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La coupe est pleine ! Faisons-la déborder le 4 juin 2019…

4 juin 2019 : manifestation nationale des cheminots.
Près d’un an après l’adoption de la loi pour un nouveau pacte ferroviaire, ses premiers effets dévastateurs se font déjà ressentir. Fermetures de lignes, suppressions de guichets, remise en cause des métiers, sont décidés au nom de l’ouverture à la concurrence et au détriment du service public et de la sécurité.
La bataille doit continuer et le prochaine étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris, jour où la Fédération CGT des Cheminots, rejointe pas les fédérations UNSA, SUD-Rail et CFDT, appelle les cheminots à une manifestation nationale pour le maintien et le développement de la SNCF, entreprise publique et intégrée !

15 000 CHEMINOTS FIERS ET COMBATIFS !

Manifestation nationale

C’est à l’appel des organisations syndicales représentatives CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT que les cheminots, les associations d’usagers, ont envahi la Capitale, ce mardi 4 juin 2019.
N’en déplaise à certains, la bataille continue !
Cette nouvelle étape démontre la détermination des cheminots.
Elle appelle des suites.

La loi du 27 juin 2018, votée sur des mensonges et construite sur le seul dogme de l’ouverture à la concurrence est en fait une loi visant à l’atomisation du service public SNCF.

Quand une loi est mauvaise il faut la changer !

C’est ce que sont venus dire les cheminots et les cheminotes, les associations d’usagers et les comités de défense, rassemblés massivement dans les rues de Paris.

L’ouverture à la concurrence est un leurre. Son efficacité n’a jamais été démontrée.

A l’heure où la France s’apprête à libéraliser le chemin de fer, l’Angleterre est saisie d’un mouvement portant la renationalisation des infrastructures et de l’exploitation. La Suisse, l’Autriche, s’engagent dans la relance des trains de nuit pour ne citer que ces quelques exemples.

Les choix français sont à contresens de l’histoire.

L’avenir est aux transports collectifs de masse alors que nos concitoyens se déplacent de plus en plus.

C’est le chemin de fer public qui est le plus à même de répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux qui sont au coeur des préoccupations quotidiennes.

La radicalisation des libéraux

Le président de la SNCF, son entourage, fervents défenseurs des logiques libérales portées par le Gouvernement, agissent comme des marteaux-pilons, cassant, détruisant, écrasant pour ne laisser aucune trace de ce qui fait la force du service public SNCF.

C’est sans compter sur les cheminots qui, malgré les coups portés, n’en demeurent pas moins déterminés à se battre !

ENSEMBLE :
• Gagnons le maintien du Statut et arrachons un cadre contractuel identique en partant des contraintes du système ferroviaire (sécurité, continuité, adaptabilité, attractivité) ;
• Gagnons l’élargissement de notre régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire pour empêcher sa fermeture au 1er janvier 2020 ;
• Défendons l’emploi, les métiers et le service public, avec en perspective de revenir à une attribution directe des conventions TER, TET et aussi des marchés FRET à la SNCF, entreprise publique de service public ;
• Gagnons une organisation de la production qui assure la sécurité, de bonnes conditions de travail et une réponse de qualité aux besoins des usagers ;
• Débloquons de vraies négociations sur la CCN pour interdire le dumping social, gagnons de nouveaux droits dans le privé et rouvrons tous les volets déjà écrits ;
• Gagnons des salaires et pensions qui permettent de vivre dignement ;
• Arrachons les mesures promises sur la re-matérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet, la création de permanences de la CPRP en proximité pour réellement permettre aux cheminots d’y accéder ;
• Empêchons les retraites par points au niveau interprofessionnel.

Face au succès de la manifestation nationale et parce qu’il nous faut continuer à agir pour une autre réforme, la Fédération CGT engage les cheminots à débattre de la situation dans chaque chantier.

Elle redit que le Gouvernement et la direction SNCF, courent le risque d’une nouvelle action majeure dans les prochaines semaines tant sur les sujets professionnels qu’interprofessionnels.

En tout état de cause, la Fédération CGT des cheminots, dans un cadre le plus unitaire possible, mettra tout en oeuvre afin de calmer les appétits de ceux qui se sont déjà trop gavés.

PAS DE CONCURRENCE SUR LE RAIL !
PAS DE CONCURRENCE ENTRE SALARIÉS !

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LE 4 JUIN, IMPOSONS NOTRE VOIE

Tract Vente

Les cheminots subissent, depuis plusieurs années, les réorganisations, le « pacte ferroviaire » et les objectifs économiques de la Direction qui entraînent davantage de dégradations des conditions de vie et de travail.
Le 4 juin 2019, les cheminots de la vente doivent imposer leurs revendications en se mobilisant massivement.

A la vente, les restructurations se succèdent au même rythme effréné que les suppressions d’emplois et le déploiement de l’itinérance (Trucks et Mobiléo, Cosmo).

Les cheminots subissent la violence de la politique d’entreprise menée à travers les polyvalences accrues, la mobilité imposée, les fermetures brutales, l’absence de parcours professionnels et de réelles formations.

UNE RÉFORME SUR LE DOS DES CHEMINOTS ET DES USAGERS.

La Direction, faisant la promotion du « pacte ferroviaire », affiche de nouveaux objectifs de productivité encore plus agressifs pour les cheminots et les usagers.

Elle projette « d’éradiquer » la vente physique et d’externaliser davantage la charge des Centres Ligne Directe et des Agences Groupes.

Elle participe activement à la braderie de l’entreprise en renvoyant la responsabilité du maintien des guichets aux régions, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence et du transfert des personnels.

« J’AI MAL AU TRAVAIL »

Les cheminots subissent la colère et l’incompréhension légitimes des usagers devant l’allongement des files d’attente, la désertification des gares et une nouvelle gamme tarifaire injuste.

Les réorganisations pèsent comme une « épée de Damoclès » dans tous les chantiers de la vente.

De l’adaptation aux nouveaux horaires (impactant la vie de famille) à l’augmentation de la charge de travail, en passant par l’isolement en zone diffuse et à l’absence de perspectives professionnelles… tous participent à dégrader les conditions de vie et de travail des cheminots de la vente.

Dans ce contexte explosif, la Direction se contente de renvoyer les cheminots vers « un diagnostic RPS (Risques Psycho Sociaux) » méprisant.

La CGT, aux côtés des cheminots, revendique le maintien des guichets dans les gares et les boutiques, la ré internalisation de la charge dans les CLD et les Agences Groupes, un parcours professionnel de qualité, de vraies formations… l’arrêt de la mobilité imposée, de la polyvalence accrue et des restructurations incessantes.

Une autre trajectoire est possible ! La coupe est pleine !

La Fédération CGT des Cheminots appelle à manifester unitairement

LE 4 JUIN À PARIS
ENSEMBLE, NOUS ALLONS LE « FER »

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LE 4 JUIN, LA SURVEILLANCE GÉNÉRALE DANS L’ACTION !

Le 18 décembre 2018, les cheminots de la Surveillance Générale ont obtenu des avancées que le Direction de la Sûreté tarde à mettre en place. La CGT en exige l’application immédiate. Nous exigeons également la réécriture du RH0657, ainsi que l’application de la réglementation et non son interprétation qui contribue à la montée des RPS dans les agences. Plus largement, la Fédération CGT des Cheminots entend continuer le combat contre le système de la contractualisation qui relègue la sûreté au rang de simple marchandise.

Dans le cadre d’une DCI déposée à l’EPIC SNCF, nous avons abordé deux points concernant la SUGE :
• La CGT a exigé de la Direction qu’elle tienne ses engagements pris il y a de ça 6 mois ! Certains le sont, d’autres partiellement mais il en manque !
• Un état des lieux de la situation de l’emploi et des mouvements de personnels.

Aussi, malgré une campagne de recrutements à la SUGE, de nombreux sites restent en sous-effectif. La CGT s’était déjà exprimée auprès de la Direction, en découvrant les prévisions d’embauches en net décalage au regard des besoins immédiats et à venir.

Dans ce contexte d’embauches insuffisantes, la CGT a rappelé que les mouvements de personnels internes, soudains et frénétiques vers certaines régions, ont largement participé à « déshabiller» l’IDF et certaines agences de province.

A cela s’ajoute une utilisation des qualifications D opérationnelles, comme ADPX. Les conditions de travail à la SUGE sont devenues purement et simplement lamentables !

La charge de travail et le système de contractualisation mettent à mal l’organisation du travail telle qu’elle doit être à la SUGE pour assurer la sûreté publique.

La contractualisation avec les activités relègue des missions prioritaires au second plan. Par exemple, on préfère maintenir des missions pour faire la chasse aux fumeurs que de lutter contre des vols et des agressions notoirement connus sur certaines lignes…

La CGT dénonce également une gestion d’utilisation du personnel à flux tendu. En effet, le ratio heures/agents ne permet plus de répondre aux pics de charge et autres événements particuliers sans dégrader fortement les conditions de travail des agents.

L’optimisation à outrance et à la minute près instaure un climat pesant dans les antennes.

La Direction raisonne productivité avant tout. Elle alterne entre les différentes réglementations, les interprète et en invente de nouvelles ! C’est le cas de la valorisation des NU, une véritable fiction.

La CGT entend éclaircir le sujet dans le même temps qu’elle portera ses propositions dans la réécriture du RH0657 (déclinaison de l’accord national des 35 heures et les modalités particulières d’application pour clarifier les règles et le quotidien des agents SUGE).

Depuis, la réduction des heures de TIS, les données chiffrées par la Direction d’accidentologie explosent à la SUGE. La Direction répond à ce phénomène par des contrôles répressifs et arbitraires des AT en ignorant une véritable analyse des causes.

