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Intervention de Thierry Nier prononcée au rassemblement du 02 juillet 2019 à l’occasion de la table ronde « salaires ». Télécharger le fichier
Tract concernant les salaires et appelant au rassemblement du 2 juillet 2019 à Saint-Denis Télécharger le fichier
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Tract « Salaires » suite à la table ronde de négociation d’hier, mardi 10 juillet 2018 Télécharger le fichier
Compte-rendu UFCM de la réunion sur les contingents de niveaux du 25 janvier 2018 Télécharger le fichier
Flash info « Protection sociale » sur les salaires suite à la table ronde du 22 juin 2017 Télécharger le fichier
Fiche de paie électronique : lettre ouverte envoyée ce jour à Jean-Marc Ambrosini Télécharger le fichier
Lettre ouverte du lundi 13 février 2017 envoyée à Jean-Marc Ambrosini concernant la nouvelle fiche de paie Télécharger le fichier
Déclaration concernant les contingents de niveaux, suite à la réunion du 24 janvier 2017 Télécharger le fichier
Compte rendu concernant les contingents de niveaux, suite à la réunion du 24 janvier 2017 Télécharger le fichier
Tract du CTN Traction concernant les contingents de niveaux, suite à la réunion du 24 janvier 2017 Télécharger le fichier
Deux tableaux concernant les contingents de niveaux, suite à la réunion du 24 janvier 2017 Télécharger le fichier
Tract « Emploi, Métiers, Salaires » suite à la réunion de DCI du 5 septembre 2016 Télécharger le fichier
Déclaration concernant les contingents de notations en niveaux, suite à la réunion de présentation du 25 janvier 2018 Télécharger le fichier
Compte rendu concernant les contingents de notations en niveaux, suite à la réunion de présentation du 25 janvier 2018 Télécharger le fichier
Tract concernant les contingents de notations en niveaux, suite à la réunion de présentation du 25 janvier 2018 Télécharger le fichier
Tract faisant suite à la première Table Ronde Intéressement à l’EPIC de tête du 24 mars 2016 Télécharger le fichier
Courrier relatif aux suites revendicatives à la manifestation du 29 octobre 2015 Télécharger le fichier
Tract protection sociale : Le 29 octobre, manifestation nationale unitaire à Paris Télécharger le fichier
Tract fédéral appelant à l’action interprofessionnelle du 08 octobre 2015 : "Le 08 octobre 2015, on a toutes les raisons d'agir !" Télécharger le fichier
Courrier de la Fédération CGT, de SUD-Rail et de la FGRCF à l’UNSA qui s’est retirée de la démarche unitaire du 29 octobre Télécharger le fichier

Le 29 octobre 2015, à Paris, amplifions la mobilisation.

Face à l’intransigeance du Gouvernement et au non-respect de ses engagements, nos Organisations ont décidé de lancer une pétition sur 5 revendications permettant de préserver et d’améliorer les droits du régime spécial de protection sociale des cheminots : 

  • La non promulgation du décret fixant la mensualisation des pensions au 1er janvier 2016. Cette décision du Gouvernement a pour objectif de poursuivre sa démarche d’un alignement des droits du régime spécial sur le régime général dans la perspective d’une réforme globale des retraites de l’ensemble des salariés. La violence d’un décret n’engage aucunement notre volonté et notre exigence de maintenir le versement trimestriel des pensions à échoir sans fractionnement.
  • L’arrêt du gel des pensions et l’amélioration du pouvoir d’achat. Cette situation inadmissible dégrade les conditions de vie d’un grand nombre de retraités et de veufs/veuves et entraine certains d’entre eux vers la misère. Il est urgent de décider d’une augmentation générale des pensions.
  • Le groupe de travail concernant les basses pensions de réversion doit être mis en place. Le Gouvernement doit tenir ses engagements et ses promesses sur le sujet.
  • La reconnaissance des trimestres d’apprentissage pour le calcul de la pension. Au delà du Gouvernement, la Direction de la SNCF doit financer les trimestres manquants afin que l’ensemble des ex-apprentis ne soit pas injustement pénalisé.
  • Le maintien des prestations non pérennes de notre régime d’assurance maladie (exemple : le forfait optique à 100 €).

L’ensemble de ces revendications est juste et doit être satisfait par une autre répartition des richesses. Celles-ci, au-delà de préserver et d’améliorer les droits et les conditions de vie des retraités, permettraient une relance économique dans notre pays.

