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Logo de l'UFCM-CGT

Créée en 1973, l'Union fédérale des cadres et maîtrises CGT est l’organisation syndicale de la Fédération CGT qui a pour objectif et pour fonction de représenter et défendre les intérêts des cadres et agents de maîtrise qui concourent au système ferroviaire.

L’UFCM-CGT est implantée sur tout le territoire avec :
- une direction nationale à Montreuil au siège de la CGT et de sa Fédération des cheminots ;
- des correspondants au sein de chaque région dans une structure dénommée bureau régional ;
- plus de 158 syndicats locaux, ou sections syndicales de l'encadrement, sur les sites ferroviaires.

Au sein de la Fédération CGT des cheminots, l'UFCM-CGT contribue et participe aux discussions et négociations avec la Direction de la SNCF.

Avec ses élus et mandatés, l'UFCM-CGT est présente et intervient dans toutes les instances représentatives du personnel, CSE, CSSCT, commissions.

Les dernières élections professionnelles de 2014 l’ont confirmé comme deuxième organisation syndicale de l’ensemble des 2e et 3e collèges à la SNCF.

Dans le cadre des statuts de l’UFCM-CGT, au travers d’un fonctionnement démocratique, chaque adhérent a la liberté de s’exprimer. En marge des contraintes du travail, de la pression hiérarchique… l’UFCM-CGT se veut être un espace de liberté où chaque cadre et maîtrise ont la possibilité de donner leur avis et de participer à l’activité syndicale comme ils le souhaitent, selon les modalités qui leur conviennent et en fonction de leur disponibilité.
Au sein de la CGT et avec l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (UGICT-CGT), l’UFCM-CGT participe également à l’activité syndicale interprofessionnelle.

L'UFCM-CGT dans la CGT

L'UFCM-CGT dans la CGT

Les instances nationales de l'UFCM-CGT

Le Congrès

Le Congrès est l’instance souveraine de l’UFCM-CGT. Il se réunit régulièrement tous les trois ans sur convocation du Conseil National. Le congrès est constitué de délégués désignés pour cette occasion par les syndicats locaux, afin de les y représenter et de définir les orientations pour les 3 années suivantes.

Le Conseil National

Dans l’intervalle des Congrès de l’UFCM-CGT, le Conseil National a pour rôle de veiller à l’application des décisions prises par le Congrès ; de prendre les orientations et décisions qu’impose l’év olution de la situation depuis le dernier Congrès ou le dernier Conseil National ; de contrôler le travail du Bureau Exécutif National.
Le Conseil National élu par le Congrès élit en son sein le Bureau Exécutif National et désigne un secrétaire général et un secrétaire général adjoint.

Le Bureau Exécutif National

Le Bureau Exécutif National assure la permanence de la direction et de l’administration de l’UFCM-CGT. Il désigne en son sein un secrétariat qui assume l’activité quotidienne sous sa responsabilité.

Élections CSE 2018

Tract de l’UFCM-CGT sur le déroulement de carrière et l’accès à la qualification cadre Télécharger le fichier

Tracts

Lettre ouverte de l’UFCM-CGT envoyée ce jour à Benjamin Raigneau, DRH du groupe SNCF, concernant le forfait jours Télécharger le fichier
Tract de l’UFCM-CGT sur le déroulement de carrière et l’accès à la qualification cadre Télécharger le fichier
Contre argumentaire UFCM-CGT concernant le tchat de la Direction sur le forfait jours Télécharger le fichier
Tract sur l’aménagement du temps de travail et la sécurité - LA SNCF DEMANDE à son encadrement une disponibilité 24h sur 24 ! Télécharger le fichier
Tract sur l’aménagement du temps de travail et la sécurité - Management et sécurité ferroviaire... LOW-COST Télécharger le fichier
Une situation inadmissible et dangereuse pour l’encadrement… et tous les cheminots Télécharger le fichier
Négociation forfait-jours : pourquoi la direction refuse un état des lieux partagé ? Télécharger le fichier
Tract UFCM concernant l’accord d’entreprise sur l’organisation de temps de travail Télécharger le fichier
Flash-info portant sur le Retour d'Expérience Dispositif Compétences Cadres à la direction Maintenance et Travaux Télécharger le fichier
Tract UFCM : Aménagement du temps de travail : L’UFCM-CGT à l’offensive pour de nouveaux droits Télécharger le fichier
Tract UFCM : Sécurité ferroviaire : de quoi ont besoin les dirigeants de proximité pour bien travailler Télécharger le fichier

Demande d’audience au sujet de la sécurité à l’Infrastructure

Lettre ouverte

Objet : Demande d’audience

Monsieur le Président,

Les catastrophes de Brétigny et de Denguin ont été vécues par la population cheminote comme un véritable traumatisme, plus particulièrement par les collègues chargés de la maintenance. Ces accidents marqueront pour longtemps encore l’encadrement de proximité, des Chefs d’Equipe aux Directeurs d’Etablissement.

La Fédération CGT des cheminots s’est beaucoup exprimée sur le sujet de la sécurité à l’Infrastructure, avant et depuis ces évènements dramatiques. Nous l’avons fait à tous les niveaux de l’entreprise, des Instances de Représentation du Personnel locales jusqu’aux différentes rencontres nationales (CPC, audiences avec la direction de l’Infra). Si celles-ci ont donné lieu à une écoute souvent polie, jamais nous n’avons été entendus.

La catastrophe de Brétigny a été suivie de nombreuses expertises, études et constats par des organismes extérieurs (Justice, EPSF, BEA-TT). Nous remarquons que nos revendications constituent une large part des conclusions et recommandations de ces différents documents. Nombre de nos expressions, antérieures et postérieures aux catastrophes, confirment la convergence de nos analyses avec le contenu des pièces officielles précitées.

A ceci rien de très étonnant, puisque nos écrits ne font que retranscrire les difficultés des collègues concernés et expriment des revendications qu’ils jugeaient, et jugent toujours, nécessaires et urgentes pour améliorer le niveau de sécurité.

Alertés par vos dernières déclarations, nos collègues de SNCF Réseau sont unanimes : les mesures prises ou annoncées ne sont pas à la hauteur des enjeux. Les causes principales sont maintenant clairement connues et identifiées et les mesures prises ne s’y attaquent pas.

Toutes les conditions restent donc réunies pour qu’une nouvelle catastrophe ait lieu selon le principe édictant que dans un même environnement, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Au regard de cette situation, l’Union Fédérale des Cadres et agents de Maîtrise CGT sollicite donc une audience afin de traiter avec vous de dix points majeurs, repris ci-après, devant faire l’objet de réponses adaptées.

[...]

Télécharger ci-dessous la lettre ouverte complète.

Demande d’audience au sujet de la sécurité à l’Infrastructure Télécharger le fichier
Note d'analyse de l'UFCM-CGT relative à l'accord collectif d'intégration des salariés dans le GPF Télécharger le fichier
Tract UFCM-CGT distribué en 500 exemplaires le 15 septembre à l’occasion de journée sur le réseau des femmes cadres à SNCF Réseau [pour info] Télécharger le fichier
4 pages UFCM « 20 ans de réformes du secteur ferroviaire, et maintenant ?! » Télécharger le fichier
Note aux Secteurs concernant la rencontre des secrétaires de syndicats UFCM-CGT et des secrétaires de sections de l’encadrement qui se tiendra le 24 septembre 2015 Télécharger le fichier

Faisons battre en retraite le MEDEF !

Retraites complémentaires

Dans notre système de retraite solidaire par répartition, les salariés du privé cotisent au régime général et à des caisses de retraites complémentaires : 
Tous les cheminots sont concernés par l’attaque l’ARRCO pour l’ensemble des salariés et l’AGIRC pour les cadres faite aux caisses complémentaires : les agents contractuels, bien sûr, les poly-pensionnés, même les cheminots au statut, car de manière plus globale toute attaque sur le régime général de retraite finit par une attaque contre le régime spécial. 
Signez et faites signer la pétition UGICT ! 