La CGT a donc dénoncé ce qui fait le quotidien des agents de la SUGE : c’est-à-dire l’augmentation des cadences de travail, le changement de régime de travail avec la diminution des vacations de nuit, l’augmentation de la durée des nuits, l’élargissement du périmètre d’intervention sans connaissance des lieux, sans local pour se replier, la réduction des périodes de repos par le resserrage des journées de service, les heures de TIS remplacées par davantage de terrain, …

Dans une conjoncture où les violences, les risques attentats, les atteintes aux personnes et aux biens sont quotidiens, la pénibilité du métier n’est pas suffisamment prise en considération, ni dans l’organisation du travail, ni dans le salaire.

Pour preuve, il aura fallu DCI, préavis et rassemblements, pour que la CGT et les agents SUGE obtiennent des avancées sur le salaire et sur l’emploi :
• Majoration de 10 % du montant de l’ICPA
• Conversion en argent points habillement (équipes travaillant en civil)
• Création de 20 qualifications D opérationnelles (et par déclinaison 20 qualifications C supplémentaires).

Pour la CGT, cela reste très insuffisant. D’autant plus que certaines ne sont toujours pas mises en application à ce jour.

Il semble évident que la Direction de la sûreté ne comprend que si les cheminots de la SUGE se fâchent !

Fâchons-nous de nouveau, car il reste à obtenir :
• La protection des agents SUGE dans un accord agression RH0955 réellement protecteur ;
• Des mesures d’accompagnement de fin de carrière ;
• La reprise de tous les postes SUGE à la pénibilité ;
• l’instauration d’une indemnité de changement de service ;
• l’intégration de la prime de port d’arme dans le calcul de la retraite ;
• La création d’une nouvelle indemnité de “contrainte déplacement” ;
• La valorisation du cadre d’organisation suite à l’obtention des qualifications D opérationnelles ;
• La mise en place d’un REX de la commission de notations de mars 2019 avec l’objectif d’observer l’équilibre du déroulement de carrière.
La Sûreté est un métier spécifique du ferroviaire, pas une prestation à but lucratif de la future holding.

La Fédération CGT a déposé un préavis de grève sur le périmètre de l’EPIC SNCF, pour la période allant du 03 juin 2019 à 20h00 au 05 juin 2019 à 07h55.

Exigeons du salaire et de véritables améliorations de nos conditions de travail. Faisons respecter notre métier !

La Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots de la Surveillance Générale à participer massivement à la manifestation nationale unitaire le 4 juin 2019 à Paris.

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SERVICES TRANSVERSES : LE 4 JUIN, ON LEUR DIT PLUS FORT !

La Direction confirme des projets inquiétants pour l’avenir des Services Transverses, quel que soit l’EPIC dont ils dépendent.
Que ce soit à l’EPIC de tête, à Réseau ou à Mobilités, les Services Transverses sont la variable d’ajustement de la Direction.

Polyvalence, automatisation des tâches, externalisation des missions, tous les moyens sont bons pour supprimer de plus en plus d’emplois dans les Services Transverses du GPF.

Lors de récentes DCI déposées par la CGT, il a été démontré que le recours à des prestataires abaissait fortement la qualité du service rendu, mais aussi que cela avait des incidences en cascade sur l’ensemble des métiers de l’entreprise.

La CGT a rappelé que les coûts d’un service externalisé chez un prestataire s’additionnent avec le travail induit et gratuit effectué par les cheminots qui doivent ensuite reprendre et corriger les erreurs.

Les cheminots des Systèmes d’Information, entre autres, font depuis plusieurs années l’expérience du « faire-faire », mais aussi du refaire. Aujourd’hui, les APF sont également concernées avec la récente externalisation d’une partie de leur métier.

L’ensemble des cheminots a d’ailleurs pu constater la dégradation rapide du service rendu. La Direction continue pour autant en externalisant la formation notamment à Réseau et EPIC SNCF.

De plus, les choix politiques de l’entreprise viseraient à externaliser une partie des Services Transverses de l’EPIC SNCF en externalisant Optim’Services dans un Groupement d’Intérêt Economique (GIE).

La CGT a également démontré que la mauvaise utilisation du progrès numérique n’avait à terme aucun intérêt, ni pour les salariés, ni pour l’entreprise.

La transformation digitale de l’entreprise doit absolument permettre l’amélioration des conditions de travail des cheminots, mais aussi de leur montée en compétences dans les différents métiers.

Au contraire, la Direction utilise le numérique pour supprimer des emplois au statut et augmenter les rythmes de travail.

La CGT pointe du doigt les conséquences de ces mauvais choix, notamment lorsque la Direction envisage de supprimer les secrétaires des Services Médicaux et de l’Action Sociale pour laisser place à « Clic RDV », ou encore dans les pôles Gestion d’Utilisation avec « Optimum ».

Dans les services de comptabilité, la centralisation des sites est synonyme de suppressions de postes mais aussi d’éloignement des cheminots de leur domicile.

Les réorganisations du travail dans les plaques compta Réseau (DFA) ou les Centres Comptabilité Fournisseurs de l’EPIC SNCF sont menées dans le seul but de faire de la productivité. Résultat, la coordination des actes comptables et achats entre les trois EPIC et avec les clients externes s’en retrouve faussée.

La Direction ne cache pas non plus son penchant pour le recours à la polyvalence.

Au fur et à mesure des suppressions de postes, les cheminots ont absorbé des missions et tâches supplémentaires, sans pour autant que cela ne se compense par une évolution de carrière et une hausse du salaire.

Les conditions de travail des cheminots se détériorent gravement, le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre et l’inquiétude de l’avenir grandit en même temps que la colère. La Direction entend …c’est tout !

A croire que les Services Transverses n’ont pas exprimé assez fort leur ras-le-bol et n’ont pas suffisamment fait entendre leurs propositions !

La Fédération CGT a déposé un préavis de grève sur le périmètre de l’EPIC SNCF, pour la période allant du 03 juin 2019 à 20h00 au 05 juin 2019 à 07h55.

Exigeons :
✓ d’autres choix,
✓ l’arrêt de l’externalisation de nos services,
✓ la ré-internalisation de notre travail,
✓ la requalification de nos postes !

La Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots des Services Transverses à participer massivement à la manifestation nationale unitaire le 4 juin 2019 à Paris.

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LE 4 JUIN 2019, TOUS ENSEMBLE À LA MANIFESTATION NATIONALE!

Aux personnels CE-CCGPF

Alors que la CGT, n’a cessé d’alerter la Direction sur les conséquences de la mise en place des CSE et des répercussions sur l’avenir du personnel CE/CCGPF, elle botte en touche.

Depuis 2018, de nombreuses actions ont été menées pour alerter et dénoncer les conséquences de la mise en place des CSE et de la réforme ferroviaire pour le personnel et les activités sociales… Des envahissements de CE ont notamment eu lieu en régions pour interpeller les présidents de CE.

Les personnels CE ont répondu présents dès lors qu’il s’agissait de rejoindre le cortège des cheminots auprès de leurs syndicats respectifs pour manifester contre la Direction SNCF, contre la casse des emplois.

Le 19 décembre dernier, la Direction SNCF nous assurait qu’il n’y aurait aucune répercussion sur les personnels CE/CCGPF et que la période de transition permettrait le passage CE-CSE sans aucune embûche…

La Fédération CGT a obtenu un accord inter-entreprises pour maintenir les activités sociales en proximité et mutualisées entre les CSE avec pour objectif la pérennisation de nos emplois dans les CASI.

SANS GRANDE SURPRISE, LA SITUATION N’EST PAS CELLE ANNONCÉE PAR LA DIRECTION SNCF!

Incertitude, questions sans réponse, sentiment d’isolement, dépression… La situation se dégrade de jour en jour.

C’est le cas des salariés CE qui subissent déjà de plein fouet, la mise en place chaotique des CSE, c’est notamment le cas à CAMPRA, où les salariés se retrouvent sans fiche de paie, sans mutuelle et dans une situation morale et financière très inquiétante. Avec l’appui du collectif national du personnel CE/CCGPF CGT, des cheminots et de la Fédération CGT, ils luttent pour régulariser leur situation.

Les personnels CE ne peuvent être les victimes collatérales des « Dévolutions », « Transferts », « Clôtures des comptes » parfois interprétés de manière différente ou divergente.

Pour toutes ces raisons, le Collectif National des Personnels CE/CCGPF appelle l’ensemble des salariés CE à se mobiliser le 4 juin prochain.

Ensemble, manifestons, continuons la lutte aujourd’hui, plus que jamais, faisons entendre notre mécontentement, démontrons que le rapport de force existe bel et bien.

La Direction SNCF reste sourde, haussons le ton !
Le 4 juin, à partir de 13h00, place d’Italie, au niveau de la banderole des personnels CE/CCGPF

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MOBILISONS-NOUS POUR LE FRET!

Les annonces de filialisation de FRET SNCF et la trajectoire de la LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) pèseront sur le transport de marchandises par le fer !

Les cheminots et les chargeurs payent le renoncement orchestré par les Directions d’entreprise et le gouvernement !

Les multiples plans de « relance » du FRET n’auront été que des prétextes pour réaliser des gains de productivité au détriment de l’emploi et des conditions de vie et de travail des cheminots.

Les suppressions massives d’emplois, la polyvalence et la mobilité imposée n’ont jamais permis la moindre relance mais, au contraire, elles ont pesé sur la capacité à répondre aux besoins des chargeurs.

En réalité, le FRET ferroviaire souffre de l’absence d’une réelle volonté de le développer.

DES CHEMINOTS QUI FONT LES FRAIS DE LA STRATÉGIE D’ENTREPRISE

Après la suppression de 570 emplois pour 2019, la Direction de FRET SNCF a l’intention d’accélérer sa course à la productivité avec près de 2000 emplois supprimés pour 2020, afin de préparer la future filialisation.

Quant aux cheminots, la Direction reste peu loquace sur les perspectives d’avenir et les éventuels transferts vers d’autres secteurs d’activité ou filiales.