Malgré plusieurs courriers de nos Organisations à ce jour, le Gouvernement ne daigne même pas nous répondre. Il y a urgence à agir massivement en signant la pétition unitaire au niveau des retraités mais également des actifs qui sont pleinement concernés par l’ensemble de ces revendications touchant à l’avenir de notre régime spécial.

Le 29 octobre 2015, mettons le Gouvernement au pied du mur. Soyons nombreux pour imposer de véritables négociations sur nos justes exigences.

MANIFESTATION NATIONALE LE 29 OCTOBRE 2015

Les Unions Fédérales des Retraités CGT – SUD-Rail et FGRCF vous donnent rendez-vous à partir de 12 h 30 place Raoul Dautry (Gare Montparnasse) à Paris, pour se rendre au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Appel unitaire de la Fédération CGT, de SUD-Rail et de la FGRCF à la mobilisation du 29 octobre Télécharger le fichier

ACCORDS COLLECTIFS

MAINTIEN DE SALAIRE / PRÉVOYANCE / SANTÉ DES CHEMINOTS CONTRACTUELS

L’éclatement de la SNCF en 3 EPIC entraine la modification du contrat sur la complémentaire Prévoyance/Santé, passé
entre la SNCF et Humanis. Dans ce contexte, les règles imposées par le décret sur « les contrats responsables » (définition d’un plancher et d’un plafond de prestations) s’appliquent. La CGT a porté ses exigences afin de réduire la cotisation des bas salaires et mettre en place un dispositif de solidarité inter générationnelle et a réaffirmé que l’embauche au Cadre Permanent doit demeurer la règle.

En introduction à cette réunion, la CGT a réaffirmé son opposition au contrat de santé obligatoire :

  • il remet en cause la libre adhésion à une mutuelle (acte militant et non assuranciel) ;
  • il favorise les grands groupes d’assurance qui spéculent avec l’argent des adhérents ;
  • il crée de fortes inégalités en fonction de l’état sanitaire et social des salariés d’entreprise. En clair, une entreprise, dont la population est composée de jeunes cadres, comporte moins de risques. Les salariés de cette entreprise cotisent moins et sont mieux protégés ;
  • l’employeur bénéficie d’exonérations fiscales, alors que les salariés demeurent imposés sur les cotisations salariés et employeur).

La CGT revendique que les cotisations servent à améliorer la sécurité sociale plutôt que de nourrir les actionnaires. Ces contrats fragilisent la sécurité sociale.

La loi oblige à la mise en place de cette mutuelle. La CGT, en responsabilité, participe à la négociation pour éviter les dérives.

La CGT a tiré un premier bilan de la mise en place du contrat Humanis du 1er janvier 2014 :

  1. Mauvais accompagnement RH (la disparition des Bureaux Administratifs) se paie ;
  2. Politique commerciale agressive d’Humanis ;
  3. Le poids de la cotisation est disproportionné en fonction des revenus ;
  4. Des cheminots mécontents du rapport prestations/cotisations ;
  5. 6% des cotisations de l’option sont utilisés dans les prestations.

La CGT a donc exigé que le nouvel accord remédie à ces problématiques.

La Direction, au regard de l’équilibre financier du régime santé, propose de réduire le taux d’appel de 15% sur la base et de 35 % sur l’option. Un certain nombre de prestations ont été relevées, d’autres ramenées au niveau du contrat responsable. Ces modifications rentreront en vigueur le 1er janvier 2016.

La CGT prend note d’une prise en compte d’une partie des problématiques soulevées. La CGT consultera ses instances de décision quant à sa signature de ces accords.

Flash-info concernant les accords collectifs « Maintien de Salaire », « Prévoyance » et « Santé » des cheminots contractuels ; Télécharger le fichier

Monsieur le Directeur,

Nous voici enfin réunis sur la question des salaires, le 29 juin 2015, à quelques jours du terme de votre engagement. Cette Table Ronde étant prévue fin juin, il était temps ! Ceci dénote l’état d’esprit contraint dans lequel vous abordez cette Table Ronde Salaires. Oui, l'absence d'une volonté de déboucher sur une prise en compte des revendications nous apparait ainsi flagrante.

Lors du cynique CCE du 11 juin dernier, avec pour ordre du jour le projet d’accord intéressement de SNCF Mobilités, la Direction envisageait cette Table Ronde sous l’angle d’une rencontre.