L’AGIRC et L’ARRCO connaissent des déséquilibres financiers importants. Ceux-ci traduisent des rentrées de cotisations sociales insuffisantes. Trois grands phénomènes expliquent cette situation :

  • Le chômage de masse qui ne cesse de se développer (pas d’emploi = pas de salaire = pas de cotisations).
  • L’austérité salariale (des salaires bas = de faibles cotisations, alors que le volume des retraites augmente).
  • Le refus de mettre les revenus financiers et les hauts revenus à contribution de l’effort de solidarité nationale.
  • La généralisation de nouveaux modes de rémunération (intéressement, participation, etc.) qui sont dispensés de cotisation retraite.

Une négociation s’est engagée le 16 février dernier entre les organisations représentatives des salariés et le syndicat des patrons et actionnaires, le MEDEF. Elle a fait apparaître des manières de voir profondément antagonistes.

Que veut le MEDEF ? 

Pour faire simple : ne rien mettre au pot, jamais (c’est sa ligne de front dans toutes les discussions) et faire payer le salarié, le contribuable, toujours.

Que l’on en juge :

  • Il demande un abattement pour les pensions liquidées avant 65 ans (de 30% à 62 ans, de 20% à 63 ans, de 10% à 64 ans).
  • La baisse des pensions de réversion pour les veuves ou les veufs.
  • La baisse de la valeur du point (les retraites complémentaires sont calculées sur la valeur de points cumulés tout au long de la carrière).

La mise en place d’une décote est une vieille recette. Elle revient à remettre en cause l’âge de départ en retraite (il faut savoir qu’aujourd’hui 50% de la retraite d’un cadre sont servis par le régime complémentaire…) et à maintenir dans l’emploi la population des seniors dont une grande partie vit ses dernières années d’activité professionnelle… au chômage…

Les réformes des retraites successives n’ont eu qu’une visée, faire baisser les pensions, et un effet certain, précipiter dans la pauvreté un nombre croissant de retraités. Les femmes ont payé un lourd tribut à ces réformes. Baisser les pensions de réversion aggraverait encore ces effets.

Derrière la baisse de la valeur du point, le MEDEF vise insidieusement la mise en place du système dit à « cotisations définies » (le montant des cotisations est fixe, il ne peut plus être augmenté et c’est le montant des pensions qui « s’adapte » à la baisse ; ce système appliqué en Suède a vu les pensions baisser de 10% en 4 ans).

Ce « catalogue » de mesures s’inscrit de fait dans la continuité du démantèlement de notre système de protection sociale en étouffant progressivement les mécanismes de solidarité. Asphyxier les pensions dans le cadre de la répartition et viser la promotion des systèmes par capitalisation relèvent d’une démarche complémentaire. Le MEDEF ferait ainsi coup double pour ses actionnaires !

Le MEDEF milite aussi pour une fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO. Derrière le motif d’une économie de coûts de fonctionnement, c’est en fait le statut de cadre qui est visé ainsi que le principe de la reconnaissance des qualifications.

Déconnecter la rémunération du niveau de qualification, affaiblir les garanties et les protections collectives du salariat, précariser les individus : il n’y aura pas d’autres limites à ces ambitions que celles que sauront y opposer les salariés.

Que propose la CGT ? 

La CGT estime en effet que les reculs voulus par le MEDEF n’ont rien d’inéluctable. Augmenter les salaires, faire baisser le chômage, notamment en réduisant la durée du temps de travail, mettre les revenus financiers à contribution permettraient de financer des retraites correctes permettant à tous de vivre dignement.

Mais sans attendre la mise en oeuvre de ces axes de progrès, la CGT porte trois propositions immédiatement applicables qui permettraient de résorber les déficits et de préserver le niveau des pensions, des propositions étudiées et validées par une étude de l’AGIRC :

  • L’égalité salariale entre les hommes et les femmes : progressivement réalisée elle permettrait un accroissement des cotisations tel que tout déficit serait effacé à l’ARCCO. Quant au déficit de l’AGIRC, il serait réduit de moitié d’ici 2040. Ce qui renforce l’intérêt de notre signature de l’accord égalité/mixité.
  • L’alignement des taux de cotisation appliqué pour la retraite au-dessus du plafond de la sécurité sociale sur ceux pratiqués en dessous : soit une augmentation de 0,93 point de la part salariale des cotisations AGIRC. Cela représente pour un salaire de 4000 euros brut, 7,72 euros de plus cotisés chaque mois, payés par le salarié et 15,44 € par l’employeur. Cette mesure suffirait à rétablir à elle seule l’équilibre financier de l’AGIRC.
  • L’instauration d’une cotisation strictement patronale au taux de 10% sur les éléments de rémunération non soumis à cotisation dans les régimes complémentaires (intéressement, participation, épargne salariale…). D’ici 2040, les déficits de l’AGIRC seraient réduits de 24% et de 74% pour l’ARCCO.

Rien n’est joué ! 

Les négociations engagées le 16 février se sont interrompues sur un constat d’échec. Fait inédit, l’ensemble des organisations syndicales a refusé les demandes de revendications du MEDEF. Les discussions ont donc été reportées au 16 octobre.

Il y a fort à parier que le MEDEF campera sur ses positions et jouera la montre. En effet, en cas d’échec, le gouvernement reprendra la main et l’expérience récente à montrer qu’il répond toujours au mieux aux revendications des actionnaires et des patrons d’entreprise.

Ce sont donc aux salariés, aux organisations syndicales de faire entendre leurs préoccupations et leurs propositions pour des solutions justes et au service de l’intérêt du plus grand nombre. 

Une pétition est en ligne, signez-la et faites la signer ! Rejoignez les rassemblements qui seront organisés pour faire entendre la voix des salariés citoyens ! Une initiative nationale est d’ores et déjà prévue le 10 septembre prochain…

Signer la pétition sur le site confédéral

Essayez le simulateur de retraite complémentaire qui démontre pourquoi aucune banque ou assurance ne peut faire mieux que l'AGIRC

Tract UFCM concernant les retraites complémentaires AGIRC et ARRCO Télécharger le fichier

2 ans après la catastrophe de Brétigny, y a-t-il un pilote dans l'avion ?

Agents d'encadrement INFRA-V - Sécurité ferroviaire

La direction va-t-elle encore abandonner l’encadrement en rase campagne ?
Pour l’UFCM-CGT, cette invraisemblable fuite des responsabilités doit prendre fin !

 

Management de la Sécurité
L’audit de l’EPSF* enfonce une porte ouverte : le contrôle de niveau 1 exercé par le N+1 pousse à « édulcorer » les constats. Il est donc temps d’avoir une réflexion sur le rattachement hiérarchique d’acteurs clés comme les COSEC, qui vivent des situations schizophréniques : faire carrière en édulcorant ou être rigoureux et se sacrifier ?
De nombreux pays ont fait de ces salariés des salariés protégés, il faut dès à présent y songer !
(* EPSF : Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire.)

 

Les rapports et expertises sur la catastrophe de Brétigny se suivent, se ressemblent et … s’entassent, sans susciter les décisions urgentes qui s’imposent. Le dernier rapport en date de l’EPSF* fait état de constats qui « mettent en exergue une faiblesse de l'efficacité du système de gestion de la sécurité » : qualité des contrôles, connaissance des particularités des installations, maîtrise des savoir-faire, formation continue…aucun maillon du processus de production n’est épargné.

Il serait bienvenu que la nouvelle direction de SNCF Réseau prenne ses responsabilités et cesse de s’abriter derrière un plan d’actions, dont le point commun est d’aggraver encore la surcharge de travail des encadrants de proximité. Le triste anniversaire de Brétigny coïncide avec la naissance de SNCF Réseau et la sortie du rapport en question : coïncidence, vraiment ?

Le journal Le Monde souligne la « sévérité du rapport » : « L'EPSF n'avait jamais mis en cause de la sorte l'entreprise publique, en particulier avant l'accident de Brétigny-sur-Orge » et avance une explication : « Avec cette enquête lancée en 2014, il entend avant tout rétablir sa crédibilité … » (05/07/15).

Notre explication est divergente. Nous avons la certitude qu’il y avait un parti pris de limiter la diffusion de rapports en privilégiant la confidentialité et une cible étroite de destinataires internes. Des collègues de l’EPSF nous ont clairement fait état de cette consigne. De plus, à l’heure de la création de SNCF Réseau, on comprend le besoin éprouvé par la direction concernée d’ouvrir le parapluie en présentant une situation récupérée dans un état très critique !