UN RÉSEAU MENACÉ PAR LE « PACTE FERROVIAIRE »

Le gouvernement se désengage du financement du réseau capillaire en le renvoyant aux régions déjà exsangues.

Près de 6000 km de dessertes fines du territoire sont directement menacés, d’autant plus que la politique de renoncement et de réduction du trafic de marchandises, engagée par le gouvernement, pèsera sur le financement et le maintien de ces lignes.

Ainsi, des zones à fort potentiel de développement économique comme Fos et Marseille (10% du trafic national), se retrouveraient rayées de la carte. Par exemple, sur la région PACA, le trafic fret représente 12% du trafic ferroviaire.

Si à terme ce trafic venait à disparaître, de nombreux emplois seraient supprimés sur toutes les autres activités (Circulation, Equipement…).

Une autre trajectoire est possible ! La coupe est pleine !
La Fédération CGT des Cheminots appelle à manifester unitairement

LE 4 JUIN À PARIS
ENSEMBLE, NOUS ALLONS LE « FER »

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LE 4 JUIN, CHANGEONS DE VOIE !

Tract Escale

Les cheminots de l’escale sont dans le collimateur de la politique de productivité menée dans les gares.

Après avoir assuré la promotion du « pacte ferroviaire », la Direction fait le lit à une concurrence qu’elle souhaite débridée et articulée autour du dumping social.

La Direction morcelle l’entreprise historique et renonce à des pans entiers d’activité, tout en préparant l’ouverture à la concurrence et les transferts de personnel.

FILILISATION ET EXTERNALISATION SUR LE DOS DES CHEMINOTS

La Direction s’acharne à faire disparaitre les missions de sécurité (autorisation de départ…) pour ne laisser que les tâches (tours de gare, Personnes en Situation d’Handicap, accueil…) qu’elle externalise.

Dans ce contexte, la perspective de transfert de 720 cheminots (600 des Escales de province et 120 d’Ile de France) vers Gares et Connexions n’augure rien de bon.

Les cheminots des Centres Opérationnels Escale (COE), de l’accueil et des Bureaux Etudes Escale sont dans l’attente des annonces de filialisation et d’ouverture à la concurrence.

Gares et Connexions, en passe d’être filialisé, en fait une variable de sa stratégie de transformation en entité uniquement tournée vers le business.

MOBILITÉS ET POLYVALENCES

Les « Petits Collectifs » en Ile de France, les EML (Equipes Mobiles de Lignes) et toutes leurs déclinaisons en province, se généralisent pour imposer aux cheminots une plus grande mobilité quotidienne et une recomposition des métiers par tâches en fonction des besoins du jour, tout en méprisant la technicité des métiers et in fine les déroulements de carrière.

LA SÉCURITÉ PASSÉE AU FILTRE DE LA CONCURRENCE

La suppression de l’autorisation de départ en décembre 2019 illustre la complicité du gouvernement, de l’EPSF (Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire) pour favoriser la concurrence quoi qu’il en coûte pour la sécurité, les usagers et les cheminots.

Ainsi, considérés comme un « poste » de coûts, la sécurité et les cheminots des Escales deviennent une contrainte économique intolérable pour les promoteurs d’une ouverture à une concurrence débridée.

Une autre trajectoire est possible !
Les cheminots doivent se faire entendre, dire STOP, la coupe est pleine !
La CGT appelle à manifester unitairement

LE 4 JUIN À PARIS
ENSEMBLE, NOUS ALLONS LE « FER »

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LE 4 JUIN, REBATTONS LES CARTES

Tract Circulation

Dans sa stratégie de division des cheminots, la Direction tente de taire les conséquences du « pacte ferroviaire » pour les cheminots des métiers de la circulation.
Cependant, les nouveaux objectifs de productivité et l’ouverture à une concurrence débridée, induits par la réforme, pèseront davantage sur les conditions de travail et de rémunération.

Les cheminots des métiers de la circulation ne doivent pas faire les frais d’une réforme qui se construit au détriment du service public.

DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL SACRIFIÉES

Les repos, les journées de service, les délais d’acheminement…mais aussi les effectifs affectés à la réserve, tous vont être activement travaillés et revisités par la Direction comme autant de leviers de productivité.
D’ailleurs, dans certains établissements, ce travail de déconstruction a déjà commencé avec en parallèle un sous-effectif chronique de plus en plus criant (reports de repos et de congés, postes « non tenus » …).
Dans ce contexte, l’explosion de la charge travaux, annoncée pour les 10 années à venir, va davantage dégrader les conditions de travail des cheminots de la circulation.

DES FERMETURES DE LIGNES POUR FINANCER LA RÉFORME

La suppression d’une partie du réseau est un des axes économiques avoués à demi-mot par le gouvernement et la Direction.
« Nouvel R’ » répond à cette stratégie de développement d’axes au détriment des lignes périphériques et des emplois qui s’y trouvent.
Plus de 1200 cheminots des Etablissements Circulation sont directement concernés.

BOOSTER LA MORDERNISATION POUR ACCROÎTRE LA PRODUCTIVITÉ

C’est avant tout pour répondre aux exigences de financement d’une réforme injuste que la Direction compte accélérer son programme de modernisation du réseau et des outils (CCR, ERTMS, MGOC, SIPH…).
En l’espace de 3 ans, les emplois de près de 220 cheminots de la circulation et de la sphère horaire seront directement menacés.

UNE RÉFORME EN PARTIE FINANCÉE PAR LES PARCOURS PROFESSIONNELS

Alors que les parcours professionnels se réduisent comme peau de chagrin, la Direction affiche régulièrement son intention de limiter davantage les déroulements de carrière en pesant sur les critères et les délais de progression.
Cependant, cette trajectoire n’est pas inéluctable.
En réalité, le gouvernement et la Direction craignent une mobilisation massive car c’est à cette condition que les cheminots pourront imposer leurs revendications.

LE 04 JUIN, TOUS À PARIS !
ENSEMBLE POUR « LE FER » ET DÉCIDER D’UNE AUTRE VOIE !

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JEUNES CHEMINOTS : TOUS À PARIS !

Manifestation Nationale du 4 juin 2019

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait a  faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer. La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Imposons le maintien du Statut, du régime spécial, pour que demain tous les cheminots y aient encore accès.

Défendons nos métiers, pour que demain le service public continue. Remettons le transport de marchandises sur les rails et rééquilibrons le transport ferroviaire pour que demain chaque usager puisse avoir un train pour aller travailler.

Arrachons-leur une véritable organisation du travail. La sécurité des cheminots et des usagers passera par une organisation efficace en équation avec la réalité du terrain.

L’ouverture à la concurrence sera un moyen supplémentaire permettant de baisser les conditions de travail des cheminots. Nous devons la combattre ! Ne laissons pas brader la SNCF au nom de l’argent.

Le salaire est une juste compensation versée pour une force de travail. Il DOIT être en lien avec le coût de la vie. Quand tout augmente, le salaire doit l’être aussi, 5 années de gel ça suffit !

Assez des discours nous expliquant que nous, jeunes salariés, n’aurions pas de retraite. Il est temps de dire stop et de revendiquer une véritable retraite largement méritée pour une vie de travail.

Les jeunes cheminots, avec la CGT, sont bien décidés à imposer une autre réforme au Gouvernement.

La SNCF de demain c’est nous !

À nous de choisir si nous souhaitons une entreprise qui recherche uniquement le profit, au détriment des usagers et des cheminots ou si, au contraire, nous souhaitons une entreprise publique ferroviaire de haut niveau, avec un service rendu aux usagers de qualité et des conditions de travail de haut niveau pour les cheminots.

Le collectif jeunes cheminots CGT a fait son choix, c’est celui de défendre et de développer le service public ferroviaire tout en gagnant de nouveaux acquis pour les cheminots !

Si toi aussi tu penses qu’il est nécessaire de défendre tes droits et d’en obtenir de nouveaux rejoins nous le 4 Juin !

C’est pourquoi, nous appelons tous les jeunes cheminot·e·s à participer à la manifestation nationale unitaire. Le mardi 4 juin tous à Paris !

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TOUS DANS L’ACTION LE 4 JUIN !

Tract Métiers Matériel

Depuis le 12 juillet 2018 et le vote sur le projet de réforme ferroviaire, la CGT n’a cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF sur la nocivité du projet de réforme qu’ils portent.

Les remarques et propositions formulées par les organisations syndicales et en particulier la CGT avec sa proposition « ENSEMBLE pour le FER », n’ont pas été entendues ni retenues.

La lutte continue !

La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux du transport ferroviaire et ne règle en rien la situation des cheminots du Matériel qu’ils soient des Technicentres Industriels et des Technicentres de Maintenance.

Les cheminots du Matériel ne sont pas responsables de l’organisation défaillante de la production et du non-respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique et contre-productif, la CGT continue de porter son projet « Ensemble pour le Fer » qui répond concrètement aux enjeux du service public : une SNCF au service de la Nation.

Le développement du débat dans l’entreprise et particulièrement dans les ateliers du MATERIEL doit à nouveau dynamiser nos luttes. Les cheminots doivent s’exprimer sur l’organisation du travail, les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre pour produire une qualité de maintenance à la hauteur des enjeux.

La réforme n’a fait qu’accroitre les problèmes existants et en a créé des nouveaux.
✓ Des démissions en trop grand nombre dans nos équipes de production et dans l’encadrement qui deviennent préoccupantes ;
✓ Une déficience des approvisionnements et des perpétuels mouvements de la charge ;
✓ La complexité de la gestion des mouvements des matériels roulants (entrées et sorties) dans et hors des emprises du Matériel ;
✓ La fermeture d’UO et les mouvements de cheminots vers la charge de travail ;
✓ La fragilisation des relations entre les cheminots et leur encadrement.