Au préalable, il n’y aura pas eu de bilatérale de préparation. Toutefois, vous ne pouvez ignorer les revendications de la CGT. Nous avons eu le temps de débattre du salaire lors de la conciliation de la DCI déposée le 05 juin 2015. Conciliation qui fut un échec et qui nous a conduits à appeler les cheminots à la grève le 25 juin dernier.

Nous réaffirmons que le salaire est l’une des principales préoccupations des cheminots à l’instar du salariat, en France et ailleurs. Cette préoccupation s’explique notamment par la perte de pouvoir d’achat et la fragilisation de notre protection sociale.

Ce constat n’est pas le fruit innocent d’une quelconque fatalité. Il n’est pas plus une conséquence de la crise de 2008.

Non, c’est un choix de politique gouvernementale, naïvement copié sur le modèle Allemand et fermement revendiqué par le Patronat Français.

Ce choix porte le nom de rigueur ou modération salariale. Elle fut mise en oeuvre par le social-démocrate Schröder voici une dizaine d’années. Il en résulte une économie allemande qui rémunère excellemment ses actionnaires pendant que les travailleurs pauvres cumulent emplois et heures de travail pour survivre.

Ce modèle égoïste a été pensé dans un esprit de mater les économies voisines. Le salariat est le pion sacrifié sur l’échiquier de la finance mondialisée.

Plus de 10 ans plus tard, le Gouvernement Valls justifie la mise en place de cette action au nom de l’emploi.

Le travail est représenté comme un coût et pour les libéraux, il suffirait de réduire les salaires, directs et socialisés pour inciter les investisseurs à faire du profit en France. Sur le papier, c'est beau comme une "marche funèbre" ! Ca ne fonctionne pas à commencer par l'inversion de la courbe du chômage. Au contraire, la modération salariale compense la perte de profits des actionnaires générée par la baisse d’activité.

En effet, la rente est assurée par l’augmentation du profit. Le capital est un chat qui retombe toujours sur ses dividendes. Il n'a donc aucun intérêt à relancer l'investissement, le chômage de masse est le pivot de son rapport de force.

L'idéologie de la modération salariale est partagée et mise en oeuvre par le Comité Exécutif de la SNCF pour au moins deux raisons stratégiques. La première est le pari de la précarisation du salaire et de l'emploi pour affaiblir la mobilisation des cheminots. La rémunération, comme la multiplication des contractuels et des emplois précaires sont un outil de division dans une corporation où la solidarité est culturelle.

La seconde raison est votre virage vers l'ère du business et il est pleinement assumé dans les faits. Vos discours et vos actes sont en contradiction avec le courrier, daté du 20 juin, mièvre de belles promesses à la Nation et pour le Service Public, consigné du futur directoire. Dans les faits, nos dirigeants pensent « parts de marché », « profits », « et marge opérationnelle »… Ainsi, la Direction milite ardument pour s’éloigner de la rémunération statutaire. La multiplication des primes, le détournement d’EVS pour rémunérer la dégradation des conditions de vie et de travail, font partie de vos manoeuvres.

Pour la CGT, vos choix sont dangereux pour les cheminots. Aucun pragmatisme ne pourra nous faire perdre nos repères. Ils sont nos axes d'orientation qui conservent la solidarité indispensable pour le travail des cheminots, mais aussi pour ce lien intergénérationnel sur lequel notre régime par répartition a été conquis.

La CGT ne tombera jamais dans un syndicalisme de clientélisme au détriment de l'intérêt collectif. Nous ne tomberons jamais dans la revendication opportuniste. Ainsi, vous ne verrez pas la CGT revendiquer le doublement de "la prime" injuste, basée sur des critères tels que l'accidentologie du travail, alors que deux mois auparavant nous la critiquions. Vous ne verrez pas la CGT revendiquer la mise en place de l'intéressement alors que nous le dénoncions 9 ans plus tôt. Vous n'entendrez pas une déclaration au Conseil d'Administration de la CPR pour défendre le régime spécial des cheminots et mettre en place les conditions de son assèchement.

Concernant l'intéressement, c'est un budget de 2% de la masse salariale qui est consacré à cette prime aléatoire et d'adhésion aux objectifs de la Direction. La suppression d'emplois à la SNCF, au travers du critère de la marge opérationnelle en est le premier. Ce budget de 2 % de masse salariale brute est nécessairement amputé sur les mesures salaires. Pour preuve, dans vos écrits, vous indiquez que le doublement de « La prime » serait un élément comparable à une augmentation générale des salaires de l’ordre du 0,33%. Nous insistons pour vous rappeler que cette prime, variable et aléatoire, ne peut en aucun cas être prise comme un élément du salaire. Notez que des cheminots en seront exclus en partie ou globalement. Cette prime demeure un outil de communication managérial qui abîme le collectif de travail et crée de la souffrance pour les personnels qui se sentent stigmatisés.