Ce rapport de l’EPSF innove en ce sens qu’il ose aborder une question totalement taboue et que l’UFCM-CGT est souvent seule à porter : l’adéquation entre les missions quotidiennes à réaliser et les moyens à disposition pour parvenir à les réaliser.

Le document insiste ainsi sur 2 points essentiels :

  • La vacance permanente et croissante de postes considérés par les  inspecteurs comme des postes « clés » : DPX, TO, CEV, …
  • La longueur excessive des parcours qui amène les agents à exprimer, lors des entretiens réalisés, « … des difficultés à réaliser les tournées … ».Malgré la constance et la gravité des constats, SNCF Réseau semble incapable de proposer une action concrète sur ces points capitaux. Il est ahurissant de constater que la direction reste enfermée dans une logique comptable qui lui interdit d’imaginer la moindre remise en cause de réductions d’effectifs décidées sans jamais prendre en compte la réalité du travail. C’est cette même direction qui impose à de jeunes diplômés, à la fois sans expérience et sans capacité à « refuser » de telles responsabilités, la tenue de ces postes clés.Les seules actions retenues concernent des items, certes importants, tels que la formation continue, la qualité des contrôles de niveau 1, ou les arbitrages entre maintenance et travaux. Mais le verbiage fumeux utilisé par SNCF Réseau demeure en phase avec les us et coutumes d’une direction habituée au dégazage sauvage : elle ajoute de nouvelles difficultés aux acteurs qu’elle a déjà plongés dans les difficultés.

Quelques exemples :

  • Le rapport faisant le constat du manque d’expérience des DPX et TO. SNCF Réseau propose la mise en place de « modules d’e-learning et présentiel lors de la formation initiale des jeunes cadres ». Vers toujours plus de minimalisme ?
  • Devant les retards dans la maintenance, relevés sur une majorité de parcours, SNCF Réseau prend un engagement courageux et innovant : « Arbitrage en faveur de la maintenance ». Les plus anciens apprécieront, cet engagement éculé, sans cesse répété depuis des décennies, n’a jamais été respecté !On peut toutefois souligner une bonne décision, avec l’annonce de la mise en place de moniteurs. Mais on doit rappeler aux plus jeunes que de tels postes existaient et qu’ils avaient été … supprimés. On note aussi au passage que 50 emplois vont être dégagés en puisant dans les ressources des directions centrales : où, quand, qui, comment les 50 postes en question peuvent être « supprimés » aussi facilement ? Mystère !

Les revendications de l’UFCM-CGT :

  • Pas de tenue de postes pour des jeunes cadres et/ ou attachés TS qui doivent encore passer des épreuves : au mieux, on bâcle la formation initiale, au pire on gaspille des talents et … de l’argent !
  • Un examen rigoureux des dimensionnements des parcours pour en tirer les mesures qui s’imposent : les DPx/ TO doivent pouvoir exercer les tournées réglementaires !
  • Une assistance de qualité pour débarrasser les DPX/ TO de tâches sans réelle plus-value de leur part : logistique des formations, véhicules routiers, petites fournitures, etc.
  • Une réflexion sur les parcours professionnels, via le système des postes à fourchette permettant de diminuer le turn-over et d’améliorer la connaissance des parcours.

L’UFCM-CGT demande, depuis de nombreuses années, une réflexion sur l’accélération de la sous-traitance sur des domaines jugés jusqu’à maintenant protégés : tous les indices en notre possession démontrent une gabegie financière associée à une surcharge de travail pour les DPX : la réduction d’effectifs ne doit plus être une fin en soi !

Plus en amont, nous réitérons notre demande d’une réflexion sur le mode de management par les objectifs, avec de fortes primes suspendues à l’atteinte d’objectifs : la GIR. Si nous sommes opposés à ce mode de rétribution, nous considérons qu’il est à bannir sur des postes de sécurité. Il représente un véritable danger, car il peut pousser dans certains cas à masquer encore plus la réalité.

Le doublement du montant de la GIR n’est pas la solution, il démontre seulement un sous paiement de la qualification du personnel concerné, il faut entamer une négociation sur ce sujet !

 

Des mesures d’urgence :

Les engagements pris par la toute nouvelle direction de SNCF Réseau sous la contrainte d’un rapport de l’EPSF pourtant sans concession, sont plus que décevants, ils dénotent à de rares exceptions près l’inconscience et l’inconsistance de l’équipe dirigeante.

L’UFCM-CGT exige un plan d’embauches en vue de combler le plus rapidement possible toutes les vacances de postes.

Il est tout aussi urgent d’améliorer la faisabilité de la formation continue, car les besoins sont identifiés. Il faut que chaque formation intègre le remplacement et/ou le renfort du collègue concerné. Plus largement, le système du remplacement mutuel (DPx par TO et viceversa) n’est pas viable sur des postes de DPX.
Un système « d’intérim » doit être remis en place !

Tract UFCM "Deux ans après Brétigny" Télécharger le fichier
Tract de l’UFCM-CGT concernant le temps de travail des agents non-soumis à tableau de service, à diffuser aux cheminots concernés ; Télécharger le fichier Feuilleter

DIALOGUE SOCIAL ET REPRÉSENTATIVITÉ

PRÉSIDENT RAPOPORT… NOUS VOILÀ !

Le 1er juillet, 50 000 agents de la SNCF et 1500 salariés de RFF seront rattachés à SNCF Réseau. Pourtant, subsiste l’épineux problème de la représentativité pendant la période transitoire. Cette question est essentielle pour la mise en oeuvre de la réforme et l’avenir des acquis des cheminots de l’ex SNCF et de l’ex RFF.

M. RAPOPORT et Mme TILLOY ont décidé unilatéralement de ne pas tenir compte des résultats des élections de 2014 à la SNCF. Ainsi, la première organisation syndicale de l’Infra (la CGT) n’est plus représentative à Réseau à compter du 1er juillet et jusqu’aux élections de novembre. En effet, nos dirigeants confient la forte responsabilité de représenter les 50 000 salariés de l’Infra aux seuls élus du CE de l’ex-RFF se basant seulement sur les résultats des dernières élections à RFF.

Ils pensent ainsi régler l’épineuse question des relations sociales en privant les 50 000 cheminots de l’ex-SNCF d’un grand nombre de leurs élus CGT et derrière des revendications des salariés ! Pourtant, partout de nombreuses questions subsistent et le trouble est omniprésent autant chez les cheminots de l’ex Infra que ceux de l’ex RFF. Ce comportement est irresponsable et démontre peu de respect envers le vote des salariés ! Et l’on ne peut que se désoler que de telles initiatives traduisent un manque de sang-froid pourtant bien nécessaire dans la période.

Sortez la CGT par la porte, elle rentre par la fenêtre

Mais quelle naïveté de croire que l’on peut dissoudre la CGT par une aussi piètre manoeuvre ! Cette malheureuse expérimentation sociale ne nous dispensera pas de continuer à défendre la démocratie et le pluralisme.

Cette conception exotique de la démocratie n’a pas heurté la sensibilité des autres organisations syndicales qui semblent bien s’accommoder de ce subtil arrangement.

Nous sommes confondus par la naïveté de cette manoeuvre qui exprime en même temps, nous le voyons bien, une grande détestation de la CGT. Mais n’en déplaise à quelques dirigeants à l’esprit chagrin, ce coup bas, plutôt indigne de hauts responsables en charge du destin de l’entreprise et de ses personnels, ne nous fera pas disparaître en un coup de baguette magique. Car nous sommes là et bien là et déterminés à défendre les salariés sur tous les terrains. Et le 1er juillet ne changera rien à cette orientation qui est juste notre ADN.