Enfin, cette réforme a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les hauts dirigeants de l’entreprise parce qu’elle l’a souvent obligé à mentir aux cheminots. La communication à outrance ne peut cacher à elle seule les réalités du terrain.

Continuons à exiger de véritables négociations ! La mobilisation des cheminotes et cheminots de tous les collèges est le seul levier pour faire bouger les lignes ! Nous voulons travailler correctement et donner du sens à nos métiers.

Les cheminots du Matériel, qu’ils soient de l’exécution, maîtrises ou cadres, doivent exprimer leur ras-le-bol en participant à la manifestation du 4 juin prochain, en s’inscrivant dans les modalités proposées par la CGT.

NE LÂCHONS RIEN SUR NOS REVENDICATIONS ET ALLONS CHERCHER L’ESSENTIEL !

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LE 4 JUIN, RENDEZ-VOUS POUR LA DÉFENSE DE NOS MÉDECINES!

La Direction d’Optim’Services fait des annonces préoccupantes pour l’avenir des Services Médicaux au sein de l’entreprise. Face à ces annonces, la Fédération CGT porte des revendications concrètes qui garantissent la pérennité de notre médecine interne.

La Direction d’Optim’Services ne cache pas ses ambitions de sortir Optim’Services de la future SA de tête et de la transformation en Groupement d’Intérêt Economique (GIE), dont le cadre juridique et social n’est pas défini. Les Services Médicaux ne seraient pas épargnés.

Cependant, la Direction précise que si l’entreprise faisait le choix d’instaurer une couverture complémentaire (mutuelle obligatoire), elle ferait aussi le choix de la disparition de la médecine générale.

Aussi, la Direction considère nos Services Médicaux, une fois intégrés dans ce GIE, comme une structure marchande et concurrentielle ayant pour obligation la rentabilité et la productivité.

D’une part, sortir les Services Médicaux de la future Holding (SA de tête) n’est en aucun cas imposé par la loi. La création d’un GIE est donc un choix de la Direction et non une obligation. La CGT s’oppose à ce choix et refuse toute externalisation des Services Médicaux.

D’autre part, et à l’aube de la naissance de notre Convention Collective Nationale Ferroviaire, la CGT porte le choix de l’ouverture de notre protection sociale au personnel contractuel ainsi qu’à l’ensemble des cheminots de la branche, y compris la médecine de soins, ce qui permettrait sa pérennisation.

Concernant la médecine du travail, la CGT prend connaissance d’un projet d’expérimentation du suivi des agents SNCF sur leur Lieu Principal d’Affectation (LPA).

Plus précisément, la Direction entend tester la mise en place d’une équipe médicale « itinérante » en mettant à disposition, soit :
• Un local aménagé pour la pratique médicale le jour de la réalisation du suivi sur site ;
• Un camion médical aménagé.

Ce n’est absolument pas une plaisanterie. D’ailleurs, la Direction expérimente l’option « camion » dès juin 2019 à Montluçon.

Après le « FOOD TRUCK », le « MÉDICAL TRUCK » !

La CGT dénonce une expérimentation ahurissante visant à pallier au manque d’effectifs cheminots qui ne permet plus de dégager en temps et en heure les personnels devant passer leur visite médicale.

Cette expérimentation est également le moyen pour la Direction de faire toujours plus de productivité, en dégageant le moins de temps possible les cheminots en visite médicale.

Pour la CGT, c’est aussi et surtout un moyen de fermer les cabinets médicaux périphériques, sans compter une nouvelle dégradation des conditions de travail des personnels médicaux.

La CGT poursuit le travail sur la reconnaissance du métier d’infirmier à la SNCF, notamment sur le plan salarial et en termes d’évolution de carrière. Le métier doit devenir attractif afin de permettre des recrutements en nombre suffisant pour assurer la proximité de la médecine de soins et du travail.

Aussi, la CGT rappelle que les médecins ne sont pas des « collaborateurs » des plans de performance décidés par la Direction. Seul le médecin est compétent dans son domaine.

Sur le fond comme sur la forme, ce projet est une aberration. Nos professionnels de santé ne sont pas des marchands de glaces, la santé au travail n’est pas une variable d’ajustement !

La Fédération CGT va déposer un préavis de grève sur le périmètre de l’EPIC SNCF, pour la période allant du 03 juin 2019 à 20h00 au 05 juin 2019 à 07h55.

Exigeons d’autres choix. Faisons respecter nos métiers en médecine du travail comme en médecine de soins.

La Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots des services médicaux à participer massivement à la manifestation nationale unitaire le 4 juin 2019 à Paris.

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LE 4 JUIN, RENDEZ-VOUS POUR LA DÉFENSE DE NOS MÉTIERS !

Manifestation Nationale du 4 juin 2019

La Direction d’Optim’Services fait des annonces préoccupantes pour l’avenir de l’Environnement du Travail au sein de l’entreprise. Face à ces annonces, la Fédération CGT porte des revendications concrètes qui garantissent de meilleures conditions de travail et un service rendu de qualité.

Lors de la bilatérale du 20 mai, la Direction d’Optim’Services a confirmé le transfert d’une partie de l’effectif de l’Environnement du Travail vers l’Immobilier.

La Direction précise que Facility Management serait rattaché à l’IMMO en raison de la proximité des métiers.

La reprographie et l’édition seraient également rattachées à l’Immobilier et l’Immobilier restera intégré à la future holding (SA de tête).

La CGT estime qu’il nous faut rester particulièrement vigilants. Ce rattachement est une opportunité évidente pour la Direction de faire de la polyvalence entre les métiers de l’Immo et ceux de l’ET.

D’autant plus que pour la Direction, polyvalence ne rime jamais avec requalification des postes et parcours professionnels, bien au contraire.
Des signes avant-coureurs ne trompent pas. Dès aujourd’hui, avant même qu’Environnement du Travail ne soit transféré à Immobilier, la Direction de l’Immo fait sa loi dans les reprographies, notamment en ce qui concerne les mouvements des personnels en empêchant les recrutements prévus.

Lors de la DCI CGT EPIC SNCF du 20 mai, la Direction d’Optim’Services nous assurait qu’aucune fermeture de reprographies n’est envisagée à ce jour (Charolais, Bordeaux et Marseille faisant l’objet d’une relocalisation sur site).

Malgré tout, la Direction ne cache pas qu’à plus long terme, il ne serait pas prévu de conserver le nombre de repros actuelles et que la démographie des cheminots des reprographies déterminerait la possibilité de fermetures dans l’avenir.

Pour la CGT, le service de reprographie en proximité sur les périmètres des anciennes régions permet la réactivité des services « commandeurs » du fait d’un acheminement court.

De plus, et c’est également valable pour l’Edition, le choix du recours à un prestataire se traduit toujours par une baisse de qualité du service rendu, d’une dégradation des conditions de travail et des suppressions d’emplois.

Nous en avons l’exemple factuel avec l’externalisation des Centres Régionaux de Tri courrier à Géoparts filiale de GEODIS. La distribution du courrier est aujourd’hui aléatoire et contraire aux enjeux environnementaux.

L’illustration des méfaits de l’externalisation, c’est aussi la mauvaise logistique technique de certains nouveaux bâtiments où la Direction a recours à des sociétés privées avec lesquelles tout devient compliqué, de l’accueil à la tenue d’une réunion.

La CGT s’oppose à l’externalisation de notre travail et exige la ré-internalisation du tri courrier et des missions de Facility Management dans leur totalité.

La CGT exige de véritables investissements à l’Edition et une formation digne de ce nom, en amont du déploiement des nouveaux outils.

La CGT rappelle que le progrès technique doit être le moyen d’améliorer les conditions de travail des cheminots et permettre la montée en compétences et la revalorisation des postes.

La Fédération CGT va déposer un préavis de grève sur le périmètre de l’EPIC SNCF, pour la période allant du 03 juin 2019 à 20h00 au 05 juin 2019 à 07h55.

Exigeons d’autres choix. Faisons reconnaître notre savoir-faire !

La Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots de l’Environnement du Travail à participer massivement à la manifestation nationale unitaire le 4 juin 2019 à Paris.

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POUR RESTER ASCT, IL FAUT SE BATTRE TOUS ENSEMBLE

CTN Trains - Manifestation unitaire du 4 juin 2019

Le 4 juin prochain, la Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminot-e-s à participer à la manifestation nationale unitaire à Paris. Devant la multitude d’attaques contre notre métier et les incertitudes liées aux négociations de la CCN, une très forte mobilisation des ASCT s’impose. Il faut stopper les velléités de casse du métier en réaffirmant nos revendications : avenir du métier, formation, déroulement de carrière, parcours pro, sûreté, ils veulent tout brader.

Le métier d’ASCT est sur la sellette à l’instar des métiers du voyageur et des 486 autres dans l’entreprise. La Direction en effet ne vise qu’un but en voulant réduire leur nombre (objectif – de 50 métiers), celui d’augmenter ses marges en comprimant fortement l’emploi. Elle met en place des organisations de travail (EAS/ANS ou agent commercial multi-tâches, comme elle s’efforce de faire dans certaines régions). Elle télescope sciemment le sens de la polyvalence et de la polycompétence.

Notre métier d’ASCT est en pleine tourmente. Les mises en place en régions d’EAS/ANS entraînent des fortes baisses en termes d’emploi et affaiblissent le contenu du métier. De la mise en place de codification spécifique (ACO) avec intégration d’une nouvelle VO en lieu et place de la VO 250 pour les ASCT, à la création d’organisations type EML/ARC, le coeur du métier d’ASCT est attaqué. La Direction, dans un pur exercice d’hypocrisie, supprime les postes, pulvérise les métiers et une fois son forfait accompli revient vers les agents la main sur le coeur afin de leur proposer une solution clé en main.