Il est plus étonnant encore la lecture de tracts syndicaux revendiquant d'inclure l'intéressement dans les éléments liquidables. Cette posture vient donc affirmer que l'intéressement est un élément de rémunération. Elle est aussi une remise en cause de la liquidation sur les éléments de solde validés les 6 derniers mois de la carrière, puisque l'intéressement est aléatoire, premier principe de la loi. La pension aurait-elle donc aussi un aspect aléatoire ?

La CGT sage de 120 ans de luttes, connait le danger de l'opportunisme et du pragmatisme. Nos revendications, connues et reconnues sont construites comme des repères pour les intérêts collectifs du salariat. Si nous portons la négociation comme un des leviers de notre action, nous ne tomberons pas dans le leurre d'un gagnant-gagnant de court terme.

Notre syndicalisme exigeant est sans doute contrariant pour une Direction qui souhaite choisir ses interlocuteurs… La CGT restera, avec la confiance des cheminots, face à vous dans un engagement franc.

L'ordre du jour de cette Table Ronde est une nouvelle occasion de porter un discours clair : il faut des mesures d'augmentation générale des salaires sur les éléments liquidables que sont le traitement et la prime de travail.

Pour exemple, la revalorisation des allocations de déplacement est une mesure nécessaire face au coût de la vie. Néanmoins, ce sujet n’est pas un élément du salaire. La CGT demande qu’une éventuelle mesure fasse l’objet d’une négociation ou d’un accord spécifique.

Comme nous l'indiquions, votre politique salariale entraine une perte de pouvoir d'achat mais aussi ampute le financement de notre régime spécial de retraite et de prévoyance.

De la fin 2008 à mai 2015, l’augmentation cumulée de la valeur du point de grille n’a été que de 3,56 % seulement contre 7,67 % pour celle des prix ! En 6 ans, la Direction a privé près de 4 % de salaire aux cheminots ! Cette situation a un impact direct pour un jeune embauché avec ou sans diplôme. Le salaire d’embauche à la SNCF (position 4 de la grille) n’est plus supérieur au SMIC que de 0,2% depuis la dernière revalorisation automatique de ce dernier en janvier 2015.

Et ce n'est pas le tassement de la grille qui peut objectivement et rapidement corriger ce problème et donner de l'espoir aux jeunes cheminots.

La dégradation du salaire d’embauche tasse l’ensemble des salaires sur le SMIC et dégrade le paiement des qualifications, alimentant ainsi « la course aux niveaux ».

Sur la question des déroulements de carrière, la CGT réaffirme que le changement de qualification, de niveau ou l’attribution d’échelon valide la reconnaissance de la formation, de l’expérience acquise au poste de travail et de l’ancienneté.

En aucun cas l’impact de ce déroulement de carrière ne peut se confondre avec la hausse des salaires… sauf à affirmer qu’un cheminot serait condamné à percevoir, tout au long de sa

carrière, « le même niveau de rémunération » qu’à son embauche.

Les contractuels embauchés à l’annexe C du RH0254, occupant des emplois repris au dictionnaire des filières, sont eux aussi dans une impasse concernant leur déroulement de carrière et leur progression salariale ; un flou organisé pour désinformer et tenter d’individualiser les cheminots contractuels.

Cette politique salariale vous permet de réduire les cotisations sociales patronales, notamment sur les retraites, mettant ainsi en danger notre régime de protection sociale ! C'est une double peine pour tous les retraités actuels et futurs.

C'est ce manque de financement qui est prétexte au gel des pensions sur une période de 30 mois.

Cette politique salariale pénalise donc pleinement les futurs retraités, en tirant à la baisse l’évolution de la part du salaire liquidable (base au calcul des pensions) par rapport au salaire imposable.

En effet, la part liquidable du salaire a baissé de - 2,2 points depuis 2011. Elle est quasiment retombée à son niveau de 1988, alors que pendant plus de 4 décennies, elle a progressé. Seuls des mesures générales de salaires et l'abandon de l'individualisation et de la fragilisation du salaire sont de nature à rééquilibrer les systèmes.