La CGT et son Union Fédérale des Cadres et agents de
Maîtrise défendent tous les salariés :

  • Nous développerons notre présence et notre proximité auprès des salariés, conscients du fait qu’ils sont détenteurs d’expertises et de savoir-faire passés par pertes et profits, dans une situation générale rendue chaotique par des choix industriels calamiteux.
  • Nous nous engagerons à leurs côtés pour défendre leur professionnalisme et construire la qualité de la production. Autant dire que le champ de l’activité syndicale connaît d’autres terrains de jeux que les salles de réunion de la direction et leurs trop fréquentes parodies de négociations.
  • Nous avons ainsi une autre idée des raisons et des motifs de l’engagement des salariés dans leur activité professionnelle et nous pensons qu’ils méritent un autre traitement que les campagnes mi-club vacances / mi-jeu télévisé d’une grande débilité telles que l’édition et le concours de tee-shirts d’équipe.
  • Nous dirons aussi aux cheminots, qui rejoignent SNCF Réseau, qu’ils ne sont nullement responsables du déséquilibre financier évalué à un milliard d’euros par an, ce déficit que l’on veut leur faire endosser avec toutes les conséquences dévastatrices sur leur quotidien.
  • Nous nous battrons à leurs côtés pour qu’ils puissent travailler dans des conditions dignes de ce nom et pour qu’ils aient des perspectives de déroulement de carrière.
  • Nous ferons en sorte que le plus grand nombre accède au statut, malgré les obstacles qui leur seront opposés. En particulier, l’ancienneté des cheminots de l’ex-RFF doit être prise en compte lors de leur transfert au statut pour ceux qui veulent et peuvent y accéder.
  • Nous nous battrons pour que la transmission des savoir-faire soit organisée dans le souci de donner à chacun les moyens de bien travailler et d’éviter les fausses bonnes solutions de la sous-traitance, génératrice de coûts supplémentaires, de gâchis et d’inefficacité.
  • Nous ferons en sorte de développer des soutiens concrets aux dirigeants
    opérationnels tenus de réaliser l’impossible par une direction méprisante et éloignée des réalités du terrain. Nous combattrons les situations innommables dans lesquelles ils sont placés du fait des incohérences budgétaires et des chantages ou menaces qui pèsent sur eux : GIR, avancement.

Nous sommes donc là pour durer, pour servir de point d’appui à des salariés qui ne pourront jamais compter sur une direction en guerre contre les acquis sociaux des salariés et les OS qui les représentent.

Tract de l’UFCM-CGT portant sur le dialogue social et la représentativité à SNCF Réseau Télécharger le fichier

La SNCF condamnée 14 fois pour discrimination

Discrimination syndicale

Dans une série d'arrêts rendus le 04 juin 2015, la Cour d'Appel de Paris condamne la SNCF pour discrimination syndicale envers treize anciens élus du personnel CGT, certains étant en retraite et d'autres encore en poste.

La 14ème condamnation est prononcée pour discrimination en raison de son sexe à l’encontre d’une militante CGT. Il s'agit d'une salariée dont le poste de garde-barrière a été supprimé en 1990 avec la disparition des passages à niveau « gardés ». Elle souhaitait se reconvertir sur un métier technique comme cariste, pontier ou gestionnaire de stocks. Mais la SNCF l'a obligée à accepter un poste de femme de ménage inférieur à sa qualification.

L’audience de ces 14 salariés des ateliers de Nevers s’est déroulée le 19 février 2015. Ils étaient défendus par Maître BOUSSARD-VERRECCHIA et soutenus par le syndicat CGT des cheminots de Vauzelles et le collectif discrimination de l’UFCM-CGT Cheminots.

La Cour d'Appel valide donc la méthode du panel (méthode F. CLERC) présentée par la défense des salariés pour conclure à l'existence d'une discrimination. Ces éléments résident dans une comparaison entre la durée moyenne d'accès à une qualification de la SNCF à la durée réelle que le salarié discriminé a dû subir pour décrocher cette promotion.

Cela permet aux anciens salariés discriminés d'obtenir, en réparation de leur préjudice, leur reclassement dans la position qu'ils auraient dû atteindre en l'absence de discrimination.

La Cour confirme ainsi la pertinence de cette méthode pour des dossiers concernant la SNCF.

La SNCF est condamnée sur les 14 dossiers à notamment la réparation du préjudice économique sur toute la période de discrimination, au repositionnement en qualification des agents et à la revalorisation des pensions des agents en retraite.

L’UFCM-CGT cheminots se félicite de voir ces situations reconnues et réparées par la justice.

L’UFCM-CGT cheminots rappelle que, malheureusement, d’autres dossiers sont en cours, notamment ceux de cadres dont la discrimination syndicale a d’ores et déjà été reconnue par la Cour d’Appel de Rennes, le Conseil des Prud’hommes de Paris ou de Marseille.

CONTACT
Collectif Discrimination
UFCM-CGT
Hervé PAGES
01.55.82.84.40
ufcm@cheminotcgt.fr

Communiqué de presse de l’UFCM-CGT sur la discrimination syndicale Télécharger le fichier

Vers l'instant de vérité

Réforme ferroviaire

Les cheminots s’interrogent sur leur devenir, les évolutions d’organisation qu’ils vont subir, et les conditions dans lesquelles ils seront amenés à réaliser leur travail. Le destin de l’entreprise, de ses salariés, leur appartient. Rien ne se fera sans les salariés ! La direction le sait. C’est pourquoi elle utilise mensonges et faux-semblants. Décryptage de l’UFCM-CGT.

Dans un document daté de décembre 2014, la direction de l’entreprise définissait ainsi l’objectif (multiple) de la réforme : « améliorer la qualité du service public, consolider les équilibres financiers du système et moderniser les relations sociales ». Dans sa dernière livraison (Temps réel du 3 mars) cette même direction nous livre une nouvelle perspective, légèrement modifiée, des objectifs de cette même réforme : « l’objectif principal de la Loi est de mettre fin aux dysfonctionnements consécutifs (….) entre le gestionnaire d’infrastructure (RFF) et le gestionnaire d’infrastructure délégué (SNCF Infra et DCF) afin d’en améliorer l’efficacité ». La question financière, pourtant centrale, n’est à présent plus abordée que sous le prisme des coûts (coût du travail, coût des achats, des SI, du GVT…) qui dénote pour le moins une certaine gêne : « la réforme ne traite pas du financement du ferroviaire »… mais « la nouvelle organisation est susceptible de faire faire des économies au système par une meilleure efficacité. », « l’objectif de la Loi n’a jamais été de trouver de nouveaux financements » mais « l’objectif est aussi d’améliorer la performance du réseau et de maîtriser son endettement ». Bref, la question de la dette et de l’incroyable équation qui consiste à vouloir ( ?) la régler, sans qu’il soit même question d’en parler pour de vrai, sans moyens dédiés et en usant d’un argumentaire alambiqué, nous ramène à cette expression populaire récemment remise au goût du jour par une éminente personnalité politique : « quand c’est flou, y a un loup ! »

Mensonges et faux-semblants

Il n’est pas difficile de comprendre l’appréhension de la direction, car le sujet ne pourra très longtemps supporter les faux-semblants. Et, celle-ci aura beau nous dire que la « réforme adoptée par le parlement ne porte en aucun cas sur la gestion future ou l’évolution de l’emploi à la SNCF », il faudrait être bien crédule pour avaler des mensonges aussi stupides et éhontés. Mais les cheminots constatent tous les jours les distorsions entre le discours et la réalité de production. Qui pourrait croire que les récentes décisions, gel des salaires, détérioration des déroulements de carrière, les suppressions continues d’emploi n’ont pas un rapport direct avec les politiques engagées dans le cadre de cette réforme ? Que les « contrats » passés par les autorités de tutelle avec les EPIC ou entre eux n’auront pas d’incidence sur la gestion et la consistance des emplois ? Qui ne verrait que tous les invraisemblables efforts de productivité, (réalisés au détriment de la qualité de la production, et de la sécurité) demandés aux cheminots ne visent qu’à se défausser sur eux du poids d’une dette qu’ils n’ont pas constituée et dont ils ne sont pas responsables ?

Les récentes tentatives de dévoiement de la question par Guillaume Pépy affirmant que les effectifs de l’entreprise dépendent aussi de sa clientèle et de son chiffre d’affaires ressemblent par trop à l’arbre qui cache la forêt. Par contre, c’est l’esprit qui guide l’utilisation abusive des agents de maîtrise et des cadres pour pallier aux dysfonctionnements, aux carences des organisations, consistant en des transferts de charges et de missions, à la mise en place de la poly compétence sans moyens et outils associés, reposant sur le seul volontarisme des agents de l’encadrement. C’est aussi et sans nul doute, à l’appui de ces expérimentations (sans en avoir l’air), que pourraient se construire les futurs accords et autres conventions, suivant la méthode pratiquée depuis des années qui consiste à mettre en place avant toute concertation.

