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Table Ronde Dialogue Social du 24 octobre 2016

    Déclaration à la Table Ronde Dialogue Social du 24 octobre 2016
    Compte rendu de la Table Ronde Dialogue Social du 24 octobre 2016

Table ronde agenda social du 19 octobre 2016

    Compte-rendu de la Table Ronde Agenda Social du 19 octobre 2016

Table Ronde dialogue social du 7 avril 2016

    Compte-rendu de la Table Ronde « Amélioration du dialogue social » du 07 avril 2016

Table ronde dialogue social du 22 mars 2016

    Déclaration à la table ronde "Améliorons le dialogue social" du 22 mars 2016 Lire la suite

    Monsieur le Directeur, Mesdames, Messieurs,

    Nous sommes réunis ce jour dans le cadre d’une table ronde dite de « modernisation du dialogue social ». Vous l’avez repris dans le titre de la page 1 de votre projet de texte, il s’agit bien pour nous plutôt de véritables négociations sur « l’amélioration du dialogue social » au sein du groupe public ferroviaire.

    En effet, nous nous retrouvons face à un exercice pratique qui consiste à établir les règles qui permettent aux différents acteurs de l’entreprise (les cheminots, la direction et les organisations syndicales) d’établir un dialogue constructif à tous les niveaux (local, régional, national) qui permette de satisfaire aux besoins de production pour un service public de qualité mais aussi de répondre aux revendications de cheminots portées par les organisations syndicales.

    Pour la CGT, le dialogue social doit se concevoir dans une notion plus large de négociation collective.

    Avant de rentrer concrètement dans le sujet que nous avons à traiter dans le cadre de la négociation qui s’ouvre aujourd’hui, nous souhaitons replacer la notion de « dialogue social » dans un environnement plus large qui l’impact tous les jours.

    En effet, nous nous situons dans un contexte au plan européen où les populations, les salariés subissent depuis de nombreuses années des politiques d’austérité et de réformes régressives, réduisant leurs droits et leur protection sociale.

    L’expérience récente de certains pays européens comme la Grèce, l’Espagne pour ne citer que ces deux nations, confirme que les politiques menées au lieu de résoudre les problèmes, ne font que les aggraver : hausse du chômage, de la précarité et de la pauvreté, dégradation sensible de la qualité des services publics en général, destruction de pans entiers d’activités.

    Le bilan de la négociation collective démontre alors, s’il en était besoin, que la France n’échappe pas à la pression de cet environnement largement marqué par l’emprise du patronat en Europe. La négociation collective, à tous les niveaux, peine à redevenir un levier pour plus d’efficacité économique et sociale.

    Les prétendues « solutions » du patronat français y contribuent largement. En effet, l’offensive menée récemment, par celui-ci avec l’annonce de la création d’un million d’emplois, en contre partie du démantèlement des droits collectifs et de la poursuite des aides et exonérations de cotisations sociales, est significative d’un chantage insoutenable pour satisfaire exclusivement les appétits financiers.

    Ces « remèdes », largement relayés par le gouvernement, ont fait la preuve de leur inefficacité. Cela fait d’ailleurs des années qu’une organisation comme l’OCDE reconnaît que le marché du travail en France est suffisamment flexible.

    Cette flexibilité accrue n’a pas empêché la hausse du chômage. Le pacte de responsabilité, les politiques d’exonérations de cotisations sociales pour les patrons, sont des échecs cuisants en matière de création d’emplois.
    Prenons la loi Macron qui est significative de cette approche, la loi Rebsamen, maintenant le projet de loi El Khomeri qui exacerbe encore plus ce phénomène.
    Elaborés sans concertation, ni négociations sérieuses avec les acteurs sociaux, ces textes servent les employeurs : nouvelles facilitations des licenciements économiques, flexibilités, précarité du travail…

    [Téléchargez la déclaration pour accéder au contenu complet]

    Compte-rendu de la table ronde "Améliorons le dialogue social" du 22 mars 2016 Lire la suite

    Après trois cycles de bilatérales, une première table ronde nationale de négociation s’est tenue le 22 mars dernier, entre les organisations syndicales représentatives et la direction du GPF. SUD-Rail ne s’y est pas rendu.

    Cette négociation, se tient dans un contexte où les intérêts de la direction sont aux antipodes de ceux des cheminots. Elle revêt un caractère particulièrement sensible au regard de la détérioration des relations sociales constatées depuis plusieurs années dans l’entreprise.

    Les organisations syndicales et la direction ont dressé un constat unanime quant à l’absence de résultats des discussions, concertations, négociations dans l’entreprise sur quasiment tous les sujets. Pour la CGT, il n’existe plus d’espace de négociations au sens de la confrontation d’idée, ce qui conduit souvent au dépôt de préavis de grève. Ce droit constitutionnel ne doit pas être remis en cause, sachant qu’il est déjà très encadré.

    La CGT est favorable, à l’appui de ses propositions alternatives, que des négociations, quel que soit le sujet, puissent se tenir avant, pendant et/ou après un conflit. La direction a le devoir de maintenir le contact avec les organisations syndicales et d’organiser les espaces de négociations. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui.
    Pour la CGT, l’exercice de la négociation qui s’ouvre consiste à établir les règles qui permettront aux différents acteurs de l’entreprise (les cheminots, direction et organisations syndicales) d’établir un dialogue efficace à tous les niveaux (local, régional, national) qui tienne compte des besoins de production pour un service public de qualité comme des revendications des cheminots portées par les organisations syndicales.
    De fait, cette négociation est une occasion de réaffirmer le rôle central des militants CGT sur les lieux de travail, ainsi que celui des élus du personnel et ce, quelle que soit l’instance de représentation.
    Le projet de texte de la direction est composé de cinq chapitres :

    • Chp 1 : « Replacer le travail et le dialogue de proximité au coeur du management »
    • Chp 2 : « Améliorer le fonctionnement des instances de représentation du personnel »
    • Chp 3 : « Professionnaliser l’exercice de la négociation collective »
    • Chp 4 : « Prévenir les conflits collectifs du travail »
    • Chp 5 : « Moderniser l’exercice du droit syndical »

    La Fédération CGT des cheminots est intervenue (voir déclaration), afin de resituer le dialogue social dans une notion plus large de négociation collective, qui constitue un des piliers de notre démarche, contestation, propositions, action, négociation.
    Dans le cadre de cette première table ronde, nous avons étudié le préambule, les chapitres 1 et 2. Certains points du texte initial ont d’ores et déjà évolué suite à nos interventions.

    Deux tables rondes sont programmées, le 07 et 14 avril.

    Nous vous tiendrons informés tout au long du processus.

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