Par conséquent, la CGT exige :

  • De porter le salaire minimum d’embauche à 1 700 €,
  • Une augmentation immédiate de 10 %, comme première étape d’un plan de rattrapage du contentieux salarial, y compris pour les personnels contractuels au RH0254,
  • Une mesure de compensation de la revalorisation de la cotisation retraite,
  • Une revalorisation des gratifications vacances et exploitation,
  • Des mesures bas salaires « liquidables »,
  • Des mesures pour corriger le creux de grille,
  • Un véritable 13ème mois pour tous les cheminots,
  • Concernant les retraités, nous demandons le retour de la péréquation (les administrateurs nommés par la Direction de la SNCF s’opposant au CA de la CPR en votant contre la délibération présentée par les représentants des Organisations Syndicales) et le bénéfice de certaines mesures liquidables prises de 2009 à 2011 pour les actifs suite à la réforme des retraites.

La question des moyens ne peut être balayée d'un revers de manche. Une illustration en quelques chiffres démontre que nous nous affrontons non pas à une opposition de moyens, mais à une opposition politique et dogmatique :

  • 150 millions de dividendes versés à l’Etat (1 Milliard 200 millions d’euros versés depuis 2009),
  • 300 millions pour transformer Thalys en Entreprise Ferroviaire,
  • 150 millions gaspillés dans la co-entreprise avec IBM,
  • 6 millions d’euros/an en loyer du nouveau siège à Saint Denis. A savoir que la SNCF est toujours locataire de l’ancien siège national à Montparnasse,
  • 200 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) perçus par la SNCF,
  • Enveloppe de 100 millions pour le versement de primes individuelles et aléatoires à certains cheminots.
  • 2% de la masse salariale brute budgétés pour le versement d'une prime d'intéressement en juin 2016.
  • 3 millions d’euros déversés dans une campagne de publicité.

La CGT exige donc une véritable négociation pour une augmentation générale des salaires immédiate et la prise en compte des besoins des cheminotes et des cheminots.

Merci

Déclaration CGT lors de la Table Ronde Salaires du 29 juin 2015 Télécharger le fichier

TABLE RONDE « SALAIRES » DU 29 JUIN 2015

LE GEL DES SALAIRES EST CONFIRMÉ !

La direction du futur Groupe Public Ferroviaire a convoqué, le 29 juin 2015, les organisations syndicales représentatives pour une table ronde salaires. Le résumé de cette réunion est bref : Aucun accord soumis à signature, intégration du dividende salarial dans la gratification de vacances, aucune mesure générale et confirmation du gel des salaires.

Le gel des salaires est un choix politique du gouvernement et de la direction SNCF pour précariser la rémunération des cheminots. Cette situation est l’illustration d’une réforme non financée.

Il y a tout juste un mois, la direction a engagé la mise en place de deux dispositifs d’intéressement (SNCF Réseau et SNCF Mobilités) en provisionnant 2 % de la masse salariale brute ! C’est autant d’argent qui a été soustrait de la négociation salariale. Cette nouvelle prime d’intéressement, d’un montant maximal de 400 euros, est aléatoire.

Dans toutes les entreprises où l’intéressement a été mis en place, les augmentations générales de salaire sont les plus faibles. La direction SNCF confirme cette trajectoire.

De plus, cette prime ne finance pas la protection sociale (santé et retraite) et n’est pas prise en compte pour le calcul de la retraite.

La direction dit qu’elle n’a pas le budget ? Elle va pourtant verser un dividende supplémentaire de 62 millions d’euros à l’Etat cette année (en plus des 150 millions d’euros déjà versés au titre de 2014). Guillaume Pépy vient d’annoncer l’investissement de 28 millions d’euros dans « OuiCar » (société de location de voitures particulières) !!

Pour la CGT, les moyens existent pour une autre politique salariale. La mobilisation du 25 juin 2015 et le nombre important de signatures de la pétition « Salaires » (www.cheminotcgt.fr/petitions/) sont la démonstration que les cheminots restent mobilisés pour gagner de véritables augmentations de salaire.

La CGT exige :

  • la revalorisation des éléments du salaire pris en compte dans le
    calcul de la retraite ;
  • 10% d’augmentation générale avec des mesures pour les bas
    salaires et la correction du tassement de la grille salariale.

C’est l’ensemble de ces mesures qui financera le régime spécial de retraite et de prévoyance.

C’est l’ensemble de ces mesures qui répondra aux attentes des cheminots.

Flash Table Ronde Salaires du 29 juin 2015 Télécharger le fichier
Courrier envoyé à Guillaume Pépy concernant l'accord que nous avons dénoncé Télécharger le fichier

ACTION DU 25 JUIN 2015

MOBILISÉS POUR LES SALAIRES ET L'EMPLOI !