Ni solides ni fiables sur la question des finances, les dirigeants de l’entreprise ne le sont pas plus sur les questions de l’efficacité et des conditions de son amélioration. Nous l’avons déjà dit, nous avons surtout constaté une grande réactivité dans la mise en place des organigrammes de tête. Pour le reste, les salariés ne peuvent que s’interroger sur leur devenir, les évolutions d’organisation qu’ils vont subir et les conditions dans lesquelles ils seront amenés à réaliser leur travail. Sur ces questions : silence radio ! Pourtant, c’est au plus près de la production que se joue le véritable avenir du Groupe Public Ferroviaire. Malheureusement, l’objectif de « modernisation (?) du dialogue social n’inclut pas la négociation sur ces éléments essentiels pour la vie des salariés que sont les sujets de structuration territoriale du GPF, d’organisation de la production, de sécurité des circulations, de construction des coopérations, de qualité du service et du travail, de conditions de vie et de travail…

Un dialogue social moderne part de la réalité des conditions de travail des salariés 

Ce sont ces constats qui ont amené la CGT à déposer une DCI, un préavis, puis à proposer une action de grève ce mardi 10 mars. La direction de l’entreprise ne veut pas discuter des sujets qui déterminent la qualité de vie au travail des cheminots, qui engagent leur avenir et celui de l’entreprise, elle souhaite passer en force au CCE. Gageons qu’ainsi, elle contribuera à moderniser habilement le dialogue social ! Cette journée d’action lui rappellera qu’elle n’obtiendra rien de cette manière, que le destin de l’entreprise, de ses salariés, leur appartient aussi. Rien ne se fera sans les salariés, sans nous, et au-delà de cette étape du 10 mars, l’UFCM-CGT avec la Fédération CGT des cheminots, entend poursuivre et développer un travail de prise en compte, de valorisation des demandes, des exigences des salariés pour que les organisations du travail et les moyens mis à leur disposition leur permettent de développer, une production, des services de qualité répondant aux besoins des usagers et des chargeurs.

L’UFCM-CGT encourage les cheminots cadres et agents de maîtrise à s’inscrire dans toutes les initiatives proposées par la CGT afin de peser pour une autre application de la loi réformant le système ferroviaire. Une implication active des agents des 2e et 3e collèges permettrait une application partant de la réalité de la production de terrain, de son développement et de l’amélioration des conditions de vie et de travail. 

Pour une réduction effective du temps de travail

  • Temps de travail moyen des cadres 44h* avec un maximum de 70h***
  • 45 % **des techniciens constatent un débordement de la vie professionnelle sur la vie privée
  • 75 % **des cadres disent utiliser les nouvelles technologies pour leur usage professionnel sur leur temps personnel
  • 27 %** des cadres travaillent pendant leurs vacances

Sources :

* DARES sept 2014

* * Baromètre UGICT mai 2014

* * * Expertise CHSCT suite à l’accident de Brétigny

Argumentaire UFCM "vers l’instant de vérité" Télécharger le fichier

Un homme, un droit, un choix, une voix...

Libertés syndicales

Après les attentats de Paris et de Copenhague, les discours sur les valeurs fondamentales de la République et la protection de notre liberté d’expression se sont multipliés, avec leur dose d’émotion justifiée.
Toutefois, derrière ces déclarations, gouvernements et responsables patronaux s’activent pour contraindre les citoyens et les salarié(e)s à suivre leur logique financière, pour leur retirer tout ou partie de leur capacité d’intervention ; remise en cause du droit de grève, secret des affaires, et en ce qui concerne le Groupe Public Ferroviaire, instrumentalisation des lanceurs d’alerte et manipulation de la représentativité syndicale, rien n’échappe à leur démarche de régression.

Sur le droit de grève…

L’initiative patronale est internationale. Cela fait maintenant plus de deux ans que les représentants des employeurs au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) prennent prétexte d’attaques contre le droit de grève pour affaiblir les régulations mondiales en matière de travail, et plus généralement l’institution elle-même. Derrière cette offensive contre le droit de grève, c’est bien le risque de voir les droits de l’homme devenir une variable d’ajustement dans le monde des affaires qui se profile. Le Conseil d’Administration du Bureau International du Travail (BIT) de novembre dernier a été mis dans l’incapacité de prendre la seule décision susceptible de régler le différend juridique qui oppose les employeurs et les travailleurs sur le droit de grève : la saisine de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye, comme le prévoit la constitution de l’OIT. Face au blocage patronal, soutenu par plusieurs gouvernements, la Confédération Syndicale Internationale (CSI) a décidé d’une mobilisation internationale sur le sujet en déroulant une campagne intitulée « touchez pas au droit de grève » avec un temps fort le 18 février 2015. Cette attaque frontale contre le droit de grève est associée à plusieurs remises en cause de la liberté d’expression et de la capacité d’intervention des salarié(e)s et de leurs représentant(e)s élu(e)s.

Sur le secret des affaires…

Il en est ainsi du « secret des affaires » qui, au prétexte de la protection de données commerciales sensibles, a pour objectif de bâillonner les « lanceurs d’alerte » dont le rôle se révèle essentiel à l’émergence de faits répréhensibles, voire délictueux. Les dernières affaires financières autour de l’évasion fiscale organisée par quelques banques peu soucieuses du respect des règles légales, démontrent la justesse des signalements réalisés par les salarié(e)s. Ce phénomène et son nécessaire renforcement justifient la prise de mesures adéquates par la puissance publique. Ces dispositions doivent renforcer une coopération transparente entre ces salarié(e)s et citoyen(ne)s qui veillent sur l’intérêt général, et les institutions en charge de défendre l’ordre public social.
Elles doivent d’autre part, apporter une protection maximale à ces signaleurs.
Des mesures de progrès très éloignées de l’instrumentalisation faite par la Direction du Groupe Public Ferroviaire, reprise dans son « guide sur l’alerte professionnelle au sein du GPF » de février 2015.

Ce recueil de « pratiques » confirme les errements constatés depuis quelques années par les enquêtes d’une Direction de l’Ethique aux méthodes d’investigation peu déontologiques.
Enquêtes opaques, à charge et sans possibilité d’apporter des éléments contradictoires, refus d’accompagnement des cheminots suspectés par leurs représentants syndicaux, détournements voire construction de témoignages, ce service travaille anonymement, sournoisement, insidieusement…

De plus, à l’image du MEDEF et de sa représentation européenne, l’imagination de la Direction du GPF est sans limite quand il s’agit de négation du dialogue social. S’il ne parvient pas à trouver un terrain d’entente en interne pour définir une représentativité patronale, il n’hésite pas à raturer celle des Organisations Syndicales de salarié(e)s…

Sur la représentativité dans le GPF…

Ce sont ainsi plus de 40000 suffrages exprimés à l’Infra Equipement et Circulation lors des dernières élections professionnelles qui sont effacés par la Direction. Celle-ci cantonnant leur représentativité au sein de SNCF Réseau, au résultat du scrutin organisé pour les quelques 1500 cheminots de RFF. Dans la même veine, l’ensemble des délégué(e)s du personnel Cadre, tout en gardant leur mandat, se voit déposséder de toute capacité de représentation pendant la période transitoire couvrant le transfert des cheminots dans leur EPIC respectif aux prochaines élections. Ces éléments constituent un déni de démocratie, et la marque d’un profond mépris pour les cheminots et leurs Organisations Syndicales que celles-ci ne peuvent accepter.

Tous les mandats issus des dernières élections à la SNCF doivent être prolongés jusqu’aux prochaines élections au sein du Groupe Public Ferroviaire.
Dès lors, l’UFCM-CGT demande à l’ensemble des cheminot(e)s maîtrises et cadres de débattre dans tous les services de l’entreprise, sur l’exercice d’une démocratie qui ne peut rester à la porte du Groupe Public Ferroviaire, et d’engager avec elle toutes formes d’actions nécessaires à l’établissement d’un droit d’expression et d’intervention des salarié(e)s dans l’entreprise publique.