Le métier d’ASCT est basé sur les 21 situations professionnelles définies. Ainsi, il s’appuie sur une articulation autour de 4 grands axes que sont la sécurité, la sûreté, le service à bord et la sauvegarde des recettes : les 4 S. Or, pour satisfaire son appétit financier, la direction déclassifie nos missions et notre savoir, tout en supprimant un des 4 axes principaux du métier : la sécurité.

En Ile de France, la Direction TRANSILIEN franchit déjà un palier en retirant le CAF aux ASCT niant la notion de sécurité. Ceci n’est pas sans conséquence immédiate et à terme pour les ASCT : code prime 24 donc perte de rémunération y compris lors de la retraite, parcours professionnels sclérosés et perte de connaissance du milieu ferroviaire…

Pour être ou rester ASCT, il faut satisfaire à une batterie d’exigences dont fait partie intégralement la sécurité. L’illusion du maintien de notre titre d’ASCT, de notre rémunération, de notre déroulement de carrière et de nos parcours professionnels que cherche à entretenir la direction pour éteindre nos revendications et notre mécontentement, est une chimère. Nous devons demeurer des ASCT de plein droit. Pour cela, nous devons exiger de la direction qu’elle cesse ses agissements en reprenant la main sur nos droits et notre travail.

OPPOSONS LEUR LA MASSE ET NOTRE DÉTERMINATION

Depuis toujours, la CGT lutte pour la défense du métier d’ASCT, aujourd’hui plus que jamais, rejoignez-nous dans ce combat.

ASCT, la Direction cherche à briser notre métier en cassant nos repères collectifs et professionnels, une FORTE MOBILISATION DES ASCT le 4 JUIN sera la première réponse de ce qu’il pourrait lui en coûter si elle persiste dans ses plans néfastes pour le service public, l’entreprise publique et notre métier.

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LE 4 JUIN, RENDEZ-VOUS POUR LA DÉFENSE DE NOS MÉTIERS !

CTN Traction - Manifestation unitaire du 4 juin 2019

Après la mise en place de la réforme, la poursuite de la casse de tous les métiers et du service public s’accélère ! Dès les premières discussions sur cette loi, la CGT avait dénoncé la suppression des agents dans les trains et dans les gares, les fermetures de lignes,…

La sécurité remise en cause !

Sur le plan politique, le gouvernement modifie la Loi d’Orientation des Mobilités permettant aux entreprises ferroviaires ou autres de ne plus avoir besoin de certificat de sécurité sur un réseau fermé. Ainsi, les futurs conducteurs de ces trains ne seront plus soumis à la licence ferroviaire.

La direction SNCF, toujours avec l’accord de ce gouvernement, sous prétexte d’ouverture à la concurrence, crée des directions de ligne ou d’axe. Chaque conducteur va se retrouver cloisonné sur une ligne où il aurait des compétences restreintes et aucune perspective d’évolution de carrière.

La filialisation du FRET au 1er janvier 2020 aura des conséquences importantes pour les agents. Ils ne perdront pas leur statut mais celui-ci pourra être vidé de son contenu au gré des accords collectifs.

Le patronat tente par tous les moyens de baisser les coûts de production en tirant vers le bas la rémunération de l’ensemble des cheminots. Il veut pouvoir transférer les agents dans des entreprises concurrentielles avec un minimum de garanties sociales. Dans le cadre des discussions de la CCN, le patronat manoeuvre pour éviter un accord trop favorable aux salariés, sachant que le gouvernement imposera une loi avec les conditions sociales a minima.

De grosses modifications sur la formation initiale des conducteurs devraient apparaitre. Chaque activité voudrait mettre en place une formation initiale allégée dédiée à la ligne ou l’axe. En effet, un conducteur embauché sur une ligne avec un seul engin moteur n’aurait plus besoin d’une formation initiale comportant tous les types de voies, ou plusieurs engins moteurs.

Cette baisse de formation va engendrer inévitablement un abaissement du niveau de la sécurité ferroviaire. De plus, chaque activité va faire selon elle, sans consultation avec les autres activités. Les retours d’expérience ne seront plus partagés. La fédération CGT alerte, une énième fois, sur l’importance d’une entreprise intégrée pour garantir un haut niveau de sécurité.

Les services de commande sur la sellette !

Aucun cheminot n’est épargné par la mise en place des nouvelles organisations. Les Gestionnaires de Moyens sont prévus d’être regroupés sur une plateforme multi-métiers (conducteurs, contrôleurs voire agents de la gare) pour effectuer une commande centralisée pour l’activité, l’axe ou la ligne selon les cas. Un nombre important d’emplois est menacé. Les parcours professionnels vont se complexifier et les possibilités de reclassement réduites à néant. L’absence de GM va renforcer l’isolement des conducteurs. De grosses incertitudes planent sur les agents des cellules MS…

Transformation des missions des DPX !

Au milieu de toutes ces restructurations, les DPX ne vont pas être épargnés. Dans certains cas, les chefs d’UP vont disparaitre, ce qui va entrainer un transfert de toutes les tâches sécurité sur les DPX. De plus, les orientations proposées par la direction de la traction tendent à réduire leur champ dans la certification des conducteurs. Au FRET, nous commençons à entrevoir un mélange des genres entre les cadres de la filière Traction et ceux de la filière Transport Mouvement.

La fédération CGT rappelle son attachement au dictionnaire des filières, que chaque métier a une importance un service public de qualité.

Une autre trajectoire est possible ! Cela passe par l’action collective de haut niveau. Les cheminots doivent se faire entendre, dire STOP, la coupe est pleine ! La Fédération CGT des Cheminots appelle à manifester unitairement le 4 juin à Paris. RDV à 13h, Place d’Italie.

ENSEMBLE, NOUS ALLONS LE FAIRE !

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COMME UN AVANT-GOÛT DE LA CONCURRENCE !

Nouvelle gamme tarifaire

Le déploiement de la Nouvelle Gamme Tarifaire introduit une tarification davantage opaque et historiquement inégale selon les régions.
L’usager est plus que jamais considéré comme un « client » et le cheminot mis au pilori.

Lors de la mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire », le Gouvernement et la Direction SNCF se sont évertués à présenter les bienfaits de l’ouverture à la concurrence et de la « liberté » tarifaire régionale.

Il s’agissait d’opposer les intérêts des usagers aux revendications des cheminots en matière d’emploi, de conditions de travail et de rémunération.

Comme pour EDF et France Télécom, la concurrence devait bénéficier aux usagers en matière de tarifs.

La Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) donne un vif aperçu de l’ouverture à la concurrence introduite par une réforme construite sur le mensonge.

Une tarification qui sonne le glas du service public ferroviaire.

Alors que la Direction présente la Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) comme la clé du dédale tarifaire, les usagers vont subir des inégalités et une explosion des prix.

La tarification nationale et les cartes « liberté », « avantage » auront des déclinaisons différentes selon les régions.

Ainsi, pour la même carte « avantage », un usager peut se voir attribuer des tarifs différents pour un trajet régional.

Par exemple, pour un prix d’achat identique de la carte « avantage », les usagers de la Région Nouvelle Aquitaine et ceux du Centre Val De Loire n’auront pas accès aux mêmes réductions.

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Un trajet Chartes/Paris (82 km) passe de 15 à 18 et même de 3.40 à 6.20 euros pour Chartres/Maintenon (18 km).

Bref, un méli-mélo tarifaire qui ajoute à l’opacité et met fin à un modèle où les usagers bénéficiaient des mêmes conditions tarifaires nationales quelle que soit leur région.

D’autant plus que la réduction est calculée sur la base d’un tarif en 1ère classe, alors que le voyage s’effectue en seconde.

Les usagers subissent les premières conséquences tarifaires de l’ouverture à la concurrence que la Direction SNCF et le Gouvernement préparent.

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TRACEO, facteur multiplicateur d’inégalités territoriales !

TRACEO est le nouveau terminal de paiement permettant de traiter sous forme numérique les chèques bancaires, postaux et vacances afin de supprimer les emplois des cheminots des caisses principales.

Seuls les guichets et les gares qui en sont équipés peuvent accepter ces moyens de paiement.

En déployant partiellement TRACEO, la Direction interdit donc aux usagers le paiement par chèques dans les gares ou guichets non équipés.

De plus, ces usagers n’ont plus accès à certains tarifs comme le « Billet Annuel » dont la réduction à 50% est subordonnée au paiement par chèques vacances.

Des cheminots cloués au pilori.

Aux guichets dans les gares ou au téléphone dans les CLD (Centres Lignes Directes), parallèlement à l’allongement des files d’attente ou des temps d’attente, ces inégalités tarifaires font se multiplier les situations explosives.

Sans avoir bénéficié de véritables formations sur la NGT, les cheminots de la vente sont en première ligne face au mécontentement légitime des usagers qui font les frais de la stratégie de la Direction et du Gouvernement.

Le 4 juin 2019,
ENSEMBLE, agissons pour construire l’avenir

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AGIR POUR NE PAS SUBIR !

Tract Unitaire - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail, CFDT Cheminots

Le pacte ferroviaire voté en 2018 a été combattu par les cheminots. Pourquoi ? Car la réforme était mauvaise, tout simplement. Mauvaise pour les usagers, mauvaise pour le service public ferroviaire, mauvaise pour les cheminots.

Quelles étaient les dispositions majeures de ce pacte ?

  • Fin du recrutement au statut
  • Passage en sociétés anonymes
  • Promesse d’une reprise de la dette
  • Restructuration du groupe et filialisation des activités
  • Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur national.

Ces mesures impactent directement les cheminots, dans leur quotidien et leurs métiers. Elles fragilisent l’outil ferroviaire public.

Dix mois après, où en est-on du pacte ferroviaire ?