La CGT initie une grande campagne de mobilisation des salariés du public et du privé avec un temps fort de grève et de manifestations en territoire le 25 juin 2015.
Ensemble, nous exigeons l’augmentation des salaires, des minimas sociaux, et des pensions pour les retraités.
Les salariés en général, et les cheminots en particulier, subissent de plein fouet la politique d’austérité du gouvernement et du patronat.
Le gel des salaires annoncé à la SNCF, ainsi que les milliers de suppressions d’emplois réalisées et annoncées, illustrent cette situation insoutenable.

Tout est mis en oeuvre par le pouvoir en place et les directions d’entreprises, appuyés par le MEDEF, pour accroître la résignation des salariés et freiner les mobilisations à l’initiative de la CGT. Hier, 142 000 pétitions Salaires ont été remises dans les préfectures, au MEDEF et au ministère du Travail, appuyées par de multiples rassemblements et manifestations.

La Fédération CGT a appelé les cheminots à agir par la grève pour imposer à la direction et au gouvernement de répondre à leurs revendications. Un cheminot sur cinq a participé à la grève, revendiquant une augmentation générale des salaires significative lors de la Table Ronde salariale du 29 juin prochain. Par cette mobilisation, ils exigent également que des négociations sur l’emploi s’ouvrent dans les établissements et les régions !

L’argent existe pour répondre à des augmentations générales de salaire dans les entreprises, à la SNCF. Pour exemple, la Direction va verser plus de 62 millions d’euros de dividendes supplémentaires à l’Etat.

Sous l’effet de la réforme du système ferroviaire non financée, les suppressions d’emplois (dans tous les métiers), les fermetures de gares, de guichets, de lignes, les préconisations du rapport Duron concernant les TET, mettent en exergue la seule logique de recherche d’économies exigée par la loi du 04 août 2014 pour financer le système ferroviaire.

Les choix politiques et les stratégies de la SNCF pour abaisser les coûts de production du ferroviaire sont responsables de la dégradation du service public et des conditions de vie et de travail.

Il devient de plus en plus compliqué pour les supporters de la réforme du ferroviaire de cacher les conséquences pour les cheminots, les usagers, l’environnement...d’une politique ferroviaire du déclin !

La Fédération CGT, quant à elle, continue à mobiliser les cheminots, les usagers, la population pour imposer d’autres choix, elle les appelle à participer massivement aux rassemblements organisés :

  • Le 1er juillet prochain, au siège de SNCF Réseau, dans le cadre d’une prise de service fictive, durant laquelle nous remettrons les plus de 20 000 pétitions pour faire respecter la démocratie ;
  • Le 02 juillet 2015 à Nantes, à l’occasion d’un colloque organisé par l’Association des Régions de France pour porter la défense et le développement du service public ferroviaire fret et voyageurs.

La Fédération CGT des Cheminots créera toutes les conditions pour élever le rapport de force nécessaire à un changement d’orientation pour moderniser et développer le service public SNCF.

Le communiqué fédéral faisant suite à l’action du 25 juin 2015 Télécharger le fichier

Exigeons une véritable augmentation de salaire, pas une prime !

Table ronde salariale le 29 juin 2015

Face à l’urgence sociale et la pression des cheminots, la Direction convoque une Table Ronde Salaires le 29 juin 2015. D’ores et déjà, il nous faut pousser pour que cette rencontre se transforme en véritable négociation sur les exigences des cheminots.

Le 29 juin 2015, la Direction finit par concéder une Table Ronde Salariale.

Il nous faut maintenant obtenir des mesures d’augmentation générale des salaires comptabilisées pour la retraite.

Ceci est nécessaire et possible, en effet, la Direction a consacré un budget représentant 2 % de la masse salariale brute afin de verser une prime d’intéressement versée seulement en juin 2016. Cette prime aléatoire, d’un montant maximal de 400 euros, serait versée si la Direction atteint ses objectifs de budget (suppression de 1600 emplois en 2015). Les cheminots victimes d’absences pour maladie, temps partiel ou grève seront discriminés.

Deux organisations syndicales acceptent le chantage « Prime contre emplois » …

Pour la CGT, c’est INADMISSIBLE !

L’appel de la CGT à agir le 25 juin 2015 est l’occasion de porter les véritables revendications des cheminots :

  • Emplois au statut pour améliorer les conditions de vie et de travail et assurer un vrai service public ;
  • Des mesures qui financent notre régime spécial et prises en compte dans le calcul de la retraite ; 10% d’augmentation générale avec des mesures bas salaires et la correction du tassement de grille.