Tract UFCM sur le droit d’expression et le droit de grève Télécharger le fichier

L’exercice de notations 2015 entérines le blocage du déroulement de carrière !

Argumentaire

L’exercice des notations cette année revêt un caractère particulier car il va débuter au cours d’une période historique de transformation de l’entreprise, ordonnée par la loi du 4 août 2014 portant réforme du ferroviaire. Réforme que la CGT a combattue, sous cette forme, car elle ne répond pas aux besoins de production ferroviaire, tant en termes d’organisation que de financement. Ce dernier élément pèse très lourdement puisque l’absence de ressources financières, oriente les choix de production et les organisations de l’entreprise afin de contenir les dépenses et augmenter les marges bénéficiaires, par la réduction des coûts de la masse salariale.

La politique d’austérité à la mode déroulement de carrière :

Cette rigueur se traduit par une baisse des effectifs soutenue, la modification du contenu des métiers voire l’abandon de certains et le recours à la sous- traitance ou la filialisation pour augmenter la productivité. Mais aussi, par la hausse des tarifs pour les usagers et les chargeurs, pour compenser les manques à gagner et augmenter le chiffre d’affaires.

La traduction pour le déroulement de carrière et les parcours professionnels est simple.

La baisse des effectifs conduit à une baisse des promotions (qualifications, niveaux, positions de rémunération). La modification du contenu des métiers, la poly compétence sous couvert de simplification des tâches, freinent les offres d’évolutions de carrière mais augmentent les charges de travail. Le déroulement de carrière statutaire a été largement attaqué au sein même de l’entreprise par le Président PEPY lui-même qui, dans un article au Figaro du 7 novembre 2014, déclarait vouloir revoir la dynamique de la masse salariale, en remettant en cause le Glissement Vieillesse Technicité (GVT). Après la taille dans les effectifs, cette contraction ne peut se faire que par le biais de l’avancement, automatique ou non ! Pourtant, la reconnaissance des efforts accomplis reste le carburant nécessaire à faire fonctionner les moteurs de l’entreprise. Ce ne sont pas les primes aléatoires, « dividende », ou toute autre forme de rémunération individualisée qui pourront compenser l’investissement des maîtrises et des cadres pour qui l’abaissement du centre de gravité signe un transfert de l’ensemble des responsabilités, pour pallier aux carences et aux choix dévastateurs de la Direction. Par ailleurs, la mise en place de « Viséo », est un nouvel outil de sélection, qui impacte le déroulement de carrière des maîtrises et des cadres. Brique du HRAccess, Viséo, application dédiée à la carrière et la mobilité pour ces catégories tant de l’EPIC que du Groupe SNCF, permet la diffusion des EIA et des CV des salariés, avec une exploitation quasi directe de l’émetteur au récepteur/recruteur, sans visibilité des équipes RH dédiées au déroulement de carrière et à la mobilité. Cette gestion en direct des emplois et des compétences ne permet plus de maintenir de la visibilité et une égalité de traitement. Les premiers salariés à en faire les frais, sont d’ores et déjà, les agents ayant intégré les Espaces Initiatives Mobilité (ex EME/EDC), dont les évaluations sont rarement effectuées et pour lesquels les conseillers mobilité des EIM n’ont pas la connaissance des besoins des Etablissements sur des postes pérennes, car ceux-ci agissent en direct et en ligne pour la couverture de leurs postes vacants.

Les contingents de niveaux en chiffres :

La Direction avait établi la première proposition pour les contingents de niveaux à 3306 promotions pour le passage du niveau 1 au niveau 2 de toutes les qualifications de D à H. Le point de sortie à l’issue de la réunion est de 3810 promotions, soit 504 promotions supplémentaires, gagnées grâce à nos interventions.

Malgré tout, ce chiffre baisse par rapport à l’exercice 2014 / 2015, de 2,3 %, en correspondance directe avec la baisse des effectifs réels sur la même période. Cependant, il est à noter que le contingent de passage du niveau 1 au niveau 2 de la qualification E baisse plus fortement que l’effectif. Ceci est à lier au tassement des recrutements d’attachés TS, conjugué avec celui de la promotion interne, par l’absence d’organisation d’examens d’accès à la qualification E dans nombre de Régions. Enfin, les disparités par Région et/ou Direction Centrale sont de plus en plus marquées. Ainsi, les régions Champagne/Ardenne (G1), Lorraine (F1), Picardie(F1), Bretagne (F1), Pays de la Loire ((F1), Aquitaine (G1), Limousin (F1), Midi/Pyrénées (F1,H1), Bourgogne (F1), Auvergne (F1,G1,H1), Alpes (F1), PACA (F1,G1,H1), Languedoc (F1), Direction de l’Entreprise (H1), Direction Financière Achats SI Télécom (D1), Direction des Opérations Industrielles (D1) et Gares et Connexions (H1), ont un délai moyen de passage supérieur au délai moyen national pour les qualifications données entre parenthèses. La qualification la plus touchée restant la qualification F. Il est clair que les réorganisations successives, les fermetures, les fusions et les suppressions d’emplois, ont un impact sur les évolutions de carrière.

Si on avance un peu pour le 1er niveau des qualifications maitrises, l’urgence du « recalage » de la qualification E devient criante. Depuis longtemps, l’UFCM-CGT revendique l’augmentation de la valeur de point pour tous. En outre, nous exigeons, pour une vraie cohérence et une meilleure reconnaissance, de positionner cette qualification à partir de la position 18 et d’attribuer des points supplémentaires à chaque position de grille sur les qualifications B/C/D/E1, afin de combler le « creux de grille », creux qui y réduit significativement la progression salariale. Le cahier revendicatif de l’UFCM-CGT est un outil à disposition de l’encadrement. Ensemble, poussons-le sur tous les points : salaires, emploi, déroulement de carrière, organisation de la production... pour faire changer le rapport de force et gagner en moyens de réaliser son travail sereinement.

Les agents contractuels, dans l’ombre des notations

Le sujet des évolutions de carrière des agents relevant du RH0254 annexe C reste écarté du processus annuel de l’exercice de notations. Cela permet avant tout à la Direction d’être juge et partie dans les parcours professionnels de ces salariés.

Cette opacité place l’arbitraire au-dessus de toute évaluation objective, laissant nombre de salariés « contractuels » dépourvus de toute information et de toute possibilité de recours.

Quant aux agents du RH0254 annexe A1, il appartient aux délégués de commissions de veiller à ce que leur cas soit examiné lors des commissions, afin qu’ils bénéficient eux aussi d’un déroulement de carrière.

C’est pourquoi la CGT et son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises demandent à ce que le déroulement de carrière des cheminots contractuels soit identique à celui des agents du cadre permanent et que la situation de ces salariés soit examinée dans des commissions de notations appropriées et selon le même calendrier que les agents au CP.

Obtention de la position 19 pour la qualification D

L'exercice de notations 2015/2016 prend en compte, suite à la réunion de la Commission Mixte du Statut du 28 novembre 2014, dont nous attendons toujours la validation des autorités de tutelle, la création de la position 19 sur le 2ème niveau de la qualification D. Revendication historique de la CGT et de son UFCM, cette création permet avant tout de répondre partiellement à l’augmentation des carrières liée aux réformes des retraites successives. Pour autant, elle ne saurait exonérer la Direction de son engagement de renégociation de la grille salariale, pour laquelle la CGT portera ses propositions sur la base d’une grille unique des salaires.

Les conditions de mise en place de cette mesure nouvelle font malgré tout l’objet d’interprétations diverses. Si la DRH a édité une note de cadrage sur les conditions d’application, il appartient à tous les délégués de commissions de veiller à ce que la mesure s’applique en toute équité.

Les directives SNCF sont les suivantes : « les agents D 2 18 bénéficiaires du supplément de rémunération au 30 mars 2015 seront positionnés sur D 2 19 au 1er avril 2015. Pour l’exercice de notations 2015-2016, un nombre de classements à la PR19 Hors Compte équivalent à ce nombre d’agents. Le nombre de classements à la PR19, non compris le contingent spécifique, sera calculé sur la base du nombre d’agents D 2 18 y compris ceux bénéficiant du supplément de rémunération, à laquelle sera appliqué le pourcentage prévu dans l’accord de 19%. Les notateurs seront incités à classer à la PR19 tous les agents D 2 18 qui auraient bénéficié d’un supplément de rémunération entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016 »

Cependant, il nous appartient de veiller à ce que cette mesure ne pénalise aucun agent. Pour ce faire, il est impératif de quantifier le nombre d’agents éligibles au supplément de rémunération et de le mettre en regard du pourcentage de contingent de passage de 19% de l’effectif de la PR18.