  • Mise en oeuvre de la Loi : Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi. Des ordonnances et des décrets doivent être promulgués. Or, les promesses de concertation avec les représentants des cheminots ne sont pas tenues.
    Il n’y a donc pas de visibilité sur ce qui attend la SNCF et les cheminots.
    Les engagements financiers du Ministère ne sont pas respectés et des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer.
    La possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé, introduite dans la LOM, en rajoute sur le risque de désintégration du système ferroviaire.
    Il y a urgence à apporter des garanties pour la pérennité de l’entreprise publique, du mode ferroviaire et du service public !
  • Branche ferroviaire : Les négociations à mener sont nombreuses et extrêmement structurantes pour l’avenir du système. La branche doit être le lieu de création de règles sociales de haut niveau qui garantissent qu’il n’y aura pas de dumping social. Le patronat refuse pour l’instant cet objectif, il veut des règles minimales de protection des cheminots et bloque les négociations. Il faut que cela cesse !
  • Nouveau Pacte Social : la loi prévoit la fin du recrutement au statut et la négociation d’un « Nouveau Pacte Social ». Dans l’entreprise, les discussions sont au point mort. Le président Pepy a annoncé son départ, publiant son bilan par voie de presse et par communication aux agents. Les activités font de la surenchère pour imposer leur autonomie, menaçant la dislocation du groupe. Il est urgent que la direction assume ses responsabilités vis-à-vis des cheminots et s’engage dans la négociation du Nouveau Pacte social avec un mandat qui permette de créer des droits nouveaux pour tous les salariés, statutaires et contractuels.

À la SNCF, que se passe-t-il ?

Plus aucune vision commune des activités n’est proposée. Chaque EPIC, chaque activité, pense son avenir sans avoir de logique partagée.

Les conséquences ?

1. Des réorganisations permanentes subies par les cheminots. La lisibilité disparaît et chaque nouveau projet d’organisation amène sans exception à des suppressions de postes. Les réponses apportées aux cheminots qui y sont confrontés consistent avant tout à proposer une sortie de l’entreprise

2. Des métiers mis à mal. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et n’épargnent personne. Pour Mobilité, c’est la digitalisation, la fermeture des guichets et la poursuite de la casse du FRET. Côté Réseau, la sous-traitance s’amplifie au mépris de la sauvegarde de nos savoir-faire et de toute rationalité économique, la saison 2 de Nouvel’R se déploie, en touchant directement les établissements. Enfin, pour l’EPIC de tête, c’est une marche forcée vers l’externalisation des métiers.

3. Des parcours professionnels en berne. En effet, s’il est toujours possible, en théorie, d’avoir des parcours au sein du Groupe Public Ferroviaire la réalité est différente. Quand ce ne sont pas les postes qui sont supprimés, ce sont des blocages de mobilités qui sont imposées. Les emplois deviennent tellement rares que les services refusent de libérer les cheminots qui souhaitent évoluer.

4. Une situation sociale alarmante. Ce sont les cheminots qui l’expriment dans les enquêtes internes. Le malaise est grand et profond. Les cheminots sont fiers de leur travail mais sont défiants vis-à-vis de l’entreprise. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable, et aucune solution crédible n’est apportée. Le mépris est pour l’instant la seule réponse de la Direction.

5. Des augmentations salariales bloquées depuis 4 ans. Aucune hausse générale n’a été accordée et le pouvoir d’achat des salariés est en berne. Pour nos organisations syndicales, une année supplémentaire sans évolution salariale serait inacceptable.

Ne cédons pas. Pour construire notre avenir, il faut agir.

Les négociations en cours dans l’entreprise et dans la branche doivent aboutir pour le 1er janvier 2020.

Pour les fédérations CGT – UNSA ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, il est impératif qu’elles apportent du positif au corps social.

La situation n’est pas inéluctable.

Selon une étude interne de la Direction, 90 % des cheminots auraient participé à au moins une séquence du mouvement de grève de 2018. C’est le sens d’un rejet profond, d’inquiétudes, de critiques et d’exigences réelles. C’est également une perspective de gagner d’autres choix si ces cheminots décident d’agir tous ensemble.

C’est le sens de l’appel unitaire à une manifestation nationale le 4 juin à Paris qui doit permettre à chaque cheminot d’exprimer son ras-le-bol des situations qu’il vit au quotidien et son exigence que les solutions proposées par les organisations syndicales obtiennent des réponses favorables.

Alors que les élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur les services publics dans leurs territoires, que les industriels s’inquiètent de l’avenir de la filière de production de matériel ferroviaire, et que les exigences sociales et environnementales font la une des débats publics, nous devons redoubler de détermination à ne pas laisser détruire nos métiers, notre entreprise, nos conditions de travail et le service que nous rendons à la population.

Le 4 juin 2019, un rassemblement massif des cheminots doit permettre de peser sur les négociations à venir et montrer notre unité et notre solidarité.

Le 4 juin 2019, ENSEMBLE, agissons pour défendre les droits des cheminots et construire l’avenir.

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LES RETRAITÉS MOBILISÉS PARCE QUE CONCERNÉS !

Manifestion nationale unitaire du 4 juin 2019

En juillet 2018, après plusieurs mois d’une lutte inédite, la Fédération CGT des Cheminots écrivait que « rien n’était fini et que tout restait à faire ». Près d’un an après, les effets dévastateurs de la réforme se font déjà durement ressentir ! La bataille doit continuer et s’amplifier avec les retraités directement impactés par cette réforme. Ils le sont également par une détérioration de leurs conditions de vie sans précédent.

Les retraités, sous différentes formes, se sont mobilisés aux côtés des cheminots actifs, montrant les convergences qu’il y avait à lutter ensemble. Avec la réforme du ferroviaire de 2018, c’est le démantèlement du service public ferroviaire qui est en marche, avec l’anéantissement de décennies de conquêtes sociales impactant tous les cheminots actifs et retraités.

Les retraités concernés par la fin des embauches au statut

La réforme prévoit qu’à partir du 1er janvier 2020, il n’y aura plus d’embauches au statut, ce à quoi s’ajoute le fait que les cheminots qui pourraient être transférés et être rattachés au Régime Général, amenant le régime spécial de retraite et de prévoyance à devenir un régime « fermé » au 1er janvier 2020.

Ainsi, les droits statutaires ne seraient plus financés de façon pérenne avec pour effet l’abaissement des droits pour les cheminots qui ne seraient plus intégrés au régime, une menace sur les droits spécifiques des cheminots qui y sont actuellement affiliés actifs et retraités et enfin une menace sur le devenir de la Caisse « outil de gestion » du régime spécial.

A très court terme, le risque serait grand de voir les prestations du régime alignées sur celui de la SECU avec:

• La réduction des remboursements des soins de ville (médecins, paramédical, dentaire, pharmacie…) et d’hospitalisation ;
• La remise en cause des prestations spécifiques pérennes (prestation spécifique d’accompagnement – PSA – prestations différentielles…) ;
• La remise en cause des prestations spécifiques non pérennes (différents forfaits actes lourds, appareillage, frais de transports, forfait journalier hospitalisation…).

Avec pour conséquence l’augmentation du reste à charge pour les malades, l’obligation d’une complémentaire santé dont les cotisations augmenteraient au fur et à mesure du transfert des charges vers celles-ci et ce serait donc très rapidement un alignement des droits avec ceux du Régime Général par une intégration des cheminots retraités à brève échéance.

Salaires et pensions : mêmes attaques, même combat

Depuis plusieurs années, les salaires sont gelés à la SNCF et la Direction pourrait faire de même pour 2019. Comme pour l’ensemble des salariés du public comme du privé, le salaire est de plus en plus remplacé par des éléments de rémunération non soumis à cotisations sociales.

Rappelons que la base du financement de la Sécurité Sociale (dont les retraites) est le salaire socialisé : le financement de la Sécurité Sociale (comme notre régime spécial) repose principalement sur les cotisations sociales assises sur les salaires qui rétribuent la force de travail. Ce ne sont pas des charges mais la part socialisée du salaire entre les salariés pour répondre aux besoins sociaux (santé, retraites,…). Ces dépenses sont donc financées par le travail des salariés comme leur salaire direct.

Les annonces du Président de la République du 25 avril 2019 ne font que confirmer les
précédentes de façon toujours aussi pernicieuse en poursuivant sa politique de démantèlement du salaire et des fondements de la Sécurité Sociale !

Salaires, pensions, actifs, retraités : mêmes revendications, même combat !
Les retraités concernés par la casse du service public

Dans une période où les besoins de mobilité contrainte sont de plus en plus importants avec la casse de tout le secteur public (hôpitaux, Poste, services des impôts…), le service ferroviaire de proximité est menacé, attaqué avec des prévisions de fermetures de lignes et la généralisation de la fermeture des guichets etc. impactant de nombreux retraités.

L’ouverture à la concurrence mise en avant est un leurre !

La concurrence n’existe pas dans le ferroviaire ! C’est une manière de libéraliser totalement le transport ferroviaire au profit de grands monopoles privés à coups de subventions publiques !
Voilà le scandale et la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) va rajouter de nouvelles attaques en donnant la possibilité de confier aux régions la gestion du réseau à d’autres opérateurs.

Tous ensemble, disons clairement « ça suffit ! »
Tous ensemble agissons pour :

• Gagner la revalorisation des pensions directes et de réversion et un retour à l’indexation sur les salaires avec une pension minimale à 1800€ brut mensuel et des suites à la délibération votée au CA de la CPR du 18 décembre 2018 sur la revalorisation des pensions ;
• Le rattrapage des 6 années de quasi-gel des pensions et l’annulation de la hausse de la CSG pour tous les retraités et son abrogation ;
• Gagner le maintien du statut ;
• Gagner l’élargissement de notre régime spécial à l’ensemble de la branche pour
empêcher sa fermeture au 1er janvier 2020 ;
• Défendre l’emploi, les métiers et le service public, avec en perspective de revenir à une attribution directe des conventions TER, TET et aussi des marchés Fret à la SNCF, entreprise de service public ;
• Débloquer de vraies négociations sur la CCN pour interdire le dumping social, gagner de nouveaux droits dans le privé ;
• Arracher les mesures promises sur la re matérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet et la création de permanences de la CPR en proximité pour réellement permettre aux cheminots d’y accéder, et une politique économique de la CPR avec des moyens en adéquation avec les besoins des affiliés ;
• Empêcher les retraites par points au niveau interprofessionnel.