C’est l’ensemble de ces mesures qui financera le régime spécial de retraite et de prévoyance.

C’est l’ensemble de ces mesures qui répondra aux attentes des usagers pour un service public de qualité.

LE 25 JUIN : ENSEMBLE, DÉTERMINÉS, MOBILISONS-NOUS !!!

Flash-info sur la table salariale du 29 juin 2015 Télécharger le fichier

On a tous besoin d'argent ! Et si on discutait salaire ?

Ouverture de négociations salariales

Le SMIC* a été mis en place en 1970, dans la foulée des actions de grève de mai 68. Il a été instauré pour que les salariés à faibles revenus puissent améliorer leurs conditions de vie en fonction de l’évolution des prix mais également en rapport au mouvement général de l’économie.

Pour rappel, le SMIC est un salaire minimum qui doit être suffisant pour vivre dignement. Le patronat, s’appuyant sur un chômage de masse et l’austérité au niveau européen, remet en cause cette conquête sociale en limitant la revalorisation du SMIC donc des salaires. Il obtient aussi des gouvernements successifs des exonérations de cotisations.

10 % c’est ce que revendique la CGT pour l’augmentation du SMIC.

A la SNCF, avec notre salaire (sans les EVS** ou autres primes aléatoires…), pouvons-nous assurer nos dépenses contraintes (loyer, eau, énergie, transport, santé, alimentation, éducation des enfants …) et profiter du fruit de notre travail pour des loisirs légitimes (vacances, culture, sports …) ?

La grille salariale à la SNCF doit être la juste rémunération qui tient compte des qualifications, de l’expérience acquise, des savoirs et savoir-faire et des diplômes obtenus.

Dans les médias, au sein des entreprises, ils nous affirment qu’il n’y a pas d’argent, et pourtant…

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient en moyenne 10 jours de travail par an et par salarié ; en 2012, ils en représentent 45 !

En 2014, les entreprises du CAC 40 ont cumulé 56 milliards d’euros de bénéfices. L’argent existe, fruit de notre travail quotidien. A la SNCF aussi, il y a de l’argent, il faut exiger une augmentation des salaires.

(*SMIC : Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance / ** EVS : Elément Variable de Solde)

Quelques chiffres* :

  • 150 millions de dividendes versés à l’Etat (1 Milliard 200 millions euros versés depuis 2009),
  • 300 millions pour transformer Thalys en EF**,
  • 150 millions gaspillés dans la co-entreprise avec IBM,
  • 6 millions d’euros/an en loyer du nouveau siège à Saint Denis. A savoir que la SNCF est toujours locataire de l’ancien siège national à Montparnasse,
  • 200 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) perçus par la SNCF,
  • Enveloppe de 100 millions pour le versement de primes individuelles et aléatoires à certains cheminots.

L’addition de ces sommes représente plus de 900 millions, soit bien plus de 10% de la masse salariale ! De l’argent, il y en a !!!

La CGT exige donc l’ouverture de négociations pour une augmentation générale des salaires immédiate et la prise en compte des besoins des cheminotes et des cheminots.

ENSEMBLE, IMPOSONS D’AUTRES CHOIX !!!

(*source : bilan social 2014 de la SNCF et du CCE / ** : EF : Entreprise Ferroviaire)

Tract fédéral sur les Salaires Télécharger le fichier

Gel des salaires

1er Budget post-réforme

Le 17 décembre 2014, la consultation du CCE sur le budget prévisionnel 2015 de la SNCF a dû être reportée.
D’une part, les documents ne sont pas parvenus à tous les élus du CCE.
D’autre part, les éléments fournis ne prenaient pas en compte la partie Infra.
Cette consultation du CCE a eu lieu le 07 janvier 2015 et celle du CA le 08 janvier 2015.
Dans ces deux instances, les représentants des salariés ont voté contre le budget à l’unanimité.

CHRONIQUE D’UNE RÉFORME NON FINANCÉE

Dès le début, la CGT alertait sur la nécessité que la loi prenne en compte le règlement de la dette du système, mais aussi les besoins de financement du réseau. Les premiers budgets présentés mettaient en exergue des marges financières en retrait par rapport à 2014.