Enfin, un supplément de rémunération équivalent à la PR 20, est mis en place pour les agents positionnés sur le nouveau D 2 19, dans les mêmes conditions que celles qui se sont appliquées jusqu’alors pour les agents D 2 18 (voir RH 0872).

Tract UFCM sur les notations 2015 Télécharger le fichier

Affiches

Initiatives

Initiative de rentrée et lancement de la campagne électorale UFCM CGT du 24 septembre 2015

    Introduction UFCM-CGT du 24 septembre 2015 sur l'initiative de rentrée et le lancement de la campagne électorale
    Conclusions UFCM-CGT du 24 septembre 2015 sur l'initiative de rentrée et le lancement de la campagne électorale
    Introduction de Gilbert Garel - Rencontre des secrétaires de syndicats UFCM-CGT et des secrétaires de sections de l'encadrement
    Convocation à la rencontre nationale UFCM CGT du 24 septembre 2015

Colloque de la Commission Encadrement du CER Nord Pas de Calais du 22 septembre 2015

    Intervention de Caroline Blanchot à Lille

Guides & informations pratiques

ACCORD TÉLÉTRAVAIL
L’accord que la CGT voulait signer !

Nous le savons, le télétravail se réalise aujourd’hui en grande partie clandestinement. Pour l’intérêt des cheminots, parfois contre leurs illusions, la Fédération a mis en débat dans les syndicats, lors de la négociation sur l’aménagement du temps de travail, une série de propositions pour encadrer le télétravail. Ces propositions sont, depuis le dernier congrès, devenues des revendications reprises dans nos textes […]

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guide_forfait_jours_ufcm-2017

FORFAIT-JOURS OU PAS ?
Les conseils de l’UFCM-CGT

Au sommaire : Quels sont les changements fondamentaux imposés par l’accord ? Les « oubliés » de la négociation. Pourquoi la signature d’une convention individuelle de forfait est obligatoire ? Sommes-nous obligés de signer la convention ? Est-ce irréversible ? Comment l’accord règle les cas particuliers : astreinte et surcroît de travail ? L’accord met-il vraiment en place de « vraies garanties de surveillance de la charge de travail » ? […]

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BAISSER LE « COÛT » DU TRAVAIL
par la généralisation du forfait-jours

Etre non soumis à tableau de service ne veut pas dire qu’on ne compte pas ses heures !

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forfait_jours

FORFAIT JOURS : DES GARANTIES
SUPPLÉMENTAIRES ?

Les forfaits jours jugés non conformes aux droits européens !
Le forfait jours ouvre la porte à la réduction des jours de repos.
Le forfait jours n’apporte aucune solution au dépassement des taquets horaires.
Avec le forfait jours, plus de paiement ou de récupération d’heures supplémentaires.

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RETRAITE…c’est le moment de regarder vos droits ! Ils vont changer en 2017

Cette année 2016 signe une nouvelle étape dans la réforme de notre régime spécial. A compter du 1er janvier 2017, pour les agents nés à partir du 1er janvier 1962, l’application de la réforme de 2010 (décret n°2011-291 du 18/03/2011) acte de nouvelles modifications d’accès à la retraite.

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RÉDUCTION À 1 AN DU STAGE D’ESSAI DES JEUNES CADRES : une direction bien en peine d’arguments

Dans le cadre des négociations consécutives à la loi portant réforme du ferroviaire et la mise en place des 3 EPIC constituant le nouveau GPF, la direction s’est retrouvée contrainte à un marathon de réécriture : Statut, RH, accords… Au cours du 1er trimestre 2016, des bilatérales et tables rondes se sont tenues pour mettre à jour le Statut, la dernière étape a été consacrée au chapitre 5 intitulé : « Admission au cadre permanent – stage d’essai commissionnement ». Ce fut l’occasion pour l’UFCM-CGT de porter, une nouvelle fois, une revendication de longue date : la réduction à 1 an du stage d’essai des jeunes cadres ! Le refus de la direction est inadmissible et inexplicable !

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NÉGOCIATION SUR LE TEMPS DE TRAVAIL : règles du jeu et repères

L’heure est à la négociation du temps de travail dans le ferroviaire. Le gouvernement tourne le dos à l’histoire : il veut tous nous faire travailler plus, balaie les expériences qui ont conduit à fixer des seuils sécuritaires, tous repris dans le RH0077. Nos gouvernants sont obnubilés par le leitmotiv de la « baisse du coût du travail ». Il faudra tout de même négocier avec les OS pour répondre aux exigences de la production ferroviaire et tenir compte des évolutions organisationnelles et technologiques. Vous pouvez compter sur les négociateurs de la CGT !

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SÉCURITÉ FERROVIAIRE : de quoi ont besoin les dirigeants de proximité pour bien travailler ?

La sécurité du système ferroviaire a toujours constitué pour l’UFCM-CGT un sujet syndical à part entière. Ce positionnement n’est pas partagé par toutes les organisations syndicales, surtout celles qui se disent plus représentatives chez les cadres. La période récente, marquée par plusieurs catastrophes ferroviaires, nous a bien sûr conduit à une inflation d’écriture sur ce sujet, en parallèle de séries d’annonces de la Direction. Nous considérons qu’un travail ciblé, en premier lieu, sur l’échelon hiérarchique du DPx, est nécessaire.

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NOTATIONS 2016/2017 : le grand capharnaüm

Cette année l’exercice de notations va se pratiquer dans une configuration nouvelle créée par la mise en oeuvre de la loi portant réforme du ferroviaire qui acte la constitution des trois EPIC en trois entités distinctes et étanches. A cela s’ajoute une politique d’emploi et salariale articulée autour de suppressions d’emplois (-9600 en 5 ans) et de compression de l’enveloppe budgétaire en l’absence d’engagement financier de l’Etat. La politique salariale de l’entreprise consiste avant tout à bloquer les augmentations générales, conformément à la commande gouvernementale et à intégrer le Glissement Vieillesse Technicité comme facteur prépondérant d’augmentation des revenus.

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LA COMPLÉMENTAIRE SANTÉ : Adhérent ou client ?

Adhésion volontaire, libre choix du salarié, solidarité, proximité, et démocratie constituaient, jusqu’à tout récemment, les fondements d’une majorité de mutuelles assurant la couverture complémentaire santé des cheminots. Les dernières évolutions législatives consécutives de l’Accord National Interprofessionnel de janvier 2013, remettent en cause ces piliers, déjà fragilisés par les évolutions du droit européen. Elles attaquent indirectement le Statut des cheminots de la SNCF, créent une nouvelle césure dans le corps social et ne règlent en rien l’accès aux soins des les plus modestes.

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AMÉNAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL : L’UFCM-CGT à l’offensive pour de nouveaux droits

La réforme ferroviaire impose l’abrogation de la réglementation du temps de travail des salariés du Groupe Public Ferroviaire (ex SNCF et ex RFF). Décortiquons les règles du jeu de cette négociation, et armons-nous tous pour aller au débat avec les cheminots des 2e et 3e collèges. Tenons compte des réalités du travail aujourd’hui, de son évolution et des conséquences des nouveaux outils de connexion. Et au-delà du maintien des droits actuels, gagnons en de nouveaux en phase avec les nouvelles conditions d’exécution du travail.

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GUIDE CONTRACTUELS / Nov. 2015

La CGT, soucieuse de la cohésion sociale, a toujours aspiré à une égalité de traitement. Pour exemple, la CGT revendique que tous les cheminots (statutaires et contractuels) soient placés sur la même grille salariale.
Ce guide a pour vocation de rappeler les droits des cheminots contractuels afin de les faire respecter et, au-delà, il donne les positions de la CGT afin de les développer.

