendications des salariés à leur place, mais bien de construire la lutte avec eux, en créant le débat sur les lieux de travail, en partant de leurs sujets de préoccupation tout en mettant en avant nos analyses et propositions.

Une nouvelle campagne

C’est pourquoi, la confédération a lancé une démarche basée sur l’ancrage revendicatif dans les entreprises, matérialisée par une pétition intitulée « Redonnons toute sa valeur et sa place au travail ! ».

La Fédération CGT des cheminots invite les syndicats de son champ professionnel à décliner cette démarche autour des thèmes suivants : emplois de qualité, augmentation des salaires et pensions, protection sociale de haut niveau ainsi que des conditions de travail optimales.

Ce travail s’inscrira dans la poursuite de notre combat pour une autre réforme ferroviaire, le maintien des lignes de proximité, une CCN de haut niveau et la défense de notre régime spécial de santé et de retraite. Ces thèmes, nous allons les impulser tout au long de l’année 2019.

C’est parce que nous sommes organisés que nous sommes plus forts. Chaque syndiqué sera donc appelé à s’impliquer dans la construction de ces actions.

Thierry Nier, secrétaire général adjoint.