Le mardi 04 juin dans l’unité, actifs et retraités manifesteront à Paris pour exiger satisfaction à leurs revendications !
Rendez-vous à 13h00 Place d’Italie

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MAINTENONS LA PRESSION !

Convention collective : « Restauration ferroviaire » appelant à manifester la 04 juin 2019

En raison de la très forte mobilisation des personnels de la restauration ferroviaire, la décision de la DGT concernant notre affiliation conventionnelle a été reportée de 2 mois, sous réserve que les organisations syndicales déposent à la Direction Générale du Travail tous les éléments démontrant notre appartenance au rail, et non au secteur de la restauration (ce que la CGT a fait).

Rappelons que si nous avons échappé à une convention collective de la restauration de collectivités, c’est uniquement grâce aux mouvements de contestation des 3 dernières années. Pour sa part, la CGT a appelé à la grève et au rassemblement 12 fois depuis l’annonce de la disparition de notre CCN suite à la loi Travail.

Newrest, principal employeur de l’activité, contrairement aux écrits rassurants adressés au personnel, est intervenu auprès du Ministère pour nous faire passer dans la CCN de la restauration collective et ainsi, réduire drastiquement nos acquis.

La SNCF, par le biais du syndicat patronal des transports publics, l’UTP, dont elle représente 90 % des adhérents, joue un double jeu : d’un côté, elle tient des propos rassurants aux organisations syndicales cheminotes et de l’autre, elle ne fait aucune démarche pour nous intégrer.

Poussés par les organisations syndicales cheminotes, les responsables de l’UTP ont déclaré qu’ils ne s’opposeraient pas à notre arrivée. Il faut maintenant que cette déclaration fasse l’objet d’un écrit qui sera transmis au Ministère.

Le 04 juin 2019, l’ensemble des cheminots seront en grève pour contester la politique économique et sociale du Gouvernement, pour le développement du ferroviaire en France. Profitons donc de cette occasion pour obtenir de l’UTP ce courrier, qui aura une forte importance dans la décision du Ministère sur notre CCN d’accueil.

Ce jour-là, l’ensemble du personnel de la restauration ferroviaire doit être en grève et se rassembler devant le siège de l’UTP. Notre avenir dépendra de notre mobilisation et de notre détermination à intégrer la CCN de la Branche du Ferroviaire !

Le mouvement du 25 avril, de par son ampleur sans précédent, a démontré au patronat et au Gouvernement que nous refusons la régression sociale. Le 4 juin, nous exprimerons tous ensemble, notre exigence d’être dans le ferroviaire.

  • Refusons un statut au rabais ;
  • Refusons que nos employeurs puissent s’engraisser davantage en transformant nos métiers en jobs d’étudiant ;
  • Refusons que la SNCF fasse de nouvelles économies sur notre dos ;
  • Refusons que la SNCF sous-traite l’ensemble de l’activité et de ces salariés qui concourent à faire fonctionner l’activité.

Nos métiers sont difficiles : horaires atypiques, pas de week-ends, pas de fêtes en famille, peu de vacances en famille, matériel dégradé et en cas d’inaptitude, c’est la porte. La revendication d’une convention collective de haut niveau et d’un salaire correct est plus que légitime car elle doit compenser les contraintes du métier !

Rien n’est fatal, tout reste possible ! C’est pourquoi la Fédération CGT des Cheminots appelle à participer massivement au rassemblement devant l’UTP puis à la manifestation nationale à Paris le 4 juin prochain !

Ils ont l’argent, nous avons le nombre !

RENDEZ-VOUS DEVANT LE SIÈGE DE L’UTP
LE 04 JUIN 2019 À 11H00
17 RUE D’ANJOU, 75008 PARIS

Des lieux de rendez-vous au départ des gares vous seront donnés ultérieurement et le rassemblement sera suivi d’une manifestation avec les cheminots sous la bannière de la Restauration Ferroviaire.

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OUVRONS LE RÉGIME SPÉCIAL AUX SALARIÉS DE LA BRANCHE FERROVIAIRE

Avenir du régime spécial

Au nom de l’équité, le Gouvernement entend porter un coup fatal aux différents régimes de retraite au profit d’un système unique tirant les droits des salariés vers le bas.
En parallèle, la réforme du ferroviaire de 2018 fragilise le financement du régime spécial des cheminots à Statut.

C’est dans ce contexte, que la CGT cheminots revendique l’ouverture du régime spécial à l’ensemble des salariés de la branche ferroviaire avec le maintien des droits spécifiques liés aux contraintes d’exercice des métiers et à la sécurité ferroviaire.

La manifestation nationale du 4 juin sera l’occasion d’exiger l’ouverture d’une négociation sur cette revendication.

RÉGIME SPÉCIAL, DE QUOI PARLE-T-ON ?

Maintenu lors de la création de la Sécurité Sociale en 1946, le régime spécial de protection sociale est le fruit des luttes des cheminots et comporte un ensemble de dispositions qui repose sur :

La CPRP SNCF, qui sert les droits :

• En matière de maladie, maternité, décès sous la dénomination « régime de prévoyance» ;
• En matière de retraite au « régime de retraite ».

La SNCF, qui met en oeuvre :

• Un Fonds d’Action Sanitaire et Social ;
• Un dispositif de maintien de salaire (en cas d’arrêt maladie) ;
• Une médecine de soins « gratuite ».

Le régime spécial des cheminots est dit « intégré ». Cela signifie que le régime spécial couvre, tant en termes de retraite que de prévoyance, les prestations correspondant au régime de base et à un régime complémentaire.

Le caractère intégré du régime spécial permet aux cheminots du Cadre Permanent de ne pas être contraints de payer une complémentaire-santé, sauf s’ils en font le choix personnel.

Le financement de ce dispositif repose essentiellement sur les cotisations sociales des cheminots actifs au Statut.

Ces cotisations sociales font partie du salaire des cheminots, en tant que contrepartie de leur force de travail.

Or, la loi pour « un nouveau pacte ferroviaire » a ordonné la fin de l’embauche à Statut à compter de janvier 2020 entraînant, de fait, « la fermeture du régime ».

Dans le cadre de la loi telle qu’elle a été votée, 3 « catégories » de salariés composeraient donc la branche du ferroviaire :

1/ Les cheminots des Sociétés Anonymes Mobilités et Réseau, ainsi que ceux de l’EPIC de tête, embauchés au Statut avant le 31.12.2019 :
• Maintien des droits Retraites pour tous les cheminots non-transférés ou transférés dans une entreprise régie par la Convention Collective Nationale de la branche ferroviaire ;
• Maintien des droits Prévoyance, sauf pour ceux transférés.

2/ Les cheminots des SA et EPIC embauchés à partir du 01.01.2020 ainsi que tous les contractuels :
• Affiliation au régime général pour la retraite, la maladie, l’Action sociale, et pas d’accès à la médecine de soins.

3/ Les cheminots des entreprises privées :
• Affiliation au régime général pour la retraite, la maladie, l’Action sociale, et pas d’accès à la médecine de soins.

Quant aux cheminots retraités (et leurs familles), c’est l’ensemble des prestations Maladie, Retraite, Action Sociale qui pourrait être remis en cause, accélérant ainsi le processus d’intégration de ces derniers dans le régime général avec une remise en cause des droits.

Par ailleurs, la remise en cause de l’ensemble du système de retraite français en cours de préparation par le Gouvernement, n’exclut pas la baisse des pensions liquidées afin de « garantir l’équilibre financier » du nouveau système.

CE QUE PROPOSE LA CGT

La Fédération CGT des cheminots revendique une véritable négociation auprès du Gouvernement sur la mise en place d’un régime de protection sociale de la branche du ferroviaire avec 6 exigences :

▪ Les principes de l’élargissement du régime spécial à l’ensemble des salariés couverts par la future CCN de branche ;
▪ Le maintien des prestations actuelles :

• En matière de prévoyance : pour tous les salariés concernés, sur la base du 100 % des tarifs conventionnés (sans complémentaire santé obligatoire) et maintien des prestations spécifiques ;
• En matière de retraite : avec une condition de durée de cotisations (sans complémentaire retraite obligatoire) et maintien des droits spécifiques (âge d’ouverture, 6 derniers mois de salaire, réversion sans condition de ressources…) ;
• Le principe du maintien de salaire en cas de maladie par les employeurs de la branche ferroviaire, tel qu’existant pour les cheminots à Statut ;
• Le maintien de la médecine de soins « gratuite » dans les locaux SNCF, financée par les employeurs ;
• Le maintien d’une action sociale « dite de branche » sur les bases du FASS SNCF (travailleurs sociaux en territoire, établissements spécialisés et prestations spécifiques) financée par les employeurs ;
• Un mécanisme de bonifications permettant le maintien des bonifications actuelles, système qui serait élargi à l’ensemble des métiers à pénibilité avérée.

Au centre de ce dispositif, la CPRP SNCF deviendrait l’outil de gestion du régime obligatoire des salariés de la branche et ne devra en aucun cas être « déconnecté de celui-ci » (pas de gestion par la CPR des prestations du régime général ou de gestion d’une complémentaire santé obligatoire, ce qui représenterait un risque d’explosion de la Sécurité Sociale, en divisant la gestion du régime général par branches professionnelles).

Une négociation doit donc être imposée au Gouvernement afin d’obtenir les décrets qui définiraient les droits et les financements du régime de branche.