L’Etat a donc exigé de la direction de l’entreprise qu’elle inscrive dans son budget des marges financières au moins égales à celles de 2014.
L’entreprise s’est empressée d’obtempérer, tout en reportant sur l’Etat la responsabilité des suppressions d’effectif.

L’injonction de l’Etat se concrétise de manière dramatique pour les cheminots, mais aussi pour les usagers du ferroviaire qui vont être confrontés à une dégradation du service rendu. En effet, 555 emplois supplémentaires seront supprimés sur Mobilités et le solde positif sur la partie Infra n’est plus que de 500 embauches. Au global, la SNCF pourrait perdre plus 2000 emplois en point de sortie au 31 décembre 2015, qui viendraient s’ajouter aux 13 000 suppressions d’emploi réalisées depuis 2007.

Les plus fortes baisses programmées étant enregistrées à SNCF Voyages (- 1066), dans les fonctions communes (- 999) et au fret (-450).

L’ABANDON DU FRET

Pour Fret SNCF, la fuite en avant perdure avec la poursuite du plan « Efficacité Industrielle et Développement » et son lot de suppressions d’emplois, d’évolution des métiers et la polyvalence mettant en péril les parcours professionnels des agents, ainsi que la remise en cause des organisations du travail. Dans le même temps, la direction affiche une volonté de faire progresser l’objectif de tonnes / kilomètre transportées à 19,5 GTK contre 19 GTK en 2014. Elle développe le dumping social intra-groupe via les filiales, en remettant en cause la règlementation du travail au mépris des règles de sécurité.

Sur la partie Infra, le besoin est estimé à 1500 emplois supplémentaires pour couvrir la charge de travail (hors remplacement des départs en retraite). Pour combler le manque d’effectif, la direction compte sur un développement sans précédent du recours à la sous-traitance mais aussi sur l’abandon de milliers de kilomètres de lignes capillaires.

UNE MASSE SALARIALE SOUS FORTE TENSION :

Au-delà des baisses d’effectif, la direction a indiqué, lors du Conseil d’Administration du 08 janvier dernier, vouloir contenir de manière plus drastique l’évolution de la masse salariale au sein du futur groupe public ferroviaire.

Alors que la négociation salariale est une obligation des employeurs, la SNCF a déjà indiqué qu’il n’y aurait aucune augmentation générale de salaire en 2015.

Si elle a indiqué ne pas vouloir remettre en cause les dispositions statutaires concernant le déroulement de carrière des agents, elle a aussi précisé que le nombre de niveaux à attribuer était de sa compétence et que sa seule obligation était de respecter le délai de séjour maximal prévu dans le statut. Côté qualification, elle a rappelé que, pour elle, l’attribution se faisait en fonction du nombre de postes vacants, avec la possibilité de réviser la qualification du poste !

L’ARGENT EXISTE, POUR LES CHEMINOTS, C’EST L’AUSTÉRITÉ !

La direction souhaite ouvrir, dans le courant de l’année 2015, des négociations EPIC par EPIC sur la mise en place de l’intéressement.

Il y aurait donc de l’argent dans l’entreprise pour doubler le montant de la Prime, négocier l’intéressement, et non pour augmenter les salaires des agents, et donc le financement de notre régime de protection sociale ! On ne construit pas sa vie sur des rémunérations aléatoires.

Le budget 2015 est la traduction concrète d’une réforme du système ferroviaire qui est non-financée.

La SNCF va verser 148 millions d’€ de dividende à l’Etat pour l’exercice 2014 (450 millions versés en trois ans). Elle a perçu 160 millions de Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE).

Alors que le cumul de l’ensemble des primes individuelles (GIR / La Prime) versées se chiffre à plus de 100 millions

La direction veut faire payer la réforme aux cheminots, au détriment de leurs conditions sociales, de vie, de travail.

Après s’être battus sur le contenu de la loi, les cheminots devront à nouveau agir pour gagner une autre mise en oeuvre de la loi du 4 août 2014. Le projet de la direction présenté aux élus du CCE et dans les CHSCT aggrave la portée de la loi en consacrant encore plus la gestion par activité et financière du futur GPF SNCF.

La CGT porte une autre proposition de structuration du système ferroviaire, d’organisation du travail et de la production.

Ensemble, il nous faut nous mobiliser pour imposer une autre mise en oeuvre de la réforme, des moyens pour assurer de meilleures conditions de vie et de travail des cheminots ainsi qu’un service public SNCF de qualité et sûr.

Rendez-vous le 29 janvier 2015 pour une grande manifestation nationale.

Tract fédéral premier budget post-réforme Télécharger le fichier