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IRP Comité de groupe

Flash-info faisant suite à la plénière du Comité de Groupe du 19 avril 2016 Télécharger le fichier

Compte-Rendu du Comité de groupe du 1er avril 2015

Les points suivants ont été débattus :

  • Le Crédit Impôt Compétitivité Emploi,
  • Le Fret,
  • SNCF Mobilité.

 CICE : 

Le Crédit Impôt Compétitivité Emploi constitue pour le groupe SNCF une manne non négligeable. En 2014, il a perçu 324 M€.

Le groupe a procédé à la titrisation de cette somme lui permettant d’encaisser 313 M€, soit 90 % de sa trésorerie. Après rétrocessions aux Conseils régionaux et à RFF, le solde restant dans le groupe est de 169 M€. Ce sont plus de 3000 emplois qui pourraient être couverts avec ce montant.

FRET : 

L’entreprise fait, depuis plusieurs années, de forts gains de productivité pour réduire ces pertes. En quatre ans, l’entreprise a supprimé 25 % des postes de travail soit près de 2500 agents. Aujourd’hui, les frais financiers représentent 60 % des pertes nettes. Ils dépassent en 2014, pour la première fois, les pertes d’exploitation. Le coût du capital dépasse de très loin le coût du travail.

L’entreprise, après avoir engagé un plan d’austérité depuis plusieurs années, doit désormais s’inscrire dans un plan de relance significatif permettant de renouer avec le trafic, les volumes, le chiffre d’affaires. Le trafic de Fret SNCF est fortement structuré autour des lignes capillaires. On ne peut pas dissocier l’avenir de cette activité de l’avenir de certaines lignes ferroviaires (7 à 9 SV). SNCF Logistics se redresse en 2014 grâce à son développement à l’international et au redressement de Fret SNCF. L’activité Logistics a supprimé 3 800 emplois en France en deux ans, soit plus de 10 % de ses effectifs. Une restructuration des résultats que l’on doit d’abord aux efforts engagés par les salariés du groupe.

SNCF Mobilité : 

Les prévisions de hausse du chiffre d’affaires reposent essentiellement sur les activités hors ferroviaire et sur l’international. Keolis fleuron de la croissance du groupe reste le socle du développement d’ici 2020.

Son chiffre d’affaires croît de 8 % notamment à l’international. Keolis se développe mais n’est pas porteur de marge pour le groupe car sa stratégie est de se positionner sur des marchés sans réelle volonté de faire progresser son chiffre d’affaires. Keolis récupère les salariés déjà en poste lorsqu’il gagne un réseau, il n’est donc pas créateur d’emploi.

Sur Keolis comme sur ID BUS, nous nous interrogeons sur l’articulation de ces activités avec nos activités ferroviaires. En effet, le développement de ces activités est une menace pour certaines dessertes ferroviaires (Intercités et TGV). Pour la CGT le secteur routier de voyageurs et de marchandises doit être complémentaire avec le train et non en concurrence.

Les prévisions, suite à la loi « Macron », ne sont pas rassurantes. La perte sur le chiffre d’affaires déjà annoncée serait évaluée à 150 M€ en 2015 sur le TGV et 50M€ pour les TET. Le sort des TET est remis en cause suite au rapport de la commission « DURON » et la volonté de mettre fin à ces trains est clairement affichée par la direction SNCF. Moins de trains Intercités c’est plus de marge opérationnelle.

La fin des compensations des péages pour le Fret va alourdir la note d’une perte de 100 millions d’euros sur SNCF « Mobilité ».

Les premiers effets du covoiturage sur la perte des parts de marché sont évalués à 104 millions d’euros. Ce ne sont pas loin de 500 millions d’euros qui s’ajoutent au 1,5 milliard d’euros de gains de productivité que le GPF doit déjà réaliser.

La maîtrise de la dette entraine la volonté d’augmenter la marge opérationnelle du chiffre d’affaires qui entraînera une productivité supplémentaire. Pour les EPIC cela se traduira par l’accélération des différents plans de performance et pour les filiales une réduction des coûts entrainant des conditions sociales et de travail dégradées pour les salariés du groupe.

Sans une reprise de dette par l’Etat, l’objectif de SNCF « Réseau » de stabiliser la dette à 2020 est inatteignable. Cela entraînera une redéfinition de la politique du transport ferroviaire dans de nombreuses régions déjà confrontées à des tensions budgétaires. Cela suscitera également une contraction des dessertes ferroviaires et l’appauvrissement de l’aménagement du territoire.

Compte rendu du Comité de groupe du 1/04/15 Télécharger le fichier