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guide_eia_ufcm

GUIDE PRATIQUE DE L’EIA

Ce guide s’adresse à tous les salariés susceptibles de passer un EIA mais également à ceux qui le font passer, lesquels se doivent d’adopter des attitudes respectueuses vis-à-vis de leurs collègues.

De quelque côté que vous soyez de la table, ce guide s’appuie majoritairement sur une analyse de l’instrument en termes de déroulement de carrière, des principes de précaution à développer, de l’encadrement juridique de l’exercice et des jurisprudences que nous traduisons en conseils concrets.

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Réunions des instances

CN UFCM du 10 juillet 2018

    Rapport introductif du CN UFCM du 10 juillet 2018
    Conclusions du CN UFCM du 10 juillet 2018

Table ronde « forfait jours » du 1er mars 2017

    Déclaration CGT à la table ronde « forfait jours » du 1er mars 2017
    Flash info de l’UFCM CGT suite à la table ronde « forfait jours » du 1er mars 2017 Lire la suite

    Les organisations syndicales représentatives du GPF étaient conviées à une 12e Table Ronde sur le forfait-jours. A l’issue de 15h de négociations, la direction persiste dans sa volonté de faire disparaitre la référence horaire concernant l’aménagement du temps de travail des agents de l’encadrement !

    Pour la CGT, cette décision est inacceptable et dangereuse. […]

    Pour la CGT, les points bloquants sont :
    1. Le refus d’introduire dans cette négociation :
    • un volet emploi ;
    • un volet organisation collective de travail.

    2. Le refus de mettre en place :
    un dispositif auto déclaratif inviolable et infalsifiable des heures réellement effectuées a postériori.
    un vrai dispositif d’alerte, dès le non-respect des repos quotidiens et/ou hebdomadaires et/ou annuels (dépassement de 217 jours de travail : maximum de la convention nationale de branche). La CGT demande également que dès le dépôt d’une alerte, il y ait une information aux IRP ainsi qu’un suivi et un bilan régulier du nombre d’alertes, de leurs causes et des mesures prises. Ce dispositif permettrait tout autant de protéger le salarié au forfait-jours que son responsable quant aux moyens mis à sa disposition.
    • Les moyens nécessaires (humains et organisationnels) aux DET et DUO (et assimilés) pour pouvoir assurer correctement leurs nouvelles responsabilités professionnelles, juridiques et pénales (d’encadrement d’agents en forfait-jours) : comment vérifier l’effectivité des repos et le non dépassement des 1589h sur l’année et faire face à la production et ses aléas ?

    3. Le maintien des articles 8, 9 et 10 qui permettent de monétiser 5 jours de repos et de dépasser le nombre de jours travaillés affichés (205 pour les maîtrises qualif E et les cadres d’établissements et assimilés et 210 jours pour les cadres des directions régionales et sièges). Pour la CGT, l’effectivité des 35h ne peut être assurée que si le nombre de jours affichés est un nombre maximum et non minimum. Les agents de l’encadrement doivent pourvoir bénéficier des 35h et de la réduction effective de leur temps de travail. C’est une condition indispensable pour assurer de l’emploi pour toutes et tous. Les dépassements d’horaires endémiques à l’encadrement se traduisent par une perte sèche de 10 000 postes, selon nos premières évaluations.

    4. Le manque de transparence pour nommer les postes réellement éligibles au forfait en jours. Par conséquent quelle réponse à cette question : quels agents d’encadrement aujourd’hui dans notre Groupe Public Ferroviaire sont réellement autonomes ? Pourquoi reporter la responsabilité de cette désignation sur les épaules du DET (ou assimilé) ?

    5. La remise en cause du rôle des CHSCT notamment par le refus qu’ils soient consultés sur les postes qui seront au forfait-jours.

    En conclusion, même si des avancées sont à noter et à mettre sur le compte du rapport de force imposé par la CGT, nous doutons de l’effectivité des mesures de récupération de temps et/ou de repos supplémentaires octroyées le 1er mars.

    Les expertises présentées aux négociateurs à la fin de l’année dernière témoignent de la difficulté pour les encadrants de prendre leurs repos et de leur grand désarroi. Ils font face à une production toujours plus compliquée sans soutien de long terme et moyens apportés. La CGT mesure que le forfaitjours prévu dans cet accord va augmenter les réunions (+3 réunions par agent la première année et une nouvelle tous les ans, alors que les EIA sont déjà compliqués à tenir), alourdir les démarches administratives et le reporting (nouvelles modalités de suivi du temps de travail, formulaire de cadrage de la charge de travail puis du suivi de la charge…).

    Malheureusement, ces négociations sur l’aménagement du temps de travail de l’encadrement, qui ont duré 10 mois, en l’état actuel des choses ne sont pas de nature à préserver ni la santé des salariés en question, ni d’assurer l’effectivité des 35h. Par contre, elles sécurisent la direction de la SNCF.

    La CGT réaffirme que d’autres solutions existent pour concilier les protections du titre II et la référence horaire pour les agents non soumis à tableau de service.

    La CGT et son UFCM continueront à mobiliser les cheminots de l’encadrement afin de porter leurs revendications qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail, leur équilibre vie personnelle et vie professionnelle et leur santé au travail. La CGT invite à ne pas signer les conventions individuelles du forfait en jours.

CN de l'UFCM des 7 et 8 février 2017

    Rapport introductif du Conseil national de l’UFCM des 7 et 8 février 2017.

CN de l'UFCM des 6 et 7 décembre 2016

    Rapport introductif du conseil national de l’UFCM des 06 et 07 décembre 2016

CN UFCM des 29 et 30 juin 2016

    Conclusions du Conseil National de l’UFCM des 29 et 30 juin 2016
    Repères revendicatifs du Conseil National de l’UFCM des 29 et 30 juin 2016
    Rapport introductif du Conseil National de l’UFCM des 29 et 30 juin 2016

CN de l'UFCM des 8 et 9 décembre 2015

    Conclusions du Conseil National de l’UFCM des 8 et 9 décembre 2015
    Rapport introductif du conseil national de l'UFCM des 8 et 9 décembre 2015

13e Congrès

CR_analytique_congres_UFCM_2017-113e congrès UFCM-CGT de Saint-Malo

DOCUMENT ANALYTIQUE

 

Mardi 21 novembre 2017 – 1re séance

Mardi 21 novembre 2017 – 2e séance

Mercredi 22 novembre 2017 – 3e séance

Jeudi 23 novembre 2017 – 4e séance

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13e-congres-ufcmSTATUTS_CONGRES_UFCM_2017

STATUTS

 

Statuts de l’UFCM-CGT proposés au vote des délégués le 22.11.2017

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DOCUMENT D’ORIENTATION (adopté au congrès)

 

1re partie : Les maîtrises et cadres dans la mutation du système ferroviaire

2e partie : Quelle place pour l’UFCM-Cgt, face au défi des évolutions managériales

3e partie : Faire grandir notre syndicalisme UFCM-Cgt

 

REPÈRES REVENDICATIFS (adopté au congrès)

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• Appel des délégués du congrès UFM-CGT aux orgas pour aller à la rencontre des cadres et agents de maîtrise pour définir le contenu et la mise en œuvre du plan d’urgence Télécharger

• Adresse du congrès UFCM-CGT sur le refus des cheminots de mettre leurs compétences au service de l’organisation de plans de licenciement et de la transmission de savoirs aux entreprises privées Télécharger

Journal L’Écho du 13e Congrès : n°1 à 4
Cliquez sur une image pour télécharger le journal

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• Rapport d’activité par Jocelyn Portalier Télécharger

• Intervention fédérale de Laurent Brun Télécharger

• Conclusions par Jean-François Laguide Télécharger

12e Congrès

12e congrès UFCM-CGT de Poitiers

Documents adoptés au congrès

Document d’orientation intégrant les amendements adoptés par la commission et soumis au vote du Congrès.
Par encadrement, nous entendons les salariés des 2e ou 3e collèges, quelle que soit la réalité de leurs missions : managers, techniciens, experts … Dans le présent document, le terme « SNCF » désigne soit l’EPIC SNCF soit l’ensemble du GPF issu de la loi portant réforme ferroviaire du 4 août 2014.

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• 12e Congrès UFCM CGT Futuroscope – Compte Rendu Analytique

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