L’intervention des cheminots actifs – retraités est indispensable pour que demain, tous les salariés du ferroviaire disposent des mêmes droits en matière de protection sociale.

PAS DE CONCURRENCE SUR LE RAIL ET ENTRE LES SALARIÉS !
LA COUPE EST PLEINE !

MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS
LE 4 JUIN 2019 À PARIS

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FORMATIONS À L’ÉQUIPEMENT : CE N’EST PAS UN DÉTAIL !

FORMATION PROFESSIONNELLE

La formation, dans les métiers de l’Équipement, a toujours tenu une place majeure.
La technicité, tout comme la sécurité des circulations et des personnels, nécessite un important investissement.
Pour la CGT, mettre la formation en péril, c’est jouer avec la sécurité !

La direction est-elle en train de mettre un coup d’arrêt dans la formation professionnelle ? La direction souhaite-t-elle externaliser son outil de formation afin d’en abaisser le coût ?

La direction fait le choix de créer trois « Campus formation » en lieu et place des 21 centres existants. Elle ne nie pas que des sociétés privées spécialisées dans la formation de nos métiers telle Sféris, proposent des formations sur nos coeurs de métiers à des tarifs alléchants, sans que nous n’en connaissions, ni le coût, ni le cahier des charges. Oui, la formation aiguise bien des appétits. Elle représente des enjeux financiers colossaux.

Pour la CGT, les besoins en formation sont conséquents. Pour chaque cheminot de l’Équipement, un réel suivi de la formation doit être réalisé. Les formations nouvel emploi et perfectionnement doivent se tenir.

L’apprentissage et le perfectionnement sont indispensables à la bonne maîtrise de nos métiers. Vidés de leur contenu, ou mal dispensés ces derniers mettraient en danger, les cheminots, les usagers et les matières transportées.

LA FORMATION : UN ENJEU D’AVENIR !

La formation doit rester un droit dans la vie professionnelle du cheminot. Elle ne doit pas être subie, comme une charge mentale supplémentaire, la peur d’une suspension d’habilitation.

Pour la CGT, chaque cheminot doit bénéficier d’une formation adaptée et d’une rémunération correspondant à sa responsabilité et à son travail.

Il y a également une forte alerte sur la dégradation des conditions de travail des formateurs. La direction fait la sourde oreille. Cela ne peut pas durer !

Les compétences étant au centre du fonctionnement et de la conception même du système ferroviaire, les savoir-faire et leur transmission constituent un enjeu majeur pour un transport de voyageurs et de marchandises qui ne peut souffrir d’aucun écart, notamment en matière de sécurité et de maîtrise technique.

Le Président Jeantet implore toujours et encore plus de sous-traitance.

Pour la CGT, la sous-traitance à outrance est un fléau ! C’est une privatisation en cours des métiers de l’Équipement !

La CGT appelle les cheminots à se réunir partout et à répondre présent aux heures d’informations syndicales, ou tournées syndicales organisées par la CGT sur l’ensemble du territoire.

D’ores et déjà, la Fédération CGT appelle les cheminots de l’Équipement à se mobiliser massivement le 4 juin prochain dans le cadre de la manifestation nationale à Paris !
LA COUPE EST PLEINE !

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UNE DIRECTION HORS-SOL !

La direction de la SNCF a organisé, le 18 avril 2019, une table ronde afin d’élaborer un accord de méthode pour cadrer les futures négociations qui doivent s’ouvrir dans le courant de l’année 2019.

Les organisations syndicales représentatives du GPF s’y sont rendues. Elles ont chacune mis en avant le contexte dégradé dans l’entreprise, notamment au regard de l’accélération des restructurations locales, la casse réalisée sur l’emploi, les pressions exercées au quotidien, la discrimination et la répression antisyndicales.

Les fédérations syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, sont disponibles pour que de véritables négociations s’ouvrent dans le GPF dans le seul objectif de gagner de nouveaux droits pour tous les cheminots.

Force est de constater que la direction du GPF, les directions d’activités, déroulent leurs stratégies à coups de centaines de suppressions d’emplois, sans jamais écouter les revendications des cheminots portées par les organisations syndicales.

Guidée par un Gouvernement autoritaire, la logique de passage en force prédomine au détriment d’un dialogue social à même d’apporter des améliorations dans le quotidien des cheminots.

Près d’un an après le vote de la loi dite « nouveau pacte ferroviaire », les organisations syndicales représentatives du GPF qui, avec d’autres forces, ont lutté pour une autre réforme du ferroviaire, observent que leurs analyses durant le conflit de 2018 étaient justes et lucides au regard des conséquences sociales pour les cheminots et de la situation dans l’entreprise (destruction des métiers et condamnation des parcours professionnels, avenir des « petites lignes »).

Elles constatent que si l’atmosphère globale est relativement sombre, que les cheminots ne croient plus dans les conceptions de la direction, il n’en demeure pas moins que les cheminots n’abdiquent pas et, de plus en plus, relèvent la tête.

C’est en ce sens que les fédérations syndicales cheminotes CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT appellent les cheminots actifs et retraités à participer massivement à la manifestation qu’elles organisent le 04 juin prochain à Paris.

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4 JUIN 2019 : LA MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS !

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait à faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer.
La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Comme prévu, la loi du 27 juin 2018, votée sur des mensonges et construite sur le seul dogme de l’ouverture à la concurrence, confirme ce que nous continuons de combattre : l’atomisation du service public ferroviaire.

Le Gouvernement déroule les décrets et ordonnances qui ne répondent qu’aux intérêts et aux attentes patronales.

Résultat : les annonces de fermeture de gares, voire de lignes se succèdent avec, à chaque fois, des réactions fortes des usagers et des cheminots.

Quand une loi est mauvaise et contraire à l’intérêt général, il faut la changer.

L’arsenal législatif existant le permet.

D’ailleurs, il aura suffi d’un seul amendement déposé par le Gouvernement pour modifier la loi sur les 80 km/h, que celui-ci avait fait voter quelques mois auparavant !

L’ouverture à la concurrence est, quant à elle, un leurre.

Son efficacité prétendue n’a jamais été démontrée. Elle n’est pas obligatoire. Elle dépend d’un choix politique que nous devons combattre pour le faire changer.

Pourtant, c’est l’ouverture à la concurrence qui justifie aujourd’hui la modification du statut juridique de l’entreprise, la fin des recrutements au Statut, la casse massive de l’emploi cheminot, le rabougrissement de l’offre ferroviaire, l’abandon de dessertes de villes moyennes, pour ne citer que ces exemples.

La Loi d’Orientation sur les Mobilités (LOM) vient, quant à elle, rajouter de nouvelles attaques en donnant la possibilité de confier la gestion du réseau à d’autres opérateurs ou aux régions.

À LA SNCF

Le président de la SNCF qui « aime les guichets, les gares », agit comme un marteau-pilon, il casse, écrase et détruit quitte à faire en sorte que la SNCF n’ait plus les moyens humains et matériels de répondre aux éventuels « appels d’offres ».

Il procède au démantèlement méthodique de l’entreprise publique, à l’instar de ces patrons qui vident leur société en une nuit, laissant leurs salariés sur le pas de la porte. « Après moi le déluge ! ».

Plus de 2 000 emplois supprimés en 2019, dont 900 sur la vente, restructurations en pagaille, 120 gares menacées de fermeture, 56 lignes…

La direction SNCF porte donc une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

CCN

De nombreuses réunions de négociations ont eu lieu depuis septembre 2018. Elles démontrent que le patronat ferroviaire fait tout pour avoir une CCN de bas niveau afin de favoriser la concurrence par le dumping social. Sur 487 métiers recensés par la CGT dans l’entreprise SNCF, le patronat ne voudrait en définir que 48 ! C’est la polyvalence maximale ! On est loin des intentions affichées par le Gouvernement d’un « cadre social » de haut niveau !

Du rapport de forces que nous seronrapport de forces que nous seron capables de recapables de reconstruire ensemble dépendra notre capacité à réorienter les choix du Gouvernement et de la direction.

ENSEMBLE :

• Gagnons le maintien du Statut et arrachons un cadre contractuel identique en partant des contraintes du système ferroviaire (sécurité, continuité, adaptabilité, attractivité) ;
• Gagnons l’élargissement de notre régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire pour empêcher sa fermeture au 1er janvier 2020 ;
• Défendons l’emploi, les métiers et le service public, avec en perspective de revenir à une attribution directe des conventions TER, TET et aussi des marchés FRET à la SNCF, entreprise publique de service public ;
• Gagnons une organisation de la production qui assure la sécurité, de bonnes conditions de travail et une réponse de qualité aux besoins des usagers ;
• Débloquons de vraies négociations sur la CCN pour interdire le dumping social, gagnons de nouveaux droits dans le privé et rouvrons tous les volets déjà écrits ;
• Gagnons des salaires et pensions qui permettent de vivre dignement ;
• Arrachons les mesures promises sur la re-matérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet, la création de permanences de la CPRP en proximité pour réellement permettre aux cheminots d’y accéder ;
• Empêchons les retraites par points au niveau interprofessionnel.

C’est pourquoi, la fédération CGT des Cheminots a décidé d’organiser une manifestation nationale des cheminots actifs et retraités le 4 juin 2019 à Paris.

A l’heure où s’écrivent ces lignes, les Fédérations UNSA, SUD-Rail, CFDT, ont fait savoir qu’elles rejoignaient aussi cet appel national à manifester.

Pas de concurrence sur le rail ! Pas de concurrence entre salariés !

La coupe est pleine !

La Fédération CGT appelle donc les cheminots, les comités de défense, les associations d’usagers à se mobiliser massivement le 4 juin prochain, pour le maintien et le développement de la SNCF, entreprise publique, unique et intégrée !

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En vidéo

LA COUPE EST PLEINE ! FAISONS LA DÉBORDER LE 4 JUIN 2019 !

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